Meyer Burger: Sentis Capital contre-attaque et maintient son candidat

lundi, 30.09.2019

Sentis Capital a convoqué une assemblée générale extraordinaire ce lundi pour porter son candidat, Mark Kerekes, au conseil d'administration de Meyer Burger.

Sentis et son groupe négocient des actions Meyer Burger et des produits dérivés. (Keystone)

L'actionnaire de référence de Meyer Burger passe à l'offensive pour faire élire son candidat au conseil d'administration. Sentis Capital estime qu'il n'existe aucun risque de conflit d'intérêt ou de sanction pour le groupe bernois. Le directeur général de Meyer Burger, Hans Brändle, est critiqué au passage pour avoir menacé de démissionner.

Sentis Capital a convoqué une assemblée générale extraordinaire ce lundi pour porter son candidat, Mark Kerekes, au conseil d'administration. L'organe de surveillance de Meyer Burger s'est opposé unanimement à cette élection.

Sentis et son groupe, y compris Mark Kerekes lui-même, négocient des actions Meyer Burger et des produits dérivés. En tant qu'administrateur de Meyer Burger, Mark Kerekes bénéficierait d'une connaissance approfondie de l'entreprise, ce qui entraînerait des conflits d'intérêts insolubles, avait argumenté la semaine dernière le fournisseur thounois des installations de production pour le secteur de l'énergie photovoltaïque.

Dans un communiqué publié lundi, Sentis rejette ces affirmations. Pour la société d'investissement basée à Jersey, ses priorités sont le "bien-être et le succès" de Meyer Burger. Sentis rappelle, qu'en qualité d'actionnaire de référence, il a sauvé le groupe bernois de la faillite en 2016. Cet argent a été investi en échange d'une promesse d'augmentation de valeur de l'entreprise.

Dépendance à "une seule personne"

Mark Kerekes se pliera à la législation, notamment celle qui régit le négoce d'action, assure l'actionnaire de référence, qui détient quelque 10% du groupe thounois. M. Kerekes est co-directeur et membre du conseil d'administration de Sentis, elle-même filiale du groupe Elbogross, propriété de l'homme d'affaires russe Petr Kondrashev.

M. Kondrashev ne figure sur aucune liste de sanctions et n'a jamais fait l'objet de sanctions, assure Sentis.

Confronté à des difficultés, Meyer Burger a lancé une nouvelle stratégie. Sentis Capital assure soutenir ce changement d'orientation, contrairement aux déclarations du conseil d'administration.

La société d'investissement attaque frontalement Hans Brändle, qui s'oppose à l'arrivée de Mark Kerekes et qui a menacé de démissionner. C'est l'assemblée générale qui élit les administrateurs, pas le directeur général, souligne Sentis. "Une entreprise ne doit pas devenir dépendante d'une seule personne", lit-on dans le communiqué.

L'actionnaire de référence explique que le départ de M. Brändle ne remettrait pas en cause la réorientation stratégique actuellement en cours. (awp)






 
 

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