Philip Morris pourrait supprimer 350 postes en Suisse

mardi, 24.12.2019

Plusieurs centaines de postes pourraient être supprimés chez Philip Morris à Lausanne et à Neuchâtel l'année prochaine.

Les employés de Philip Morris ont appris dans un courriel de leur directeur général que des licenciements seront prononcés et des postes transférés à l'étranger. (Keystone)

Le cigarettier Philip Morris prévoit de restructurer ses activités l'année prochaine avec, pour conséquence, la suppression de 350 postes à Neuchâtel et Lausanne, ont indiqué mardi plusieurs médias romands.

Selon le journal 24 Heures, les employés du groupe américain ont appris dans un courriel de leur directeur général André Calantzopoulos que des licenciements seront prononcés et des postes transférés à l'étranger.

L'ensemble du département des finances pourrait être transféré en Pologne, pays à bas coûts salariaux, où le groupe a déjà commencé à développer des activités.

Interrogée par la RTS, la secrétaire régionale du syndicat Unia à Neuchâtel, Catherine Laubscher, a précisé que "ce n'est pas le site de production qui est visé, mais plutôt Philip Morris International (PMI), actif notamment dans la recherche et le développement".

Selon la syndicaliste, "des personnes travaillant à PMI ont reçu l'information selon laquelle 350 postes pourraient disparaître prochainement entre Neuchâtel et Lausanne".

Contacté par l'agence Keystone-ats, le service de presse du cigarettier a indiqué que le groupe se trouve dans un processus de transformation "pour faire face à (ses) ambitions d'un monde sans fumée".

"Nous évaluons maintenant la meilleure organisation pour nos fonctions centrales, pour être sûr de faire face à nos nouveaux défis", a-t-il précisé dans un courriel, ajoutant toutefois ne pas savoir "combien de positions seront éliminées ou localisées ailleurs".

Contacté par AWP, le service de communication de la filiale helvétique de la multinationale américaine était injoignable mardi matin.

Philip Morris International (PMI) est présent en Suisse depuis 1957 et emploie plus de 3000 personnes sur ses sites de Lausanne, Neuchâtel et Zurich.

Ces dernières années, le cigarettier s'est concentré sur le développement du système de tabac à chauffer Iqos, présenté comme un substitut à la cigarette traditionnelle. Ce dernier rencontre un écho grandissant en Suisse. Le nombre d'adeptes a doublé sur les douze derniers mois pour atteindre près de 100'000 personnes.

En 2017, les divers substituts à la cigarette ont représenté 13% du chiffre d'affaires mondial de PMI. Cette part devrait atteindre 38% en 2025, avait indiqué le cigarettier à AWP il y a un peu plus d'un an. (awp)






 
 

AGEFI




...