Potentiel d'amélioration pour les "civic tech" en Suisse

mercredi, 29.01.2020

Les technologies civiques revêtent de multiples formes en Suisse, mais les contributions exprimées par les outils numériques sont encore trop peu intégrées dans les prises de décision des dirigeants, selon une enquête de l'EPFL.

De gauche à droite, Guillaume Drevon, Vincent Kaufmann et Armelle Hausser du Laboratoire de sociologie urbaine de l'EPFL. (Alain Herzog / EPFL)

Les technologies civiques sont de plus en plus utilisées en Suisse pour nourrir le débat démocratique. Reste que les contributions des citoyens exprimées via ces outils numériques comptent encore peu dans les prises de décision des dirigeants, montre une enquête de l'EPFL.

Les technologies civiques - ou civic tech - revêtent de multiples formes en Suisse, a constaté le Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR) de l'EPLF, qui a publié mercredi son premier baromètre sur le phénomène. Sites web, blogs, réseaux sociaux ou données en libre accès sont régulièrement utilisés.

Si certains outils servent surtout à informer les citoyens, d'autres leur permettent de contribuer directement au débat. Les auteurs de l'enquête mentionnent les exemples de "Decidim" ou "der digitale Dorfplatz" parmi les plateformes les plus collaboratives utilisées en Suisse.

Les technologiques civiques touchent tous les domaines, mais principalement les questions liées à l'urbanisme et à l'aménagement. Quant aux initiatives de lancer une telle démarche, elles viennent surtout des organes exécutifs des collectivités, "et indépendamment des obligations légales", a relevé le LaSUR.

Moyens limités

Les moyens consacrés à ces démarches participatives demeurent toutefois encore limités au sein des collectivités. "Il s'agit d'un domaine où les métiers restent à imaginer et les compétences à définir", a remarqué la responsable de l'enquête Armelle Hausser, citée dans le communiqué.

Les collectivités interrogées disent pourtant avoir de nombreuses attentes en matière de technologies civiques "pour informer les citoyens, recueillir les avis, renforcer la transparence, favoriser la production d'informations auprès des citoyens, susciter l'adhésion populaire", a recensé le LaSUR.

L'enquête a aussi mis en évidence que les contributions des civic tech étaient "encore trop peu intégrées dans la prise de décision finale des collectivités publiques suisses." Un nouveau baromètre, prévu pour l'automne prochain, permettra d'en savoir plus sur l'impact actuel de ces outils. (ats)






 
 

AGEFI




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