La pandémie, prétexte pour entraver le travail des journalistes

vendredi, 01.05.2020

Plus de 50 journalistes tués depuis le début de la pandémie. Pour l’association Presse Emblème Campagne, le Covid-19 est utilisée comme prétexte par certains gouvernements pour réprimer les libertés fondamentales.

A Santiago, une journaliste informe sur les mesures de quarantaine obligatoire décrétée pour le centre-ville de la capitale chilienne. Selon Presse Emblème Campagne, la contribution des travailleurs des médias est essentielle aux citoyens dans la crise actuelle. (Keystone)

Plus de 50 journalistes de 23 pays ont été tués depuis début mars par le coronavirus, selon l'ONG genevoise Presse Emblème Campagne (PEC). Celle-ci a dénoncé vendredi les nombreuses violations depuis le début de la pandémie, à deux jours de la Journée mondiale de la liberté de la presse. La protection pour les médias a souvent été insuffisante, selon l'ONG. Elle cible la fermeture de sites internet, des détentions arbitraires de journalistes, des attaques physiques et verbales ou encore des législations d'exception réduisant la liberté des travailleurs des médias.

«La lutte contre le coronavirus est utilisée comme prétexte par certains gouvernements pour réprimer» les libertés fondamentales, a déclaré le secrétaire général de la PEC Blaise Lempen. «Nous condamnons ces violations excessives injustifiées». Et de relever la contribution importante des travailleurs des médias pour les citoyens dans la crise actuelle. Or, dans plusieurs pays, la distanciation physique, le port de masques, les recommandations d'hygiène et les quarantaines n'ont pas été appliqués, surtout au début de l'épidémie, déplore l'ONG.

En revanche, le nombre de journalistes tués dans des zones de conflit et de violences a continué de diminuer. En quatre mois, celui-ci a atteint 18, contre 20 sur la même période l'année dernière et 46 en 2018. Et la PEC réitère son appel aux autorités britanniques à libérer le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Elle cible le refus de quelques Etats de libérer des journalistes emprisonnés, alors que la propagation est importante dans les centres de détention. (ATS)

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AGEFI



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