Pourquoi la hausse des actions devrait se prolonger

jeudi, 02.05.2019

Marchés boursiers. Les actions se sont préparées à ignorer les évolutions sur les marchés des obligations.

Les trois premiers mois de 2019 ont vu une amélioration conséquente dans les mouvements des marchés boursiers avec des cours d’action grimpant de manière impressionnante après avoir nettement décliné le précédent trimestre.

L’index S&P 500 des actions américaines a eu un taux de rentabilité de 13,7%, sa meilleure performance trimestrielle depuis presque une année et la plus importante recette du premier trimestre annuel depuis l’exercice 1998.

Les actions se sont envolées alors que la Réserve fédérale américaine puis la BCE ont suggéré qu’elles n’avaient aucune hâte d’augmenter les taux. Les marchés ont de plus été soutenus par des signes que les tensions commerciales frémissantes entre Washington et Pékin s’atténuaient.

C’est sur cette toile de fond que les actions se sont préparées à ignorer les évolutions sur les marchés des obligations. Les bons du Trésor américains évaluent actuellement à un indice de trois les baisses de taux dans les deux prochaines années, en supposant que les investisseurs obligataires perçoivent un risque important de récession.

Craintes exagérées

Concernant le cours prochain des actions, il semblerait que cela dépende passablement du fait que la croissance économique globale s’accentue, ou si les marchés des obligations ont raison d’estimer que le récent ralentissement mondial présage de quelque chose de plus grave.

Nous croyons que les craintes de récession sont exagérées. Bien que nous ayons revu à la baisse nos prévisions de croissance pour 2019, nous persistons à ne voir qu’un risque modéré de récession cette année au sein des principales économies.

En effet, selon notre scénario principal nous nous attendons à ce que le cycle global de croissance s’étende à 2020, soutenu par la trêve du resserrement monétaire mondial.

Fenêtre d’opportunité

Les récessions sont normalement dues au surendettement des ménages ou des entreprises, au relèvement trop agressif des taux d’intérêt par les banques centrales ou encore à une forme quelconque de choc exogène, comme une montée en flèche du prix du pétrole.

Nous pensons que le risque de ces deux premières éventualités est limité et bien que nous sommes préoccupés par l’économie chinoise, nous croyons que les mesures récentes prises par Pékin devraient permettre de consolider la croissance.

Si la croissance économique reprend selon nos estimations, la Réserve fédérale devra envisager d’augmenter à nouveau les taux vers la fin de l’année 2019 ou le début de 2020, puisqu’en ce moment le frein à un nouveau changement de politique est important. Cela suggère qu’il existe une fenêtre d’opportunité pour que les actions et d’autres catégories d’actifs plus à risque continuent à avoir de bonnes performances.

* Senior Economist chez Aviva Investors






 
 

AGEFI



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