ABB: embellie de la demande et la rentabilité au deuxième trimestre

Jeudi, 19 juillet 2018

Le conglomérat d'ingénierie ABB a enregistré au deuxième partiel un chiffre d'affaires en hausse de 5% à 8,89 milliards de dollars, porté notamment par des effets de changes positifs.

Les entrées de commandes d'ABB ont bondi de 14% à 9,48 milliards portant le chiffre d'affaires du conglomérat d'ingénierie à 8,89 milliards de dollars.  Le groupe zurichois a notamment amélioré sa rentabilité avec un excédent d'exploitation (Ebita) de 1,17 milliard de dollars, en hausse de 12%. Le bénéfice net...

Leonteq: le bénéfice net semestriel s'envole

Jeudi, 19 juillet 2018

Le spécialiste de produits structurés Leonteq a enregistré une nette hausse des résultats semestriels. Le groupe zurichois compter plus que doubler son produit d'exploitation à moyen terme.

Au vu de la nette hausse de ses résultats semestriels, le groupe zurichois Leonteq compte plus que doubler son produit d'exploitation à moyen terme.

Le produit d'exploitation a augmenté de plus d'un tiers (+36%) à 136,1 millions de francs, tandis que les charges ont pris 3% à 95,7 millions. Le bénéfice net a été...

Un très bon semestre pour les exportations horlogères

Jeudi, 19 juillet 2018

Les exportations horlogères suisses ont augmenté en juin de 11,8% sur un an à 1,9 milliard, une valeur supérieure à la moyenne des mois précédents, annonce jeudi la Fédération horlogère suisse.

En un an, les exportations horlogères ont fait un bond de 11,6%, atteignant la valeur supérieur à la moyenne des mois précédents de 1,9 milliard. 

Sur les six premiers mois, les ventes du secteur horloger à l'étranger ont pris 10,5% à 10,5 milliards. Cette valeur n'avait pas été atteinte depuis 2015....

«De nombreux supports techniques ont été cassés. Ils ne seront pas faciles à reconstruire»

mardi, 06.02.2018

Opinions. L'Agefi a recueilli les avis de la communauté financière romande sur les secousses actuelles sur les marchés financiers.

Fernando Martins da Silva*

«Il y a encore un potentiel d’appréciation, mais il est plus limité et plus volatil qu’il ne l’était l’an dernier. »

La baisse sur les marchés n’est-elle qu’un feu de paille ou annonce-t-elle l’entrée dans une période baissière plus longue?

Les fondamentaux restent positifs même s’ils sont moins parfaits qu’ils ne l’étaient l’an dernier. La reprise économique devrait se poursuivre; les taux d’intérêt et l’inflation devraient progresser sans devenir excessivement inquiétants, du moins au premier semestre.

S’agit-t-il d’une correction par rapport aux valorisations exigeantes, ou est-ce qu’il y a toujours du potentiel d’appréciation?

Il peut s’agir, oui, d’une correction par rapport aux valorisations exigeantes dans la mesure où elle reflète un excès d’optimisme. Les investisseurs sont fortement investis, ces positions acheteuses ont accentué le côté rationnel du recul qui provient des craintes de reprise plus marquée que prévu de l’inflation. Il y a encore un potentiel d’appréciation, mais il est plus limité et plus volatil qu’il ne l’était l’an dernier.

Que penser des craintes d’inflation qui font leur grand retour? Doit-on redouter une hausse de taux par la FED plus rapide qu’anticipée?

Retour de l’inflation oui, mais pas grand retour de l’inflation. Ces craintes du marché relèvent aussi du fait que les investisseurs n’étaient pas au diapason de la Fed. Le marché se montrait globalement plus conservateur et ne comptait pas avec trois hausses de taux cette année et trois autres l’an prochain.

L’Europe pourra-t-elle créer une différence positive par rapport aux Etats-Unis, ou subira-t-elle les mêmes mouvements en même temps? Le marché suisse pourra-t-il faire valoir ses qualités défensives?

Les actions américaines ont bénéficié d’une croissance plus forte des bénéfices et de la réforme de la fiscalité de l’administration Trump, alors que les entreprises européennes devaient compter avec un renforcement de l’euro. Il y a donc un léger décalage entre l’évolution des marchés américains et européens.

Le marché suisse peut dans une certaine mesure profiter de son aspect défensif. Mais à plus longue échéance, il reste limité par le fait que, dans cette phase du cycle économique, sont recherchés les titres sensibles à la conjoncture, donc plus cycliques que ne l’est globalement le marché suisse.

Peut-on déjà considérer que cet épisode offre de bons points d'entrées sur certaines catégories d'actifs?

Cette baisse constitue un premier point d’entrée significatif depuis 2016, mais il n’est pas LE point d’entrée, car le marché est encore à la merci d’effets de levier. Par ailleurs, de nombreux supports techniques ont été cassés et ne seront pas faciles à reconstruire.

*Directeur de la Politique de placement, BCV

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