La guerre commerciale nuit à l'économie chinoise, selon Wilbur Ross

lundi, 07.01.2019

Les tarifs douaniers supplémentaires "ont certainement fait du mal à l'économie chinoise", a affirmé Wilbur Ross, secrétaire américain au Commerce.

Wilbur Ross a expliqué que le risque que l'économie américaine souffre de cet affaiblissement chinois était "très faible". (Keystone)

Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a reconnu lundi que le bras de fer commercial avec la Chine handicapait "assurément" l'économie chinoise et que cela était "attendu".

Les tarifs douaniers supplémentaires "ont certainement fait du mal à l'économie chinoise", a affirmé le ministre de Donald Trump sur la chaîne CNBC ajoutant que l'administration américaine ne se sentait "ni heureuse ni coupable" de ces conséquences.

"Nous nous attendions à ce que cela arrive", a-t-il ajouté, minimisant néanmoins le ralentissement de la deuxième économie mondiale.

"Ils passent de 8% de croissance à 6% ou moins, ce n'est pas une dépression du type des années 30", a encore commenté M. Ross. Il a aussi expliqué que le risque que l'économie américaine souffre de cet affaiblissement chinois était "très faible". "Notre économie est plus grosse que la leur", a-t-il résumé ajoutant que la Chine exportait bien plus vers les Etats-Unis que l'inverse.

M. Ross s'est par ailleurs montré relativement optimiste sur les négociations avec Pékin alors qu'une délégation américaine, menée par Jeffrey Gerrish, l'adjoint du Représentant américain au commerce, conduit depuis lundi des discussions dans la capitale chinoise.

"Il y a de bonnes chances qu'on parvienne à un accord raisonnable qui nous convienne ainsi qu'à la Chine concernant les échanges", a-t-il déclaré.

"C'est probablement la chose la plus facile à résoudre", a-t-il poursuivi notant en revanche que "les réformes structurelles seraient beaucoup plus ardues", notamment sur le respect des droits de propriété intellectuelle ou les questions d'accès au marché chinois.

Il a souligné que le plus difficile serait sans doute de mettre au point un mécanisme de vérification efficace pour s'assurer que les Chinois respectent les termes d'un éventuel accord.

Washington et Pékin ont décrété une trêve jusqu'au 2 mars dans la surenchère de leurs représailles tarifaires pour donner une chance à ces discussions. (ats)






 
 

AGEFI



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