Le pétrole semble impassible face aux tensions en Irak

jeudi, 02.01.2020

L’heure est à la contestation en Irak où une attaque de l’ambassade américaine à Bagdad s’est déroulée mardi. La capitale a été prise d’assaut par des manifestants pro-iraniens

Des miliciens pro-iraniens devant l'ambassade américaine à Bagdad, en Irak, hier. (Keystone)

Les prix du pétrole progressaient légèrement jeudi en cours d'échanges européens, tandis que le marché semblait ignorer les tensions en Irak. Vers 10H20, heure locale, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 66,35 dollars à Londres, en hausse de 0,53% par rapport à la clôture de mardi. A New York, le baril américain de WTI pour février gagnait 0,29% à 61,24 dollars. Après avait terminé la séance de mardi en baisse, tout en signant sa meilleure année depuis 2016, l'or noir démarrait 2020 sans tendance forte.

«Les marchés sont jusqu'à maintenant restés impassibles face à l'attaque de l'ambassade américaine à Bagdad et l'évacuation du personnel mardi», ont souligné les analystes de JBC Energy. Mardi, des milliers de partisans du Hachd al-Chaabi, une coalition de factions armées, ont défilé dans la Zone verte contre les raids américains dans l'ouest irakien. Des manifestants se sont ensuite saisis de béliers de fortune et ont défoncé les vitres et installations de sécurité de l'ambassade américaine, avant de quitter la zone mercredi. «Pour l'instant, nous ne voyons pas de menace sur l'offre de pétrole irakienne», ont fait valoir les analystes de JBC Energy. «Cependant, des tensions accrues dans la région et impliquant des forces soutenues par l'Iran peuvent amplifier le risque géopolitique», ont-ils ajouté.

Cette semaine, les données hebdomadaires de l'administration américaine sur les stocks de pétrole du pays seront publiées vendredi, au lieu de mercredi, du fait de la nouvelle année. (AWP)






 
 

AGEFI



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