Ecrire, dessiner, nourrir, réinventer

jeudi, 28.11.2019

L’étonnement philosophique de Jeanne Hersch se remet au questionnement.

Pécub

Les sujets de notre actualité fébrile demandent des réponses dans l’urgence. Les rhétoriques philosophiques des Académies Officielles usent de leur histoire passée et ignorent les changements pourtant évidents. Certes certaines pensées se risquent à l’antiphilosophie, sans rassurer pour autant. Retour à notre éternel Socrate, et à notre immortel Nietzsche. Le dérisoire, l’illusoire, le réalisme, l’acceptation, l’abandon, comment continuer à cheminer avec l’espoir d’un nouveau jardin de vie ? Le renoncement philosophique ayant largement facilité la prise du pouvoir sur la pensé par la consommation dictée, faire avec audace table rase et tenter un nouveau départ. Ecrire, dessiner, nourrir le penseur qui le veut bien. Réinventer la philosophie aidera à réinventer la société humaine.

Lao Tseu, Léonard de Vinci, Nicolas Machiavel se mettent à la lecture, Planck, Stéphane Lupasco, Einstein, Hubert Reeves, Jean Rostand, et s’émerveillent. Ce monde nouveau rempli d’inquiétudes est truffé d’opportunités. Les repérer, s’en saisir, et inventer. Mieux vaut être bouffon à sa manière, que sage au gré des autres. Si tu penses comme la foule, alors tu ne penses pas. Ton expérience vaut mieux que la parole d’autrui. Ils nous l’on pourtant dit, alors quelle est cette flemme qui nous pousse irrésistiblement vers les solutions de facilité ? Comment voir le monde, comment ne pas voir le monde, comment refaire le monde ? La grande mutation.

L’homogénéisation progressive de l’esprit humain appauvrit la biodiversité de la pensée. Les électrons, les protons, les photons, les bosons, les pognons, bientôt plus que des neutrons. Le système est clos, enfermé dans ses théories et ses certitudes, la liberté en perte de vitesse risque bien de s’écraser dans la platitude, à moins d’un appel d’air cybernétique. Le rire du bouffon, qui constate et en rapporte au Roi. Les nouveaux philosophes travaillent à l’usine, sur les chantiers, dans les bureaux, ils sont vous et moi. Chacun de nous est prophète chez soi. La richesse viendra de la mise en cohésion. Le respect de l’autre en souverain. Communiquer par l’écriture, le dessin et le partage du pain.

Combien la fortune a de pouvoir sur les choses humaines et comment on peut lui résister. Cette entreprise que l’on voit aujourd’hui prospérer, quels événements adverses la feront demain s’effondrer ? Quel est le but que les entreprises visent, la gloire, la reconnaissance, la richesse, la pérennité, la santé du patient, la marge de confiance, le bonheur des collaborateurs, le libre-arbitre du management, le salaire des administrateurs, le dividende des actionnaires, l’éthique bio-planétaire, la responsabilité sociale, faire mieux et plus vite que la concurrence, appliquer les procédures, le hasard et la nécessité, l’anticipation créatrice, de tout un peu. Un prix Nobel de chimie.

La finance, c’est comme l’art et la science des choses de la vie, tout est dans la nuance.






 
 

AGEFI




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