L’EPFL rassemble ses compétences en systèmes intelligents

lundi, 11.05.2020

L’établissement polytechnique lausannoise a inauguré son Centre pour les systèmes intelligents. Un premier cas de coopérations entre les chercheurs s’incarne dans l’application Coughvid qui détecte la toux caractéristique de patients infectés par le Covid-19.

Colloques, école d’hiver et le financement d’un laboratoire conjoint pour les chercheurs postdoctoraux sont autant de projets de ce nouveau Centre pour les systèmes intelligents (CIS).

L’apprentissage automatique, les data sciences, la vision par ordinateur, les solutions cyberphysiques et la robotique: tous ces secteurs se retrouvent sous l’appellation de systèmes intelligents, soit des technologies qui visent à concevoir des solutions capables de prendre des décisions complexes et nuancées. L’Ecole polytechnique de Lausanne a inauguré aujourd’hui son Centre pour les systèmes intelligents (CIS), un pôle de promotion qui réunit tous les experts des précédemment domaines cités. Sa mission: mettre en réseau l’ensemble de ces chercheurs. «L’objectif du centre consiste à extraire les chercheurs de leur bureau et leur zone de confort, et à les inciter à réaliser des projets ambitieux et collaboratifs», décrit Jan Kerschgens, directeur exécutif du CIS.

Le CIS a été initialement imaginé pour unifier la Faculté des sciences et techniques (STI), la Faculté informatique et communications (IC) et la Faculté des sciences de base (SB). «Nous n’avons jamais vu trois facultés s’unir de la sorte pour promouvoir la recherche et le transfert des technologies sous le dénominateur commun des systèmes intelligents.» Colloques, école d’hiver et le financement d’un laboratoire conjoint pour les chercheurs postdoctoraux sont autant de projets de ce nouvel organe de l’université.

Dans un contexte international, le CIS intègre ELLIS, l’unité de l’EPFL qui s’inscrit dans une initiative européenne visant à réunir des experts en apprentissage automatique et en systèmes intelligents. De plus, ce nouveau pôle agira comme interface avec l’industrie, ainsi qu’avec des parties prenantes suisses et internationales, afin de nouer des partenariats.

Le coronavirus, source d’inspiration

Bien que l’inauguration du CIS se déroule dans le contexte morose de la pandémie de Covid-19, ses membres sont déjà en train réfléchir sur à des projets de recherche collaboratifs, notamment dans les domaines de la santé et de la médecine. Par exemple, David Atienza, professeur à la STI et membre du comité de pilotage du CIS, développe l’application Coughvid au sein de son Laboratoire de Systèmes Embarqués (ESL), en collaboration avec des étudiants des facultés STI, IC et SB. Cette application vise à identifier la toux sèche caractéristique d’un patient Covid-19 en utilisant l’intelligence artificielle pour analyser les ondes sonores. Elle est née d’une discussion au CIS sur la manière d’utiliser les outils intelligents pour venir en aide au système de santé suisse et, dans ce cas particulier, atténuer les effets de la pandémie.

L’application a récemment remporté l’un des meilleurs prix du hackathon suisse, LauzHack. David Atienza précise que l’équipe collabore actuellement avec le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), Unisanté et l’Hôpital universitaire de Berne (Inselspital) pour valider d’un point de vue médical le protocole du Coughvid. Cette collaboration illustre parfaitement la manière dont le CIS motive des experts externes à travailler avec des chercheurs de l’établissement: «L’EPFL peut profiter d’un centre tel que celui-ci lorsque se présentent des problèmes complexes à large échelle tels que la pandémie de COVID-19: puisque nous coopérons déjà dans le cadre du CIS, les collaborateurs viennent plus facilement nous consulter pour résoudre un problème.»






 
 

AGEFI



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