Conseil fédéral: dernières auditions devant les partis avant le jour-J

mardi, 04.12.2018

Les quatre candidats au Conseil fédéral vont encore être interrogés par le PS, le PLR, le PDC et le PBD avant le jour-J.

Viola Amherd et Karin Keller-Sutter font figure de favorite. (Keystone)

Karin Keller-Sutter, Hans Wicki, Viola Amherd et Heidi Z'graggen terminent ce mardi leurs auditions devant les partis, à la veille de l'élection au Conseil fédéral. Si les jeux sont quasiment faits pour le PLR, le match paraît beaucoup plus ouvert pour le PDC.

Après l'UDC, les Verts et les Vert'libéraux mardi dernier, c'est au tour du PS, du PLR, du PDC et du PBD d'interroger les quatre candidats.

Vendredi, seule l'UDC a dévoilé ses cartes: elle soutiendra la conseillère d'Etat PDC uranaise Heidi Z'graggen et la conseillère aux Etats Karin Keller-Sutter (PLR/SG). Toutes deux ont récolté l'adoubement de 38 parlementaires. Le conseiller aux Etats Hans Wicki (PLR/NW) a obtenu 16 voix. Et la conseillère nationale Viola Amherd (PDC/VS) 10 voix. Sur 74 élus UDC, 55 ont participé au vote.

Le PVL a seulement signalé qu'il s'engagerait pour renforcer la place des femmes au Conseil fédéral. Il privilégiera les candidats qui défendent la protection climatique et la politique européenne. Quant aux Verts, ils ont réservé leur réponse jusqu'à ce mardi.

Keller-Sutter et Amherd en tête

Dans la presse du dimanche, certains observateurs se sont livrés à quelques pronostics. L'élection devant départager Viola Amherd et Heidi Z'graggen s'annonce plus ouverte. En sus de soutiens à droite, l'Uranaise pourrait jouer la carte environnementale pour grappiller des voix à gauche.

Urs Altermatt donne quant à lui un avantage à la Valaisanne: "L'histoire des élections au Conseil fédéral confère à Mme Amherd, vice-présidente du groupe, l'avantage décisif d'une 'insider'".

La PLR st-galloise Karin Keller-Sutter n'a elle guère à craindre des stratégies qui seront élaborées pendant la "nuit de longs couteaux", selon l'historien. M. Wicki a le "rôle du candidat alibi", a-t-il résumé crûment.

L'élection d'au moins une deuxième conseillère fédérale relève du devoir politique dans l'air du temps. Le PLR se voit davantage confronté à cette demande puisqu'aucune conseillère fédérale portant ses couleurs n'a été élue au gouvernement depuis la démission d'Elisabeth Kopp en 1989. (awp)






 
 

AGEFI



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