Face aux menaces de Trump, Xi Jiping vante l'ouverture du marché chinois

mardi, 10.04.2018

Menacé d'une guerre commerciale par son "ami" Donald Trump, le président Xi Jinping a affiché mardi un ton conciliant, promettant une "nouvelle phase" d'ouverture de l'économie chinoise, avec un abaissement dès cette année des droits de douane sur les importations d'automobiles.

Le ton conciliant du président chinois a suffi à faire grimper les Bourses asiatiques.(awp)

Lors d'un discours solennel, le président chinois n'a pas mentionné directement le spectre d'un conflit commercial avec Washington, mais évoqué une série de mesures qui semblent répondre point par point aux attaques du milliardaire américain.

"La Chine va entrer dans une nouvelle phase d'ouverture", a-t-il assuré devant de hauts responsables internationaux réunis au Forum de Boao pour l'Asie, le "Davos chinois".

"La Chine ne cherche pas l'excédent commercial! Nous espérons sincèrement muscler nos importations", a martelé Xi Jinping, alors que son homologue américain ne cesse de fustiger l'abyssal déficit des Etats-Unis vis-à-vis du géant asiatique (375 milliards de dollars en 2017 selon Washington).

A l'heure où Donald Trump menace d'imposer des droits de douane sur 150 milliards de dollars d'importations chinoises, M. Xi s'est engagé à réduire "considérablement" cette année les tarifs douaniers chinois sur les importations d'automobiles et "d'autres produits".

Les voitures importées en Chine font l'objet d'une taxe prohibitive de 25%: une pomme de discorde avec Washington, Donald Trump citant volontiers cet exemple pour fustiger la politique commerciale "protectionniste" du régime communiste. Pékin avait déjà promis "une diminution graduelle" de ces droits.

Portes "grandes ouvertes" 

Alors que la Chine populaire célèbre cette année le quarantième anniversaire de ses réformes économiques, M. Xi a assuré mardi que le pays ouvrirait "toujours plus largement ses portes".

Il a ainsi réitéré les promesses d'un accès accru au gigantesque secteur financier chinois: en novembre, Pékin avait déjà dévoilé son intention d'autoriser les entreprises étrangères à contrôler des banques, firmes de courtage ou de gestion d'actifs. Ces mesures "seront matérialisées", a insisté le président.

De même, il a promis un assouplissement des restrictions encadrant les capitaux étrangers dans les entreprises actives dans les industries automobile, navale et aéronautique.Dans l'automobile notamment, les constructeurs étrangers sont toujours sommés de s'associer avec des partenaires locaux au sein de coentreprises qu'ils ne peuvent contrôler.

Certes, l'homme fort de Pékin n'a livré aucun calendrier. Mais son ton conciliant a suffi à faire grimper les Bourses asiatiques, Hong Kong terminant en hausse de 1,65%.(awp)

 

 






 
 

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