Un Suisse sur quatre prêt à utiliser les fintechs

lundi, 24.02.2020

Les services bancaires mobiles gagnent du terrain en Suisse, selon une étude du cabinet Bain & Company.

SG

La Banque cantonale de Zurich possède avec Raiffeisen la clientèle la plus fidèle. (Keystone)

La banque mobile se répand de plus en plus en Suisse, les smartphones et les tablettes devenant la plaque tournante des transactions bancaires. En 2019, le canal mobile a été utilisé pour la plupart des interactions courantes entre les Suisses et leur institution financière. C'est ce qui ressort de l'étude menée par le cabinet de conseil en gestion Bain & Company, qui a interrogé 134.000 clients de banques au niveau mondial, dont 1900 en Suisse. 

Avec un taux de 26%, la fidélité des clients "Mobile First" en Suisse est supérieure d'un quart à celle des titulaires de compte utilisant les canaux traditionnels. Un Net Promoter Score (NPS) - qui mesure la fidélité des relations clients d'une entreprise - élevé a des conséquences économiques immédiates. Selon l'étude, les clients fidèles possèdent davantage de produits de leur banque, achètent plus fréquemment des produits financiers supplémentaires et changent moins fréquemment d'établissement. 

En Suisse, la banque Raiffeisen et la Banque cantonale de Zurich possèdent la clientèle la plus fidèle. Dans l'ensemble du secteur, cependant, le NPS a légèrement diminué en 2019. "Les attentes des clients sont de plus en plus grandes", explique Dirk Vater, partenaire de Bain & Company. En ce qui concerne la tendance à la banque mobile, il souligne encore que "les banques devraient constamment élargir leur offre numérique". 

La jeune génération fait confiance aux géants de la tech

Les Suisses se montrent de plus en plus ouverts à l'utilisation des nouvelles technologies financières. Selon l'étude, environ un Suisse sur quatre se dit prêt à acheter un produit financier auprès d'une fintech. 30% seraient également ouverts aux offres de groupes technologiques établis. L'intérêt est particulièrement grand chez les 18-24 ans et les 25-34 ans, dont près de la moitié n'hésiteraient pas à effectuer des transactions financières par l'intermédiaire d'entreprises telles qu'Amazon, Facebook ou Google.

"Les offres bancaires correspondantes à celles des entreprises technologiques font encore défaut", observe l'expert de Bain & Company, Jens Engelhardt. "Mais la volonté des jeunes clients de changer d'établissements constitue un danger latent. Plus les institutions financières conçoivent leurs offres numériques de manière simple et convaincante, moins elles seront inquiètent face aux avancées de leurs nouveaux concurrents." 

Pour fidéliser davantage leurs clients, les banques traditionnelles doivent miser sur des services supplémentaires. Cela passe notamment par la coopération avec des partenaires externes, afin d'apporter une solution unique, même pour des transactions complexes telles que l'achat d'un bien immobilier. 76% des Suisses seraient intéressés par de telles offres. 






 
 

AGEFI



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