Votations fédérales: vers un non à l'initiative UDC

mercredi, 14.11.2018

On s'achemine vers un rejet de l'initiative UDC pour l'autodétermination et un oui à la surveillance des assurés. En revanche, les sondés se montrent plus indécis sur les vaches à cornes.

L'initiative contre les juges étrangers serait rejetée par environ 60% des votants. (Keystone)

Selon les deux enquêtes de gfs.bern et Tamedia publiées mercredi, l'initiative contre les juges étrangers serait rejetée par environ 60% des votants. La surveillance des assurés passerait elle facilement la rampe. Quant à l'initiative d'Armin Capaul sur les vaches, Tamedia la donne perdante à 52%, tandis que pour gfs.bern, le oui et le non sont aux coude à coude. Les Suisses votent le 25 novembre.

Donnée encore victorieuse fin octobre, l'initiative sur les vaches à cornes ne remporterait plus de majorité. gfs.bern lui accorde 49% de oui contre 46% de non. Le rejet de l'initiative devrait se renforcer. Cependant, il n'est pas non plus exclu que le oui progresse et suffise à faire accepter le texte, poursuit l'institut.

Globalement, 57% des personnes interrogées sont plus favorables aux arguments du oui que du non. Les partisans du PDC et du PLR sont majoritairement contre le texte. Mais les arguments des initiants, modestes en terme d'exigences et favorables au bien-être animal, font mouche auprès de l'électorat UDC, Vert, PS et indépendant.

Autodétermination: opinions faites

Quant à l'initiative UDC pour l'autodétermination, un rejet paraît le scénario le plus probable, selon gfs.bern: le non l'emporte par 61% (58% pour Tamedia), le oui recueille 37% (40% pour Tamedia) et les indécis se situent à 2%. La campagne ayant démarré tôt, la formation de l'opinion et la tendance vers le non sont avancées.

Les opposants invoquent le plus souvent la mise en danger des relations internationales. Les efforts de l'UDC pour s'adresser à des groupes de citoyens au-delà de leur propre parti n'a que partiellement réussi, écrit gfs.bern. Les Romands montreraient plus d'opposition (62%) que les Alémaniques (55%) et les Tessinois (40%), selon Tamedia.

Vers une surveillance des assurés

La loi sur la surveillance des assurés continue de surfer sur la vague du succès. La tendance pour le oui s'est même renforcée. Les deux instituts de sondage diffèrent sur les chiffres mais pas sur le constat final. Selon Tamedia, la part de oui ou plutôt oui s'établit à 67% contre 32% de non ou plutôt non. Pour gsf.bern, 59% des personnes interrogées auraient voté pour ou plutôt pour, contre 38% qui s'y seraient opposées.

Le projet de loi attaqué en référendum met en évidence une forte polarisation entre la gauche et la droite. Mais la crainte d'une atteinte à la sphère privée ne constitue plus une faiblesse du projet capable de recueillir une majorité. La lutte contre les abus est créditée d'un soutien majoritaire.

L'institut gfs.bern, mandaté par la SSR, a mené son deuxième sondage du 31 octobre au 7 novembre auprès de 3683 personnes disposant du droit de vote dans toute la Suisse. Pour la première fois, le sondage téléphonique a été complété d'un sondage en ligne. La marge d'erreur est de +/- 2,7%.

Le troisième sondage de Tamedia a été réalisé en ligne les 8 et 9 novembre. Sur les 13'298 personnes interrogées, 10'701 étaient domiciliées en Suisse alémanique, 2060 en Suisse romande et 537 au Tessin. La taux d'erreur se situe à +/-1,4 point de pourcentage. (ats)






 
 

AGEFI



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