Les nouveaux robots quadrupèdes d’Anybotics débutent leur patrouille

mardi, 23.06.2020

Nommés Anymal C, les engins d’inspection de l’entreprise zurichoise Anybotics ont été livrés à leurs clients industriels à travers le globe.

Sophie Marenne

Un premier lot de la nouvelle génération de robots Anymal C, issu directement de la chaîne de production. (Anybotics)

Ils semblent tout droit sortis d’un film de science-fiction avec leurs longues pattes et leur démarche stable mais un peu gauche. Les premiers robots Anymal C d’Anybotics ont atteint le marché, près d’un an après que leur design ait été dévoilé par l’entreprise zurichoise. Le premier lot de quadrupèdes d’inspection industrielle a été livré à des clients et partenaires internationaux. «Ces robots de deuxième génération, successeurs des Anymal B, étaient destinés à des acteurs actifs en recherche et ingénierie en Europe, en Asie et aux États-Unis», annonce Corina Nicolae, marketing & communications manager de la start-up fondée en 2016 en tant que spin-off de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

Le rôle de ces étranges chiens de métal: surveiller des installations sensibles où l’erreur humaine est à proscrire. «Leur mission est d'automatiser l'inspection industrielle dans les secteurs de la construction, de la chimie – sur un site de pâte à papier par exemple – et de l'énergie», indique Corina Nicolae. Ainsi, un engin de la start-up suisse déambule sur la plus grande plateforme de conversion d’énergie éolienne offshore, en mer du Nord, durant des déploiements de plusieurs semaines. Chaque robot est doté de capacités d’observations surhumaines grâce à divers capteurs visuels, thermiques et acoustiques. Toute anomalie identifiée est immédiatement signalée.

Anymal C se déplace de façon autonome, pendant des sessions de deux à quatre heures, avant de se rendre lui-même à sa station de recharge. «Il est capable de naviguer seul dans des environnements complexes et sur plusieurs étages. Une fois qu’il a été guidé à travers les lieux, il se souviendra de chaque recoin et retrouvera l'itinéraire le plus rapide pour accomplir sa mission», commente la porte-parole. Pesant 50 kilos, l’appareil se déplace à une vitesse de 3,6 km/h, même sur des terrains accidentés. Il est capable de gravir des pentes et des escaliers, d’enjamber des obstacles ou de s’accroupir dans des passages étroits, en s’adaptant en temps réel à son environnement.

Depuis ses débuts, Anybotics a récolté environ cinq millions de francs en levée de fonds d’amorçage, une somme qui comprend diverses subventions européennes. Elle cible maintenant un tour de table de série A auprès d'investisseurs privés et institutionnels dont la clôture est prévue avant la fin de l’année 2020. L’entreprise emploie actuellement cinquante personnes dans ses bureaux zurichois. Elle est loin d’être la seule active sur le marché des robots à quatre pattes. Ce domaine en pleine croissance est ciblé par des acteurs tels que le géant américain Google, des manufactures de robotique américaines comme Moog ou Lynxmotion, le spin-off du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Boston Dynamics ou encore la start-up chinoise Unitree.

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AGEFI



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