Infime tendance au ralentissement de la pandémie Covid-19: 22.157 tests, 6126 cas, 316 hospitalisation et 72 décès

mardi, 03.11.2020

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) constate une légère tendance au ralentissement dans l'augmentation des nouvelles infections mais souligne que l'évolution de la pandémie reste préoccupante.

Dans les hôpitaux, 363 malades du Covid sont placés aux soins intensifs. Cela représente 45% des places dans ce type d'unité. La limite pourrait être atteinte dans cinq jours, y compris pour les places supplémentaires créées. (Keystone)

La Suisse compte mardi 6126 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Par ailleurs, 72 décès supplémentaires sont à déplorer et 316 malades ont été hospitalisés. «Il y a une légère tendance au ralentissement dans l'augmentation des nouvelles infections», a déclaré mardi devant la presse Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l'infection de l’OFSP.

Mais l'évolution de cette pandémie reste préoccupante. Le nombre de nouveaux décès et d'hospitalisations du jour «reste considérable», a-t-elle déclaré. Dans les hôpitaux, 363 malades du Covid sont placés aux soins intensifs. Cela représente 45% des places dans ce type d'unité. On a une réserve de 27%, a-t-elle dit.
La limite pourrait être atteinte dans cinq jours, y compris pour les places supplémentaires créées. Il faut absolument que les nouvelles contaminations diminuent assez vite afin que l'impact se manifeste au niveau des soins intensifs, a précisé Virginie Masserey. Pour cela, il faut compter une dizaine de jours.

Assez de respirateurs

Les cas nécessitant des appareils d'assistance respiratoire sont aussi en augmentation. Pour l'instant, les établissements disposent de suffisamment de respirateurs. L'armée dispose également de réserves suffisantes. Certains cantons ont déjà demandé des appareils supplémentaires à l'armée, a expliqué Virginie Masserey.

Le nombre de patients dans les hôpitaux augmente et il est de plus en plus difficile de les traiter tous comme en temps normal, a ajouté Rudolf Hauri, président de l'Association des médecins cantonaux (AMCS).

Traitements optimisés

Par rapport au printemps, les traitements ont toutefois été améliorés et le temps passé en unité de soins intensifs a été raccourci. Il faut néanmoins rester attentif et prendre les devants, notamment concernant les flambées de cas dans les EMS, selon le médecin cantonal zougois.

Quand les limites de capacité en soins intensifs seront atteintes, il y a des mécanismes cantonaux et régionaux pour transférer des malades dans d'autres hôpitaux. Il y a également un mécanisme de coordination national avec le service sanitaire coordonné (SSC) appuyé par la REGA, a rappelé Rudolf Hauri.

Les labos à la limite

Les problèmes se font ressentir aussi au niveau des capacités de tests. Il y a déjà eu des cas où le cap des 30.000 tests par jour a été dépassé. Les laboratoires sont en train d'épuiser leurs stocks. Il importe donc de mettre le plus vite possible en oeuvre les tests rapides, a déclaré Daniel Albrecht, responsable de la section de droit des produits thérapeutiques à l'OFSP.Au niveau du traçage des contacts dans les cantons, il ne fonctionne pas encore comme il devrait, mais la situation est sous contrôle et il y a des améliorations, a relevé pour sa part Rudolf Hauri. Si l'isolement de personnes infectées n'est pas remis en question, il en va autrement pour les quarantaines. Il y a toujours plus de demandes pour des exceptions, notamment pour le personnel soignant.Pour l'heure, il est encore très difficile d'interpréter l'effet des mesures prises, a admis Virginie Masserey. Au niveau des contaminations, une grande partie des cantons sont au-dessus de la moyenne nationale qui est de 1000 pour 100.000 habitants sur les 14 derniers jours. Ce sont surtout des cantons romands qui sont concernés. (ATS)

 

 






 
 

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