La consommation occasionnelle d'alcool augmente

mardi, 30.10.2018

Les Suisses tendent à boire moins souvent de l'alcool, mais à en consommer occasionnellement de plus grandes quantités.

L'ivresse ponctuelle est très répandue en particulier chez les adolescents et les jeunes adultes.(keystone)

L'enquête sur la santé publiée mardi par l'Office fédéral de la statistique montre que les Suisses consomment occasionnellement de plus grandes quantités d'alcool.

En 2017, 82% de la population consommait de l'alcool. La part des abstinents est restée plus ou moins stable depuis 1992. Par contre, la proportion des consommateurs quotidiens a baissé de 20% à 11%.

Cette baisse ne concerne toutefois pas toutes les classes d'âge. La part des consommateurs quotidiens d'alcool est la plus élevée chez les personnes de 65 ans et plus et n'a pratiquement pas changé depuis 1992.

L'ivresse ponctuelle (au moins quatre verres en quelques heures pour les femmes, cinq pour les hommes) est quant à elle très répandue en particulier chez les adolescents et les jeunes adultes.

Entre 2007 et 2017, la part des personnes présentant une consommation occasionnelle d'alcool à risque au moins une fois par mois a augmenté de 19% à 24%. Elle a même doublé chez les jeunes femmes, passant de 12% à 24%.

Fumeurs stables

Pour le reste, l'enquête montre que la part des fumeurs est restée stable, à 27% environ, ces dix dernières années. Elle est la plus élevée (35%) chez les hommes de 15 à 44 ans.
La proportion des personnes qui pratiquent régulièrement une activité physique a augmenté depuis 2002 (de 62% à 76%). Elle est particulièrement marquée chez les femmes.

Deux tiers de la population font en outre attention à leur alimentation et 21% suivent les recommandations alimentaires concernant la consommation de fruits et légumes. C'est davantage le cas des femmes que des hommes (28% contre 15%).

Moins de viande

La consommation de viande a diminué depuis 1992, en particulier chez les femmes. Après plusieurs augmentations, la part des personnes en surpoids ou obèses est quant à elle restée au même niveau entre 2012 et 2017 (42%). Les personnes qui ne sont pas allées au-delà de l'école obligatoire sont proportionnellement plus nombreuses à souffrir d'obésité que celles qui ont une formation supérieure.(awp)






 
 

AGEFI



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