Meyer Burger suspendu de cotation, la nouvelle direction suscite des espoirs

vendredi, 25.11.2016

Meyer Burger. Les investisseurs ont salué le passage du témoin du CEO en place depuis longtemps, Peter Pauli, à l'ancien directeur d'Oerlikon, Hans Brändle.

Le titre Meyer Burger a perdu considérablement de la valeur en raison de graves problèmes financiers de l'entreprise et de l'augmentation de capital prévue.

L'action du fabricant d'installations solaires Meyer Burger a commencé vendredi par de nettes avancées, avant d'être suspendue du négoce. L'entreprise de Thoune a remanié sa direction avant l'assemblée des créanciers qui se tient ce jour. Les investisseurs ont salué le passage du témoin du directeur général (CEO) en place depuis longtemps, Peter Pauli, à l'ancien directeur d'Oerlikon, Hans Brändle.

A 9h30, Meyer Burger gagnait 6,7% à 1,78 CHF, dans un SPI en hausse de 0,39%. Le plus haut journalier s'est établi à 1,85 CHF et 600'000 actions ont changé de propriétaire, alors que le volume journalier moyen des dernières semaines se montait à 830'000. Vers 10h00, le titre était suspendu du négoce.

Le titre Meyer Burger a perdu considérablement de la valeur en raison de graves problèmes financiers de l'entreprise et de l'augmentation de capital prévue. Fin 2015, l'action Meyer Burger valait encore 6 CHF et fin novembre encore un peu plus de 3 CHF.

Les analystes ne se montrent pas surpris que les changements à la direction annoncés soient salués par les investisseurs. Hans Brändle ainsi que l'ancien directeur général de la division Applied Materials, Michael Splinter, qui a été proposé au conseil d'administration, apportent une grande expérience dans les domaines du solaire et du revêtement, écrit Richard Frei de la Banque cantonale de Zurich (ZKB).

Pour Michael Foeth de la banque Vontobel, les changements à la tête de l'entreprise seront bénéfiques et certainement nécessaires pour assurer le succès de la recapitalisation prévue. MM. Brändle et Splinter devraient renforcer la confiance des investisseurs et faire monter le cours de l'action. Les perspectives du marché solaire restent toutefois incertaines, a averti M. Foeth.

Pour les courtiers, M. Pauli avait toujours la réputation de "l'éternel optimiste". Ils supposent que des actionnaires clés et les banques qui accordent les crédits aient fait pression sur l'entreprise pour remplacer M. Pauli par un directeur plus expérimenté dans la remise des entreprises sur la voie. Avec Hans Brändle, la société s'est dotée d'un directeur expérimenté et connu pour sa discipline au niveau des coûts, ont-ils ajouté. - (awp)


 

 
 



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