Coronavirus: les palaces suisses souffrent aussi

mardi, 10.03.2020

L’hôtellerie de luxe fait les frais des annulations de salons, foires et autres grandes manifestation en Suisse, en raison du coronavirus.

Maude Bonvin

«Nous enregistrons quelques reports de manifestations dans nos hôtels», précise Nathalie Seiler-Hayez. (Grégoire Gardette)

A la tête du Beau-Rivage Palace à Lausanne, Nathalie Seiler-Hayez estime à 50% la baisse de ses nuitées pour le mois de mars. «Les départements qui souffrent le plus se situent du côté de l’hébergement et des séminaires», souligne-t-elle. L’activité des restaurants de son hôtel reste, quant à elle, peu impactée. Interview.

Subissez-vous les conséquences du coronavirus?

Nous subissons les conséquences de ce virus depuis la semaine passée, dont les effets se traduiront sur notre activité du mois de mars et avril. Pour l’instant, les départements qui souffrent le plus sont du côté de l’hébergement et des séminaires. L’activité de nos restaurants reste, quant à elle, peu impactée.

Avez-vous déjà enregistré des annulations de réservation? Si oui, combien?

La situation change chaque jour et nous estimons une baisse de 50% de nos nuitées pour le mois de mars. Ce sont les effets collatéraux des reports de nombreux salons, foires et autres rassemblements en Suisse qui nous impactent directement (annulation du salon international de l’automobile de Genève par exemple). Nous enregistrons également quelques reports de manifestations dans nos hôtels.

Malgré tout, nous avons la chance de pouvoir compter sur une clientèle fidèle avec qui nous travaillons main dans la main pour l’avenir et ajustons nos mesures en temps réel, avec agilité.

Les hôtes asiatiques représentent-ils une importante clientèle pour vous?

La destination de Lausanne reste peu impactée par le tourisme asiatique lors de la saison d’hiver. Cette même clientèle représentait 10% de notre clientèle globale en 2019.

>> Retrouvez ici notre dossier consacré à l'épidémie du coronavirus






 
 

AGEFI



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