Plus d'un contribuable sur trois manque le délai pour sa déclaration d'impôt

lundi, 12.06.2017

Un bon tiers des contribuables ne rend pas sa déclaration d'impôt dans le délai imparti par les autorités fiscales en Suisse. Parmi les motifs évoqués par les sondés récalcitrants, 18% ont indiqué le "manque d'envie" ou la procrastination.

Un bon tiers des contribuables ne rend pas sa déclaration d'impôt dans le délai imparti par les autorités fiscales. Parmi les motifs évoqués par les sondés récalcitrants, 18% ont indiqué le "manque d'envie" ou la procrastination.

Un bon tiers des contribuables helvétiques (37%) ne rend pas sa déclaration d'impôt dans le délai imparti par les autorités fiscales. Sur cette part, un tiers a également omis de faire usage de la possibilité de prolonger le délais, ce qui signifie "qu'environ un contribuable sur dix n'entreprend strictement rien afin de fournir à l'État les informations nécessaires au calcul de l'impôt", conclut un sondage en ligne publié lundi par comparis.ch.

Parmi les motifs évoqués par les sondés récalcitrants, 18% ont indiqué le "manque d'envie" ou la procrastination, 13% l'absence de documents, 12% le manque de temps et 5% la complexité excessive, précisent les auteurs de l'enquête, menée en avril auprès de quelque 1200 utilisateurs du comparateur en ligne.

Près d'un contribuable sur quatre a recours à une forme d'aide pour remplir sa déclaration. La plupart s'adresse à un conseiller fiscal (16%), le reste se tournant vers la famille ou les amis (7%). "Divulguer sa propre situation financière à la famille et aux amis revient souvent à briser un tabou", explique Marc Parmentier, expert Banques de comparis.ch.

Il rappelle que "même les déclarations d'impôt les plus simples réservent souvent des opportunités de déductions", et qu'un conseil prodigué par un expert permet d'optimiser la charge fiscale sur plusieurs années.

Revenant sur les modalités de perception de l'impôt, le modèle de l'imposition à la source "semble pour l'heure ne pas trouver de majorité en Suisse", en raison de la résistance à un trop grand interventionnisme étatique et de l'ancrage du "mantra de la bonne morale fiscale et de la responsabilité personnelle".
Selon l'étude, les Suisses seraient plus réticents à l'idée de voir l'État piocher directement dans leur salaire qu'aux contraintes liées au fait de remplir une déclaration d'impôts.(awp)



 

 
 



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