UBS ajuste ses prévisions de croissance pour la Suisse

mardi, 22.11.2016

Les spécialistes d'UBS, optimistes pour la croissance mondiale, ont légèrement ajusté leurs prévisions pour l'économie suisse.

L'établissement table désormais cette année sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,5%, contre 1,4% dans les précédentes estimations.

Les spécialistes d'UBS, optimistes pour la croissance mondiale, ont légèrement ajusté leurs prévisions pour l'économie suisse. L'établissement table désormais cette année sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,5%, contre 1,4% dans les précédentes estimations.

Les projections pour 2017 ont par contre été maintenues à 1,3% et pour 2018 elles ont été établies à 1,6%, selon des documents d'UBS publiés mardi.

"La Suisse a étonnement bien résisté, malgré l'appréciation du franc", a jugé Daniel Kalt, économiste en chef chez UBS. Mais ce qui importe à l'économie helvétique, fortement dépendante de ses exportations, est une solide croissance des pays industrialisés, a-t-il nuancé lors d'une conférence de presse.

De fait, la banque aux trois clés pronostique que la croissance mondiale devrait accélérer de 3,1% cette année et monter à 3,5% l'exercice suivant, puis à 3,6% en 2018. Du côté positif de la balance, les Etats-Unis devraient voir leur PIB croître de 1,5% en 2016, avant d'accélérer de 2,4% et de 2,5% les deux années suivantes.

Le programme d'investissement de 1000 mrd USD sur dix ans promis par le président élu Donald Trump, associé à une baisse des charges fiscales, devrait soutenir l'économie américaine, déjà en bonne santé, ont estimé les économistes d'UBS.

Selon Mad Pedersen, responsable mondial de l'allocation d'actifs chez UBS, "les investissements aux Etats-Unis sont tombés à un niveau tellement bas, qu'ils ne peuvent encore baisser plus". Le marché du travail a quant à lui quasiment atteint le plein emploi et les salaires remontent. Enfin, les prix de l'immobilier progressent, alors que les coûts de financement demeurent bas, a énuméré M. Pedersen.

La zone euro est pur sa part créditée d'une croissance de respectivement 1,6%, 1,3% et 1,2% entre 2016 et 2018. Les économistes d'UBS ont cependant averti des nombreuses incertitudes qui jalonnent l'année prochaine avec des élections en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. - (awp)


 

 
 



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