Novartis boucle la reprise d'Avexis pour 9 milliards de dollars

mardi, 15.05.2018

Novartis a finalisé le premier grand chantier de sa transformation avec le bouclement de l'acquisition de l'américain Avexis, coté sur le Nasdaq, pour 8,7 milliards de dollars.

Le colosse rhénan offrait 218 dollars par action Avexis, en liquide.(keystone)

La proposition de rachat, lancée début avril, était motivée par l'intégration d'une thérapie génique expérimentale contre une maladie neurodégénérative héréditaire, ainsi que par une extension des capacités de production de thérapies géniques au delà de la franchise oncologique.

Le colosse rhénan offrait 218 dollars par action Avexis, en liquide. Le prix comprenait ainsi une prime de près de 90% sur le dernier cours de clôture avant le lancement de l'offre. A l'échéance du délai de souscription, Novartis s'était vu servir 30'368'057 actions Avexis, soit 82,48% du flottant de l'entreprise, en plus des 1'058'258 titres (2,87% du capital) déjà garantis.

Le franchissement des jalons préétablis permet désormais à Novartis de se passer de l'approbabtion des actionnaires restants d'Avexis pour procéder à l'intégration de la société et la retirer de la cote à New York.

L'opération a notamment englouti une partie du produit de 13 milliards de dollars tirés de la cession à GlaxoSmithKline (GSK) des parts minoritaires de Novartis dans leur coentreprise sur les médicaments sans ordonnance, annoncée elle fin mars.

Avexis dispose d'une plateforme de production, baptisée AAV9 et concentrée sur les troubles du système nerveux central. "L'intégration de l'équipe d'Avexis nous permettra de nous doter d'une nouvelle plateforme de thérapies géniques, en plus de notre plateforme CAR-T en oncologie", avait souligné début avril le nouveau directeur général (CEO) de Novartis, Vasant Narasimhan.

En termes de produits, Avexis développe un traitement expérimental contre l'amyotrophie spinale (SMA) de type 1, l'AVXS-101, auquel l'Agence sanitaire américaine (FDA) a accordé un statut de percée thérapeutique. L'Agence européenne des médicaments lui a octroyé une désignation "Prime" et le gendarme nippon des substances médicamenteuses "Sakigake" ("pionnier" en japonais).

La SMA constitue la première cause génétique de décès chez le nourrisson, avec un taux de mortalité de 90% avant le second anniversaire et concerne une naissance sur 6000 à 10'000. "Cette maladie représente un potentiel de revenus de plusieurs milliards de dollars", a assuré M. Narasimhan. Le responsable table sur une homologation outre-Atlantique dès 2019 et sur une première contribution aux ventes du groupe dès 2020.(awp)






 
 

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