EFG voit ses résultats dopés par BSI, l'hémorragie de capitaux se poursuit

mercredi, 15.03.2017

L'exercice 2016 d'EFG a été marqué par l'acquisition de BSI au brésilien BTG Pactual, dont l'intégration dans les comptes d'EFG remonte au 1er novembre, après la finalisation de la transaction.

Le processus d'intégration de BSI est en bonne voie, selon le groupe zurichois. Le lancement du positionnement de marque et du design remaniés de la nouvelle entité est prévu pour le 2e trimestre 2017.

Le groupe bancaire EFG International a bouclé l'exercice 2016 sur un résultat net IFRS de 339,3 millions de francs, dopé par le gain exceptionnel de 530,8 millions de francs résultant de l'acquisition "à des conditions avantageuses" de la banque tessinoise BSI, sous réserve du processus d'ajustement final du prix d'achat, indique la banque privée zurichoise mercredi dans un communiqué. Les actionnaires se verront proposer un dividende inchangé de 0,25 franc par action au titre de l'exercice écoulé.

L'exercice 2016 a été marqué par l'acquisition de BSI au brésilien BTG Pactual, dont l'intégration dans les comptes d'EFG remonte au 1er novembre, après la finalisation de la transaction.

Le produit d'exploitation brut s'est accru de 3,6%, à 722 millions de francs, alors que le bénéfice net sous-jacent - ajusté de l'impact d'éléments exceptionnels et des polices d'assurance-vie - est ressorti à 82,3 millions, en recul de 9,7%.

"Tout en nous attachant à finaliser la transaction et à faire progresser le processus d'intégration, nous sommes parvenus à préserver notre rentabilité sous-jacente dans un environnement de marché difficile, notamment grâce à l'exécution rigoureuse de notre programme de réduction des coûts", s'est félicité le directeur général (CEO) d'EFG, Joachim Straehle, cité dans le communiqué.

Les charges d'exploitation sous-jacentes ont enflé de 9,5% pour s'établir à 643,7 millions de francs, même si celle d'EFG en tant qu'entité individuelle ont légèrement baissé. Le ratio coûts/revenus de l'entité fusionnée est resté stable, à 83,8%, celui d'EFG pris séparément s'est amélioré, passant à 82,7% en 2016.

Le processus d'intégration de BSI est en bonne voie, selon le groupe zurichois. Le lancement du positionnement de marque et du design remaniés de la nouvelle entité est prévu pour le 2e trimestre 2017.

L'hémorragie se poursuit


Sur l'ensemble de l'exercice, la masse sous gestion (AuM) affiche un reflux net de capitaux de 5,4 milliards de francs, contre une avancée de 2,4 milliards en 2015. Sur ce montant, 4,9 milliards sont à mettre sur le compte de BSI entre novembre et décembre 2016. Au bouclement de l'exercice, les AuM générateurs de revenus du groupe se montaient à 144,5 milliards de francs, contre 83,3 milliards un an plus tôt, avant la fusion.

Si le produit brut s'est inscrit en dessous des 769 millions de francs attendus par les analystes du consensus AWP, le bénéfice sous-jacent en revanche les a nettement dépassés. La masse sous gestion s'inscrit dans la fourchette haute des prévisions, alors que l'hémorragie de capitaux est moindre que ce que craignaient les experts.

Le maintien du dividende était anticipé par la plupart des analystes, seuls deux ayant tablé sur un rabotage de la rémunération des actionnaires, à 0,10 franc.

Pour l'exercice en cours, la direction d'EFG dit vouloir mettre l'accent sur l'intégration de BSI, "tout en stabilisant l'entreprise acquise et en lui insufflant un nouvel élan", sans plus de précisions. Une fois le processus achevé, le groupe bancaire fusionné compte "exploiter l'important potentiel d'économies d'échelle" et "générer une croissance durable".

Les objectifs à moyen terme sont confirmés, à savoir, un afflux net de capitaux annualisé de 3-6%, hors effets de change, un ratio coûts/revenus inférieur à 70%, hors effets d'intégration et de restructuration liés à BSI, et une marge opérationnelle "d'au moins 85 points de base par an". - (awp)



 

 
 



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