L'investissement immobilier direct progresse à Genève

lundi, 18.03.2019

Selon un rapport de KPMG, l'investissement immobilier direct a progressé de 36% en 2018 dans le canton de Genève.

Près de deux tiers du volume investi ont été accueillis par la ville de Genève. (Keystone)

Le marché de l'investissement immobilier direct - hors vente de société ("share deal") - dans le canton de Genève a connu l'année dernière une hausse de 36% pour atteindre près de 2,9 milliards de francs. Le dernier trimestre s'est avéré particulièrement dynamique, regroupant à lui seul un peu moins de la moitié du total.

Sur les 123 transactions recensées dans le compte-rendu réalisé par le cabinet de conseil KPMG publié lundi, 13 affichent un montant de plus de 50 millions de francs, totalisant 1,38 milliard ou 48% du volume investi. Au contraire, les transactions d'un volume unitaire compris entre 5 et 10 millions ont représenté 45% des transactions mais seulement 13% des capitaux.

Près de deux tiers du volume investi ont été accueillis par la ville de Genève, plus d'un quart est échu à la Rive Gauche (14% pour l'ouest, 13% pour l'est) et seuls 8% à la Rive Droite.

Les investissements en bureaux ont représenté près de 40% des capitaux investis. "Ce segment de marché a notamment été porté par les ventes de portefeuilles Lombard Odier et Edmond de Rothschild en début d'année", signalent les auteurs de l'étude.

Avec une part de 39% des investissements réalisés (1,1 milliard de francs), les privés se sont avérés les plus actifs à l'acquisition, devant les caisses de pensions (631 millions) et les institutions de prévoyance (578 millions). Côté vente, ils ont représenté plus de la moitié des volumes, devant les banques (551 millions) et les assurances (422 millions).

Pour 2019, les experts de KPMG estiment que le marché genevois devrait rester attractif sur le segment des logements, au vu de la hausse du taux de vacance observée en Suisse dans les zones périphériques.

Le segment des bureaux en revanche risque de pâtir du haut niveau de livraison d'immeubles neufs, notamment la première phase du projet Pont-Rouge (Esplanade 1&2), et de "plusieurs grandes libérations d'utilisateurs". Ces éléments devraient à terme accroître la vacance et renforcer l'inquiétude des investisseurs, prédit l'étude.

La mise en oeuvre de la réforme de l'imposition sur les entreprises dans le canton du bout du Lac et le taux d'imposition sur le bénéfice qui en découlerait - 13,99% contre 24,2% actuellement - pourraient être "des facteurs déterminants pour la mise sur le marché de biens immobiliers". (ats)






 
 

AGEFI



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