Marché du travail: les certificats de branche recèlent un grand potentiel

mardi, 28.05.2019

Selon une étude, les certificats de branche contribuent à de meilleures qualifications et à réduire la pénurie de main-d'oeuvre spécialisée.

La Fédération suisse pour la formation continue et Travail.Suisse ont présenté mardi une étude qui examine comment des certificats de branche non formels parviennent à être reconnus comme diplôme. (Pixabay)

Les certificats de branche peuvent motiver les personnes en reconversion, en retour à l'emploi, les migrants ou les travailleurs âgés à entreprendre une formation demandée sur le marché du travail. Ils contribuent également à de meilleures qualifications et à réduire la pénurie de main-d'oeuvre spécialisée.

Pour ces raisons, deux associations plaident pour les certificats de branche. La Fédération suisse pour la formation continue (FSEA) et l'organisation faîtière Travail.Suisse ont présenté mardi à Berne une étude qui examine comment des certificats de branche non formels parviennent à être reconnus comme diplôme. Leur objectif est d'inciter différents secteurs de l'économie à s'y mettre aussi.

Les certificats de branche recèlent du potentiel, note l'étude soutenue par le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI). Il s'agit de formations proches de la pratique et flexibles qui correspondent à un besoin. Grâce à des conditions d'accès en partie "très ouvertes", on peut atteindre des personnes qui ne le seraient guère par le système de formation formel.

Il est question de travailleurs en reconversion, en retour à l'emploi, mais aussi de migrants dépourvus de diplôme formel. Les travailleurs plus âgés peuvent eux acquérir des connaissances utiles. Enfin, les certificats peuvent contribuer à réduire le manque de spécialistes.

Plusieurs possibilités

La FSEA et Travail.Suisse citent l'exemple de la formation d'auxiliaire de santé Croix-rouge suisse. Ceux qui ont en poche ce certificat peuvent travailler comme soignants dans des EMS ou des organismes d'aide comme Spitex et ainsi décharger le personnel spécialisé.

Près de 4500 personnes suivent chaque année cette formation. Elles peuvent y accrocher un supplément, par exemple une formation de base raccourcie à deux ans comme assistant en soins et santé communautaire.

La FSEA fournit des chiffres élevés pour ses propres formations: depuis 1996, plus de 50'000 personnes ont acquis un certificat de branche en formation continue. Dans le secteur des installations électriques, 450 certificats ont été délivrés en 2018. En menuiserie, ce sont 250 certificats.

Il n'existe pas de données totales dans ce marché difficile à cerner. Selon l'Office fédéral de la statistique, un certificat sur trois délivré en Suisse est un certificat de branche, souligne l'étude. Ils ne jouent donc pas qu'un rôle secondaire sur le marché du travail. (awp)






 
 

AGEFI



...