L'industrie suisse voit son moral s'éroder en juin

lundi, 01.07.2019

L'industrie suisse fait face à une demande en baisse selon l'indice des directeurs d'achats (PMI), s'établissant à 47,7 points, soit son plus bas niveau depuis octobre 2012.

Les carnets de commandes dans le secteur manufacturier ont régressé pour le quatrième mois d'affilée.(Keystone)

L'industrie suisse a vu son moral s'éroder encore un peu plus en juin. L'indice des directeurs d'achats (PMI) s'établit à 47,7 points, son plus bas niveau depuis octobre 2012, selon les données fournies lundi par Credit Suisse et procure.ch. La faible demande en Europe a pesé sur le secteur manufacturier.

La barre des 50 points, définie comme le seuil de croissance, n'a pas été atteinte depuis trois mois consécutifs. L'indice a perdu 1,0 point d'indice en un mois et 14,1 en un an.

Les économistes contactés s'attendaient à mieux, avec des estimations entre 48,0 et 48,9 points pour juin.

Les carnets de commandes dans le secteur manufacturier ont régressé pour le quatrième mois d'affilée. Dans le même temps, les stocks de produits finis ont augmenté, signe d'une demande en recul.

Point positif, les entreprises industrielles ont étoffé leurs effectifs le mois dernier, regagnant le terrain de la croissance. Ce sous-indice s'établit à 51,4 points. "Le marché du travail reste au moins robuste en dépit des perspectives plus voilées", note le communiqué.

Le marqueur du secteur des services a chuté de 6,1 points d'indice en un mois à 52,2 points. S'il se révèle moins performant, l'indice reste au-dessus du seuil de croissance. Ce qui pousse Credit Suisse et procure.ch a souligner que c'est le "secteur manufacturier qui est la principale victime de la faible demande actuelle en Europe".

Vendredi, le centre d'études conjoncturelles KOF indiquait que les perspectives économiques pour la Suisse demeuraient inchangées en juin, les attentes étant toujours moroses en matière de croissance.

L'association genevoise des stratégistes (Isag) se montrait de son côté plus optimiste que le consensus des économistes, affirmant que la Suisse conserve un potentiel intéressant de croissance, malgré les tensions commerciales sino-américaines.(awp)






 
 

AGEFI



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