Pas encore d'accord sur les gilets pare-balles

mardi, 30.10.2018

La commission de la sécurité politique du National et le Conseil des Etats n'ont pas encore réussi à trouver un accord sur les gilets pare-balle.

Le Conseil fédéral demande 377 millions pour un nouveau système d'habillement et d'équipement modulaire destiné à la troupe. (keystone)

La nécessité d'équiper les 100'000 militaires de nouveaux gilets de protection divise encore les esprits. Une courte majorité de la commission de la sécurité politique du National refuse le compromis du Conseil des Etats, ont indiqué mardi les services du Parlement.

Le Conseil fédéral demande 377 millions pour un nouveau système d'habillement et d'équipement modulaire destiné à la troupe. Le nouveau système coûte environ 3000 francs par personne, près de la moitié de la somme servant à la protection corporelle balistique (gilets de protection).

Ce gilet existe en deux variantes, l'une d'une surface réduite pour les engagements au combat nécessitant une grande mobilité, l'autre avec une surface de protection maximale utilisée pour les missions de surveillance. Il devrait être distribué à la troupe dès 2022 pour une durée d'utilisation de 25 ans.

Couper en deux

La Chambre des cantons avait toutefois émis des doutes, une partie de cet équipement risquant de ne pas être utilisé. Elle avait proposé dans un premier temps de couper en deux la part du crédit destinée aux gilets et de la ramener à 99,6 millions. Ce concept a le soutien d'une minorité de la commission du National.

Selon elle, aucun scénario de menace réaliste ne justifierait que l'ensemble de la troupe soit simultanément équipée d'une protection corporelle balistique. De plus, elle estime que les gilets de protection font partie du matériel de corps qui n'est distribué que lors de l'engagement.

Réserve de roulement

Par 16 voix contre 9, la commission a rejeté ce concept. Par 13 voix contre 12, elle propose également au plénum de refuser le compromis lancé entretemps par les sénateurs. Ces derniers souhaitent désormais ne débloquer que 170 millions aux lieux des 199,2 millions demandés pour les gilets pare-balles. Cela reviendrait à renoncer à la réserve de roulement de 15'000 équipements de protection.

Pour la majorité de la commission, il faut respecter le principe de l'équipement complet et de garantir la plus grande flexibilité dans l'utilisation des gilets de protection. D'autant plus que la dernière réforme a encore réduit les effectifs de l'armée et que, en cas de crise, il serait pratiquement impossible de se procurer de nouveaux gilets. (ats)






 
 

AGEFI



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