Oncologie: un nouvel espoir

mardi, 19.02.2019

Rudi Van den Eynde*

Rudi Van den Eynde

La lutte contre le cancer a pris une nouvelle tournure. Les progrès scientifiques, thérapeutiques, techniques et technologiques sont exponentiels. Ils auront un impact significatif sur la détection, la prise en charge et le traitement plus personnalisés de la maladie, notamment grâce à un meilleur usage des données de santé et de l’intelligence artificielle.

Selon les projections de l’International Agency for Research on Cancer (IARC), le cancer était la deuxième cause de mortalité dans le monde en 2018, avec 9,6 millions de décès imputables aux différentes formes de la maladie**. Le nombre d’années de vie gagnées progresse inexorablement: 43,8 millions personnes sont toujours en vie, cinq ans après le diagnostic d’un cancer.

Selon IQVIA***, cabinet de conseil international spécialisé dans les données de santé, le marché de l’oncologie sera le principal moteur de la croissance pharmaceutique mondiale d’ici à 2021, avec un taux de croissance annuel moyen compris entre 6 et 9 %. Malgré des prix élevés, les immunothérapies et les thérapies géniques devraient être des segments particulièrement dynamiques, comme en témoignent les premiers résultats des CAR T-cells et les exemples du Kymriah et du Yescarta, commercialisés aux Etats-Unis depuis 2017.
Le marché de l’oncologie sera alimenté par une R&D fertile. Selon IQVIA, 631 molécules se trouvaient en phase avancée de développement clinique en 2016 et 544 laboratoires avaient misé sur ce domaine thérapeutique.

Dans le domaine du cancer, l’accompagnement des projets de recherche académiques sera un enjeu fort, au même titre que le soutien financier apporté aux entreprises de biotechnologie. Nombre d’entre elles ont été rachetées à prix d’or par certains groupes pharmaceutiques. De ce point de vue, le Nasdaq est un formidable tremplin pour l’innovation. L’Europe est également un territoire dynamique,  la réussite de certaines biotech, à l’instar de la société belge arGEN-X, dont la capitalisation boursière atteint trois milliards d’euros, en est la preuve.

Les autorités de régulation mettent actuellement au point des mécanismes plus dynamiques pour accélérer la mise à disposition des traitements innovants, aux niveaux national et transnational. Le cancer est aujourd’hui devenu priorité de santé publique. Les Etats sont à pied d’œuvre pour absorber le poids financier de l’innovation thérapeutique.

Plus précis et plus ciblés, les nouveaux traitements du cancer annoncent les perspectives d’une médecine novatrice, plus personnalisée mais aussi plus efficace. L’arsenal thérapeutique sera renforcé pour améliorer la prise en charge, notamment en matière d’accompagnement et de suivi.. La révolution numérique  va permettre de relier tous les acteurs de l’hôpital, de la ville et du secteur médico-social, dans le cadre d’un parcours de soins mieux coordonné..

L’implication de nouveaux acteurs comme les GAFA permettront notamment d’améliorer la précocité et la pertinence du diagnostic, mais aussi le «profilage» de la tumeur grâce au traitement des données et de lA. Elles contribueront à mettre au point de nouvelles armes technologiques, plus efficaces et plus précises. Très impliqué dans la démarche RSE, Candriam apporte tout son soutien à cette cause, en reversant 10% des frais de gestion perçus par le Candriam Equities L Oncology Impact aux principaux instituts européens dédiés à la recherche en oncologie.

*Head of Thematic Global Equity Candriam

(**) L’analyse s’appuie sur la base de données Globocan. Elle porte sur 185 pays et 36 types
de cancers.
(***) «Intelligence 360», IQVIA, mars 2018.






 
 

AGEFI



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