MCH: demande de blocage d'inscription au registre du commerce rejetée

mercredi, 07.10.2020

Le tribunal civil de Bâle-Ville a rejeté la demande de bloquer l'inscription au registre du commerce des résolutions de l'assemblée générale extraordinaire de MCH Group.

MCH Group prend note de la décision de justice et travaille à mettre en place les mesures prévues, notamment la clause d'opting-up. (Keystone)

MCH compte un obstacle de moins dans la perspective de l'entrée au capital de l'investisseur américain James Murdoch. Opposant à cette prise de participation, l'actionnaire Erhard Lee a essuyé un revers devant la justice civile de Bâle-Ville avec sa demande de blocage des décisions prises lors de la dernière assemblée.

Le tribunal civil de Bâle-Ville a rejeté la demande de bloquer l'inscription au registre du commerce des résolutions de l'assemblée générale extraordinaire de MCH Group du 3 août dernier, a indiqué mardi l'organisateur bâlois de foires de salons.

Les actionnaires avaient approuvé divers points en rapport avec un plan de sauvetage qui prévoit que, James Murdoch, fils du magnat australien des médias Rupert Murdoch, devienne le nouvel actionnaire principal de MCH Group via sa société Lupa Systems.

L'actionnaire LLB Swiss Investment, qui détient 9,8% de parts de MCH, était opposé au plan de sauvetage proposé, tout comme Erhard Lee, patron de la société AMG. M. Lee s'était déjà opposé à l'augmentation de capital prévue en raison de son effet dilutif et avait déposé un recours auprès de la Commission des OPA (Copa).

Une clause contestée

Pour sa part, MCH Group prend note de la décision de justice et travaille à mettre en place les mesures prévues, notamment la clause d'opting-up. Cette disposition permettrait à James Murdoch d'être exempté de l'obligation de lancer une offre de rachat pour toutes les actions MCH en circulation, après avoir dépassé le seuil de 33,3% du capital-actions.

La Copa avait cependant donné raison à Erhard Lee sur la clause d'opting-out, une décision contre laquelle MCH a fait recours auprès de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma).

Erhard Lee reste déterminé malgré la décision de la justice bâloise. "Cela n'a pratiquement aucun effet. Tout d'abord, nous nous réservons le droit de contester la décision, si nécessaire. Ensuite, la société doit de toute manière attendre la décision de la Finma avant de pouvoir agir. Enfin, le juge est allé au-delà de ses compétences (...). Le délai de recours est de dix jours", a-t-il affirmé à AWP.

Le groupe rhénan soupçonne LLB Swiss Investment de vouloir rendre une restructuration impossible pour démembrer l'entreprise et maximiser la valeur de sa participation au détriment du personnel et des sites de Bâle et de Zurich. (awp)






 
 

AGEFI



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