Management de la motivation

vendredi, 10.01.2020

L’éternel questionnement du pourquoi des réalités de l’existence. Pourquoi une entreprise existe, pourquoi des humains y travaillent, pourquoi cela fonctionne, pourquoi cela dysfonctionne.

Pécub

L’objectif de l’entreprise est-il le même que celui des humains qui la font exister ? Quelles sont les composants de la relation entre l’entreprise et ses humains actifs ? Des bras, des mains, un cerveau, des yeux, des oreilles, du temps, du mouvement, en contrepartie d’un pouvoir d’achat ? A l’intérieur d’un corps d’humain, pourquoi le cœur, le foie, les poumons, les reins, le pancréas, l’estomac, l’intestin, le système cérébral, fonctionnent en harmonie et en cohésion sans poser de résistance ou de demande de récompense ? A l’intérieur d’un corps de moustique, incroyable assemblage de performantes nanotechnologies, pourquoi, tout participe à une même mission ? La survie.

Le questionnement sur la réalité de la survie a allumé ses incendies. Les moustiques naissent, les moustiques meurent, les moustiques s’adaptent, voyagent, évoluent, l’espèce demeure. Les humains sont-ils capables de faire comme le moustique ? Le moustique ne connait pas le questionnement sur la morale, sur le besoin de puissance, il fait son job et il disparait. Comme l’abeille, la fourmi, l’araignée, le cancrelat, la bactérie, l’amibe, l’arbre, le champ de blé, le microbe. Que fera l’espèce humaine pour demeurer ? Que feront les entreprises humaines pour demeurer ? Du juridique, de la finance, de la politique, de la compétition, de l’académique, de la certitude, de l’arbitraire ? De la motivation ?

L’étonnement humain face au non-besoin de puissance de la nature, son lâcher-prise non intellectualisé, sa non requête de salaire pour services rendus. L’humain transforme les arbres vivants en arbres morts et justifie son geste par le bénéfice monétique opérationnel. Une logique de sapiens. L’impasse, la fausse route, le chemin des vanités, les vertiges de l’abime, expériences utiles ou alors, circulez, il n’y a rien à voir ? Après l’intelligence artificielle, la motivation artificielle ?

Une nouvelle forme de pensée est impérative, question de survie de l’espèce dominante, ou plutôt de l’espèce prédatrice. Comment communique le rat de laboratoire avec son espèce en liberté ? Comment communiquent les insectes entre eux ? Courriers électroniques, réseaux sociaux, espace médiatique, téléphonie fixe et mobile ? En chinois, en américain, en russe ? Une vision sensorielle des réalités qui changent. Un temps d’acceptation, un temps d’adaptation, un temps de maturation. L’entreprise qui cultive le blé pour produire du pain et le manger reste un modèle pertinent en mode survie. Est-il en péril ?

A l’époque de Nicolas Machiavel, Lao Tseu, Léonard de Vinci, il n’était pas l’heure des questions sur les trous noirs, le big-bang, les univers infinis ; la pensée humaine était concentrée sur le travail aux champs et le développement d’outils pour la récolte. Simplement, naturellement.






 
 

AGEFI




...