La chute des prix pétroliers freine l'inflation au Royaume-Uni

mercredi, 20.05.2020

L'inflation a brusquement ralenti en avril au Royaume-Uni à 0,8% contre 1,5% en mars, en raison de la chute des prix du pétrole.

En incluant les coûts du logement, la hausse des prix en avril atteint 0,9% sur un an.(Keystone)

Le reploi de l'inflation au Royaume-Uni reflète en grande partie la chute des prix de l'énergie et du carburant, a indiqué mercredi le Bureau national des statistiques (ONS).

En incluant les coûts du logement, la hausse des prix en avril atteint 0,9% sur un an. Outre l'énergie et les carburants, le prix des vêtements et chaussures, bradés à cause de la pandémie de coronavirus qui a provoqué la fermeture des magasins et une chute de la consommation dans ce domaine, a également contribué au fort ralentissement des prix.

C'est le niveau "le plus bas en plus de quatre ans et demi" et "un plus ample ralentissement est à venir", affirme Howard Archer, chef économiste de EY Item Club. "La chute des prix du pétrole et du diesel, combinée à des limitations sur les prix de l'énergie dans les logements" à la suite de nouvelles réglementations pour protéger notamment les personnes vulnérables, "ont été les principales causes du recul de l'inflation en avril", note Jonathan Athaw, économiste de l'ONS.

"Il y a eu une nouvelle chute dans le coût des matières premières" dans la foulée de l'effondrement des cours pétroliers en avril, a-t-il ajouté. Les cours du pétrole brut en particulier se sont écroulés entre mars et avril, tombant même brièvement en territoire négatif, principalement à cause de l'arrêt brutal de l'économie mondiale lié aux mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

"Si le coronavirus a limité la disponibilité de certains biens", en raison de la fermeture des magasins au Royaume-Uni et de la pénurie de certains produits suite aux "achats de panique" fin mars début avril, l'impact de la pandémie sur les prix a finalement été "plutôt faible", précise M. Athaw.

Le prix des biens sortis d'usine a également reculé mais celui des "jeux, jouets et loisirs" a en revanche augmenté compte tenu de la forte demande pendant le confinement et tandis que "les gens s'occupaient chez eux", ajoute M. Athaw.(ats)






 
 

AGEFI



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