R&D: les entreprises investissent plus dans la recherche en Suisse

jeudi, 12.01.2017

Malgré un contexte économique difficile, les entreprises investissent toujours plus dans la recherche et le développement en Suisse. Leurs dépenses ont augmenté de 10% ces quatre dernières années, selon une enquête de l'OFS.

Les entreprises ont injecté 15,7 milliards de francs en 2015 pour réaliser leurs activités de recherche et développement (R&D), a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS). En 2012, année de la précédente enquête, ces dépenses se montaient à 14,3 milliards de francs.

Malgré un contexte économique difficile, les entreprises investissent toujours plus dans la recherche et le développement en Suisse. Leurs dépenses ont augmenté de 10% ces quatre dernières années, selon une enquête de l'OFS.

Les entreprises ont injecté 15,7 milliards de francs en 2015 pour réaliser leurs activités de recherche et développement (R&D), a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS). En 2012, année de la précédente enquête, ces dépenses se montaient à 14,3 milliards de francs.

Près de 57'000 personnes travaillaient dans le secteur, soit une augmentation de 10% sur quatre ans. Les femmes représentent 22% des effectifs et les étrangers 38%.

La croissance est constante depuis l'an 2000, a expliqué Philippe Stauffer, responsable de la recherche devant la presse à Berne. De plus, en 20 ans, les dépenses de R&D ont augmenté plus vite que l'ensemble de l'activité économique en regard du PIB.

La crise peu conséquente


La situation conjoncturelle semble peu affecter le comportement des entreprises, même si un ralentissement apparaît sur la période 2008-2015, a relevé le spécialiste. Les dépenses des moyennes et grandes entreprises ont continué à croître à des rythmes similaires à ceux de la période précédente, soit de respectivement 5% et 4%.

Il apparaît néanmoins que les petites entreprises ont fortement réduit leurs dépenses de R&D ces dernières années, ce qui pourrait s'expliquer par le choc de l'abandon du taux plancher début 2015.

La pharma est la branche qui investit le plus dans la recherche et le développement. Elle représente plus du tiers des dépenses totales avec un montant total de 5,5 milliards de francs, soit une croissance de 11% sur quatre ans. A l'exception de la métallurgie qui affiche une diminution de 30%, toutes les branches augmentent leurs dépenses.

Recherche à l'étranger


L'étude de l'OFS révèle encore un bond des dépenses extra-muros. En quatre ans, ces dépenses que les entreprises consacrent à des activités de recherche qu'elles ne réalisent pas elles-mêmes ont presque doublé, à 5,7 milliards de francs. La plus grande part des provient de la pharma qui y a consacré en 2015 2,2 milliards de francs.

Ces mandats ou contributions sont en général donnés à des prestataires étrangers, note l'OFS. Mais cette évolution ne permet pas de conclure que les entreprises se désintéressent de la place scientifique suisse.

En comparaison internationale, la Suisse demeure en bonne place parmi les pays les plus actifs dans le domaine. Elle se trouve en quatrième position derrière Israël, la Corée du Sud et le Japon, gagnant un rang par rapport à 2012.

Economiesuisse ravie


Les résultats de l'enquête sont réjouissants pour Economiesuisse, l'un des utilisateurs les plus importants de la statistique. En particulier le fait que les dépenses intra-muros augmentent malgré la situation économique difficile, s'est félicité Rudolf Minsch, chef économiste de l'organisation faîtière des entreprises suisses.

La Suisse reste attractive en tant que site de R&D et les entreprises y ont accru leurs investissements. Et même si l'internationalisation se poursuit, la Suisse conserve environ 45% des dépenses de recherche et développement, ce qui est beaucoup par rapport à la taille du pays, a commenté M. Minsch.

Pour que la situation ne se détériore pas, des conditions-cadre favorables sont essentielles, estime Economiesuisse. La stabilité politique, la disponibilité d'une main-d'oeuvre qualifiée et de chercheurs étrangers, une charge fiscale modérée et un marché du travail libéral sont autant de facteurs que l'organisation ne veut pas voir se dégrader. - (awp)


 

 
 



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