L'USS veut lutter contre le travail au noir lié à la numérisation

lundi, 02.10.2017

L'organisation syndicale USS exige que la législation actuelle en matière de droit du travail soit mieux appliquée et davantage de contrôles effectuées pour lutter contre le travail au noir que cache la numérisation.

L'USS s'attaque aux plates-formes de services comme Uber, qui entretient un rapport de travail salarié tout à fait ordinaire. Il s'agit d'une indépendance fictive selon l'organisation syndicale.(Keystone)

L'USS s'attaque aux plates-formes de services comme Uber. Le syndicat lance une offensive pour que les lois en matière de droit du travail et des assurances sociales soient systématiquement appliquées par ces entreprises.

"Si l'on analyse l'organisation du travail et la façon dont ces plates-formes sont conçues, on arrive la plupart du temps à la conclusion que l'on est en présence d'un rapport de travail salarié tout à fait ordinaire", souligne devant la presse à Berne l'organisation syndicale. Selon l'USS, il s'agit, en effet, pour la plupart du temps d'une indépendance fictive.

Pour le syndicat, s'il n'y a pas lieu de légiférer en matière de travail numérique, il faut que la législation actuelle soit mieux appliquée et davantage de contrôles effectués pour lutter contre le travail au noir que cache la numérisation. A cet effet, il demande au Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) de davantage se focaliser sur les branches numériques lors d'inspections du travail.

Unia exige, de son côté, des conventions collectives de travail (CCT) plus fortes, un combat résolu contre les modèles de dumping social et des investissements massifs dans la formation. Dans ce contexte, l'organisation syndicale refuse les attaques contre la loi sur le travail qui ont cours au Parlement, "sous couvert de relever les exigences de la numérisation".(awp)


 

 
 

 
 

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