L'euro sous pression après le référendum catalan

lundi, 02.10.2017

L'euro, sous pression face aux autres grandes monnaies, s'est approché de son plus bas niveau depuis un mois. Les cambistes craignaient l'effet du vote sur l'indépendance de la Catalogne.

Les analystes s'inquiétaient par ailleurs des conséquences des interventions musclées des forces de l'ordre contre des catalans pour empêcher la tenue de cette consultation interdite. (Keystone)

L'euro a démarré la semaine sous pression face aux autres grandes monnaies, les cambistes craignant l'effet du vote sur l'indépendance de la Catalogne pour l'Espagne et la zone euro.

Vers 10h45, l'euro s'échangeait pour 1,1730 dollar, effaçant son rebond des dernières séances de la semaine précédente et s'approchant de son plus bas niveau depuis un mois atteint mercredi, à 1,1717 dollar pour un euro.

Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont a affirmé dimanche que les habitants avaient gagné "le droit d'avoir un Etat indépendant qui prenne la forme d'une République", séparé de la monarchie espagnole, tandis que 44 organisations, dont les principaux syndicats catalans et deux associations indépendantistes, ont appelé à une journée de grève générale et de mobilisations mardi en Catalogne.

"Le résultat de cet évènement est toujours très incertain car le vote a été déclaré illégal, ce qui explique que les marchés financiers sont davantage confus que paniqués", a résumé Kathleen Brooks, analyste chez Citi Index.

"Les tensions pourraient grimper si le gouvernement espagnol se voit contraint de ressaisir le contrôle administratif de la région", une option ouverte par la Constitution espagnole, a noté Lee Hardman, analyste chez Bank of Tokyo Mitsubishi, qui juge la réponse modérée des marchés appropriée.

Les analystes s'inquiétaient par ailleurs des conséquences des interventions musclées des forces de l'ordre contre des catalans pour empêcher la tenue de cette consultation interdite. Au moins 92 personnes ont été blessées parmi les 844 ayant "sollicité assistance sanitaire pendant la journée du référendum, en relation avec les charges des forces de police de l'Etat", selon le gouvernement régional.

"Le risque politique est exacerbé. Les grands partis espagnols s'opposent à la réaction de Mariano Rajoy (chef du gouvernement espagnol) à la situation catalane, et cela fait monter le risque d'une chute du gouvernement, qui est minoritaire", a noté Stephen Brown, analyste chez Capital Economics.

Vers 10h45, le taux des obligations souveraines espagnoles à dix ans grimpait à 1,691%, à son plus haut niveau depuis plus de deux mois et demi.(awp)


 

 
 

 
 

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