Le streaming forfaitaire toujours plus populaire chez les jeunes

vendredi, 09.11.2018

Plus de la moitié des jeunes Suisses disposent d'un accès illimité aux films, à la musique ou aux jeux grâce au streaming forfaitaire. Au niveau des réseaux sociaux, Facebook perd de l'importance, selon une étude.

Plus de la moitié des ménages possède un abonnement de streaming vidéo ou musical.

Un tiers des jeunes disposent d'un abonnement personnel de streaming vidéo ou musical, comme Netflix ou Spotify (33% pour la vidéo et 35% pour la musique), relève la dernière étude James de la haute école zurichoise ZHAW et de Swisscom. Le nombre de ces deux types d'abonnement a plus que doublé au cours des deux dernières années.

Plus de la moitié des ménages possède un abonnement de streaming vidéo ou musical. Près d'un quart d'entre eux dispose par ailleurs d'un abonnement forfaitaire aux jeux, permettant une utilisation illimitée.

"Ces dernières années, les habitudes des jeunes avaient avant tout évolué en raison de la généralisation du smartphone. Désormais, les services de streaming musical et vidéo jouent un rôle majeur", explique Daniel Süss, chercheur et directeur d'études à la ZHAW.

Le streaming influe également sur les préférences des jeunes. Ainsi, la série la plus appréciée est par exemple "La casa de papel" sur Netflix. Ce portail diffuse sept des dix séries les plus populaires.

Les consoles de jeux portables perdent en importance, au détriment des jeux sur téléphone mobile ou tablette. La possession de postes radio, lecteurs DVD ou MP3 recule également.

Recul des SMS et de Facebook

En matière de communication, 99% des 12-19 ans possèdent un téléphone mobile personnel, qu'ils utilisent environ deux heures et demie par jour, essentiellement pour communiquer via des messageries. L'application la plus populaire est Instagram, suivie de WhatsApp et de Snapchat.

Le mobile est principalement utilisé pour écouter de la musique (89%), surfer sur internet (89%), consulter les réseaux sociaux (88%) ou regarder des vidéos (82%). Les communications téléphoniques traditionnelles ont stagné à 70% et l'envoi de SMS a chuté à 49%, contre 93% en 2012.

Les jeunes Suisses sont 94% à posséder un compte sur au moins un réseau social, même si environ un cinquième de ces comptes n'est pas utilisé activement. Presque toutes les personnes interrogées disposent d'un compte Instagram (87%) ou Snapchat (86%), utilisés plusieurs fois par jour par la majorité.

Avec 52% d'utilisation, Facebook a en revanche perdu des plumes. Alors qu'en 2014, près de quatre cinquièmes des jeunes consultaient ce réseau social au moins plusieurs fois par semaine, ils ne sont plus qu'un cinquième actuellement. Son utilisation régulière tend toutefois à progresser avec l'âge.

Temps passé en ligne constant

Le temps passé sur internet est globalement resté constant depuis 2016 et s'élève à deux heures et demie. Lorsqu'ils sont connectés, les jeunes consultent régulièrement les réseaux sociaux et les portails vidéo comme YouTube à des fins de divertissement.

Le visionnement de vidéos augmente (plusieurs fois par semaine pour 85% des sondés), au détriment de la télévision (69%). Les moteurs de recherche comme Google sont les plus utilisés pour s'informer sur internet. La lecture des journaux continue de reculer, que ce soit en ligne (18%), en version papier via des journaux gratuits (21%), ou par des journaux à abonnement (11%).

Dans les loisirs non médiatiques, les activités familiales, au moins plusieurs fois par semaine, sont plus fréquentes qu'en 2010 (27% contre 16%). Elles se font toutefois au détriment des rencontres entre amis (70% contre 81%).

Phénomène de "cybergrooming"

En Suisse, un tiers des jeunes ont déjà été approchés en ligne par un inconnu ayant des intentions sexuelles indésirables. C'est le cas de près de la moitié des 18-19 ans (43%), mais les 12-13 ans sont aussi concernés. Ce phénomène appelé "cybergrooming" s'est développé de manière significative ces quatre dernières années (30% en 2018 contre 19% en 2014).

En revanche, le cyber-harcèlement est resté plus ou moins stable depuis 2010, avec près d'un quart des sondés (23%) en ayant été victimes. Près de la moitié des jeunes ont par ailleurs déjà rencontré une personne dont ils avaient fait la connaissance sur internet (42%).

L'étude James 2018 a été menée pour la cinquième fois depuis 2010. Près de 1000 jeunes de 12 à 19 ans, issus des trois grandes régions linguistiques, ont été interrogés sur leur utilisation des médias.(ats)






 
 

AGEFI



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