Etude: la prévoyance en tête des préoccupations des Suisses

mardi, 05.12.2017

Les revenus des retraités remplacent ainsi l'absence d'emploi, vainqueur des quatorze éditions précédentes de l'indice compilé par Credit Suisse sur la base d'un sondage réalisé par gfs.bern, au firmament des inquiétudes des Suisses.

Prévoyance vieillesse et perte d'emploi obtiennent tous deux le score arrondi de 44%, avec un avantage marginal pour la première source de préoccupation citée.(pixabay)

Les craintes autour de la prévoyance professionnelle arrivent en 2017 pour la première fois depuis 2003 de peu en tête du baromètre des préoccupations des Helvètes.

Les personnes interrogées affichent une confiance "étonnante" dans la pérennité de leurs postes de travail, quand bien même ils estiment les perspectives économiques plutôt troubles, souligne le rapport de la banque aux deux voiles.

Prévoyance vieillesse et perte d'emploi obtiennent tous deux le score arrondi de 44%, avec un avantage marginal pour la première source de préoccupation citée. Celle-ci réalise de surcroît un bon de 16 points de pourcentage alors que les soucis professionnels reculent de 12 points.

"Le refus dans les urnes au projet de réforme de l'AVS en 2020 n'a pas vraiment contribué à apaiser les craintes", explique Lukas Golder, co-directeur de l'institut de sondage bernois, cité dans l'étude. Le sujet de la prévoyance risque de s'imposer comme une thématique sociétale, anticipe encore le responsable.

L'étranger fait moins peur

La question sur les étrangers complète le podium du trouillomètre 2017, en recul toutefois de 8 points sur deux ans. Les craintes autour des migrants et des requérants d'asile ont fondu dans le même temps de 16 points à 19%, pour s'établir en sixième position. Plus de trois citoyens sur quatre, principalement côté romand, plébiscitent toutefois les contingents pour les étrangers.

Les Suisses continuent par ailleurs à se distinguer de leurs voisins par leur confiance élevée dans leur gouvernement. Le Conseil fédéral obtient ainsi un score de 60%, alors que la moyenne pour les pays de l'OCDE s'établit à 42%.

Reste que neuf institutions sur dix ont perdu des plumes, à commencer par l'armée et la Banque nationale suisse (BNS).

Organisations syndicales et patronales n'échappent pas non plus à la crise de confiance, tout comme les médias dans leur ensemble. A l'inverse, le Tribunal fédéral grappille encore un point pour dégager un score de 66%. Les banques s'envolent du quinzième au second rang avec 61%.

La fierté d'être Suisse a encore gagné en ampleur pour atteindre désormais 90%, grâce à une poussée des électeurs de gauche et du centre.(awp)


 

 
 

 
 

Agrandir page UNE

agefi_1970-01-01_jeu_01



...