Les prix du pétrole vers une semaine de baisse record

vendredi, 13.03.2020

Les prix du pétrole affichaient une hausse de plus de 4% vendredi ce qui ne devrait pas suffire à effacer les pertes de la semaine.

Les prix du pétrole souffrent aussi bien de la situation du côté de l'offre que du côté de la demande.(Keystone)

Les pertes de la semaine sont les pire depuis une décennie sous l'effet d'une guerre des prix entre l'Arabie saoudite et la Russie et de la pandémie de coronavirus. Les cours du brut ont cédé près de 2% dans les premiers échanges en Asie vendredi avant de mettre le cap en hausse après des frappes américaines contre un groupe pro-iranien en Irak, pays producteur de pétrole et membre de l'Opep, susceptibles de réduire la production.

Le baril américain de West Texas Intermediate (WTI) s'affichait en hausse de 4,03% à 32,77 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 3,85% à 34,5 dollars vers 8H30 GMT.

Malgré ce rebond, les prix des deux contrats étaient en baisse de plus de 20% cette semaine et se dirigeaient vers leur pire semaine depuis la crise financière de 2008.

Ils ont notamment encaissé lundi leur pire chute depuis la guerre du Golfe en 1991, avec un plongeon d'environ 25%.

Les prix du pétrole souffrent aussi bien de la situation du côté de l'offre, avec plusieurs géants pétroliers comme l'Arabie saoudite et la Russie qui se sont lancés dans une guerre des prix, que du côté de la demande, touchée de plein fouet par la crise sanitaire.

L'annonce surprise mercredi par le président américain Donald Trump de la suspension pour 30 jours de l'entrée aux Etats-Unis de tout étranger ayant séjourné en Europe afin d'endiguer la pandémie de nouveau coronavirus a achevé de semer la panique sur le marché.

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, deux alliés majeurs au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ont en outre accentué cette semaine la bataille qu'ils livrent à la Russie en annonçant qu'ils pourraient inonder les marchés mondiaux d'or noir.

"L'ampleur de la dégringolade des prix du brut va contraindre les économistes et les analystes à réviser leurs prévisions de croissance, et aussi accentuer la pression sur les banquiers centraux pour baisser les taux", a observé Phillip Futures dans une note.

Jeudi, les mesures d'urgences dévoilées par les banques centrales n'ont pas apaisé les craintes sur l'impact économique du virus et les marchés d'actions mondiaux ont essuyé leur pire session depuis des décennies voire leur histoire.

La débâche s'est poursuivie sur les marchés asiatiques vendredi avec une baisse des actions.(awp)






 
 

AGEFI



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