La Morning note de Mirabaud Securities

vendredi, 10.03.2017

Les principaux indices américains ont fini sans aucune tendance hier dans l’attente des chiffres de l’emploi américain de février cet après-midi. La Morning note de Mirabaud Securities.

Alors que la séance se dirigeait vers un rebond technique probant, les propos du secrétaire au Trésor américain Steven T. Mnuchin concernant la prise de mesures extraordinaires pour éviter un blocage lors de la renégociation du plafond de la dette le 15 mars prochain ont refroidi les investisseurs.

Au-delà de la suspension de la vente de bons aux municipalités qui sera effective mercredi, il est probable que le Trésor utilise d'autres mesures exceptionnelles afin de libérer un certain volume d'emprunt avant de toucher le plafond autorisé.

Ceci laissant bien évidemment penser que les futures réformes de Donald Trump pourraient être retardées ou même repoussées….

Rappelons que selon le Trésor, la dette théoriquement soumise à une limite légale s'élève à près de 19’900 milliards de dollars.

Cinq des 11 grands indices sectoriels S&P ont fini en hausse, avec en tête la santé (+0,60%) et l'énergie (+0,59%).

Le secteur bancaire a été mis sous pression tout au long de la séance après les déclarations du président américain concernant le fait qu’il allait restaurer le Glass-Steagall (loi promulguant une séparation des activités dans le secteur de la banque).

Au niveau macroéconomique on a pris connaissance d’un ralentissement de la progression des prix à l'importation en février et d’une augmentation plus forte que prévu des inscriptions hebdomadaires au chômage.

Les cours du pétrole ont nettement baissé pour finir au plus bas depuis la fin 2016, poursuivant une chute engagée la veille dans un contexte d'inquiétudes renouvelées sur une offre élevée.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,597%, contre 2,554% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,185%, contre 3,146% précédemment

C’est la neuvième séance consécutive de hausse pour le 10 ans américain ce qui ne s’était pas vu depuis 43 ans !

Les futures sur l’Or sont en baisse pour le 8ème jour consécutif ce qui ne s’était pas vu depuis mai 2016.

Notons pour l’anecdote que le Bitcoin en dollar (notre pari spéculatif de décembre 2016 pour 2017) est revenu à parité avec l’Or.

Signalons finalement que l'investisseur Bill Gross a mis en garde contre la tentation de se ruer sur les actions ou sur les obligations d'entreprises en raison de la possibilité que Donald Trump ne parvienne pas à mettre en œuvre ses promesses de soutien à la croissance économique (ce qu’il considère comme un « mirage Trump »).

Statistiques américaines

Il y avait hier quelques statistiques économiques importantes, notamment sur l’emploi, voici ce que nous avons relevé :

Hausse des demandes d’allocations chômage. - Le nombre d'actifs américains effectuant une première demande d'allocation chômage a augmenté la semaine dernière, après être tombé à son niveau le plus bas depuis 44 ans la semaine précédente. En détail, le nombre de premières demandes d'allocations chômage dans le pays a crû de 20.000 au cours de la semaine qui s'est terminée le 4 mars, à 243’000.

Ce nombre s'était établi à 223’000 la semaine précédente, son niveau le plus bas depuis mars 1973. Le consensus tablait sur 238’000 premières demandes d'allocations chômage.

La moyenne mobile sur quatre semaines, qui lisse la volatilité de ces données, a crû de 2’250 la semaine dernière, pour ressortir à 236’500.

Intéressant de noter que le rapport publié indique également que le nombre de personnes percevant une allocation chômage depuis plus d'une semaine s'est inscrit en baisse de 6’000, à 2'058’000, lors de la semaine qui s'est terminée le 25 février.

Ralentissement des prix à l’importation. - Les prix des produits importés aux Etats-Unis ont ralenti leur progression en février du fait d'un repli des prix du fioul importé. En détail, ils ont avancé de 0,2% après une hausse de 0,6% le mois d'avant. Sans les prix de l'énergie, qui ont perdu 0,7%, les prix à l'importation ont augmenté de 0,3%. Sur un an, les prix à l'importation ont gagné 4,6%, leur plus forte avancée depuis quatre ans.

Hors énergie, les prix des produits importés ne sont en hausse que de 0,5%. Par grands types de produits en février, les prix des produits alimentaires ont renchéri de 1%, ceux de matériaux industriels de 0,6% tandis que ceux des automobiles sont restés stables.

Par origine géographique, les prix européens sont en recul de 0,2% leur plus forte chute depuis décembre 2015. Les prix chinois sont revenus dans le vert pour la première fois depuis décembre 2014, augmentant faiblement de 0,1% tandis que les prix japonais ont stagné.

Les prix du Canada ont grimpé de 0,6%.

Le ministère a par ailleurs indiqué que les prix américains à l'exportation avaient progressé de 0,3% en février après +0,2% le mois d'avant.

La réunion de la BCE

La très attendue réunion de la banque centrale européenne (BCE) avait lieu hier après-midi. Le président Mario Draghi était attendu au tournant face à la pression allemande et la récente amélioration de la diffusion du crédit en zone euro. Synthèse et analyse sous forme de questions/réponses.

Quels ont été les faits principaux ? - La Banque centrale européenne (BCE) a laissé sa politique monétaire inchangée, maintenant le niveau de ses taux directeurs et confirmant une baisse du montant mensuel de ses rachats d'actifs le mois prochain dans le cadre de son programme d'assouplissement quantitatif. Le taux de refinancement reste à zéro, le taux de la facilité de dépôt à -0,40% et le taux de prêt marginal à 0,25%. Comme annoncé en décembre, ses rachats d'actifs passeront de 80 milliards à 60 milliards d'euros le mois prochain.

Qu’en est-il de l’inflation ? - La BCE a revu à la hausse sa prévision d'inflation pour cette année afin d'intégrer l'augmentation des cours du pétrole et elle a relevé la majeure partie de ses autres prévisions de croissance et d'inflation. L'inflation dans la zone euro devrait cependant rester, jusqu'en 2019 au moins, inférieure à son objectif d'un peu moins de 2% en rythme annuel.  

La BCE prévoit désormais 1,7% d'inflation cette année, soit 0,4 point de plus qu'en décembre. Elle s'attend toutefois à ce que l'accélération de la hausse des prix soit temporaire, l'effet de base de la hausse du pétrole s'estompant peu à peu en fin d'année. L'inflation devrait ainsi revenir à 1,6% en 2018 puis remonter à 1,7% en 2019.

Qu’en est-il de l’inflation sous-jacente ? - Le président de la BCE note que les mesures de l'inflation sous-jacente sont toutefois restées basses et il est attendu qu'elles n'augmentent que graduellement à moyen terme, soutenues par nos mesures de politique monétaire.

Le Qe peut-il … augmenter ? - Le président de la BCE a confirmé que si les perspectives devenaient moins favorables, ou si les conditions financières n’étaient plus compatibles avec de nouveaux progrès en direction d'un ajustement durable de la trajectoire d'inflation, la BCE serait prête à augmenter son programme d'achats en termes de taille et/ou de durée.

Quels sont les risques actuels ? - Les risques entourant les perspectives de croissance dans la zone euro sont moins prononcés mais demeurent orientés à la baisse et renvoient principalement à des facteurs globaux (Brexit, administration Trump). Cependant les indicateurs de confiance suggèrent que la reprise cyclique pourrait être en train de prendre de l'élan.

Quelle est cette fameuse phrase qui a été supprimée ? - La suppression d’une phrase a redonné du baume au cœur des investisseurs. « En cas de besoin pour atteindre nos objectifs, le conseil des gouverneurs utilisera tous les instruments à sa disposition » (dans la déclaration d’introduction). Ceci signifie concrètement que le sentiment d'urgence n'est pas (plus) présent.

Quelles ont été les réactions de marché ? - Eurostoxx50 : hausse, Euro : hausse, 10 ans allemand : forte hausse.

Conclusion. - L’exercice de Mario Draghi devant la presse fut plutôt bien réussi. Tout en gardant son même discours prudent, le président de la BCE a fait passer un message de confiance et d’optimisme sur l’inflation et la reprise économique.

On ose imaginer que s’il n’y avait pas eu d’échéances politiques en zone euro (élections en France en mai et en Allemagne en septembre) le président de l’institution de Frankfurt aurait même été plus conciliant au niveau de la normalisation à laquelle nous assistons.

Emploi américain

Nous aurons l’occasion d’en parler dans notre Flash Spécial cet après-midi mais les chiffres de l’emploi américain seront extrêmement intéressants à suivre.

Non pas parce que nous pensons qu’il pourrait y avoir une surprise négative au niveau des créations d’emplois (nous tablons sur un chiffre important d’environ 200'000 créations à mettre entre autres sur le compte de la météo clémente qu’il a fait au mois de février) mais bien parce qu’il faudra aussi analyser les sous-indicateurs de l’emploi.

On se souvient que pour le mois de janvier, si on avait constaté une hausse du taux de participation à l’emploi (retour au niveau de septembre 2016) encourageante, la (faible) progression sur salaire horaire (ainsi que les révisions en baisse du mois de décembre) nous avait quelque peu inquiété.

Ces chiffres seront aussi intéressant à suivre car février 2017 est le « premier mois plein » du président Donald Trump (qui a pris ses fonctions le 20 janvier).

Pour mémoire, les créations de postes non-agricoles pour le mois de janvier 2017 étaient ressorties au nombre de 227’000, contre 180’000 de consensus de place. Le taux de chômage américain était par contre remonté à 4,8%, alors que le consensus tablait sur une stabilité à 4,7%.

Wishful thinking

Il est tout à fait normal à cette période de l’année d’assister à des révisions de croissance de la part des instituts de conjoncture et des organisations gouvernementales et non gouvernementales.

On l’a vu avec les prévisions de l’OCDE en début de semaine mais aussi avec l’institut allemand IfW. Ce dernier indique que la reprise économique en Allemagne devrait prendre de l'ampleur cette année, portée par une augmentation des … investissements et des exportations.

Très concrètement, celui-ci prévoit une croissance du PIB réel de 1,7% en 2017 et de 2% en 2018 (contre un gouvernement allemand qui table sur une hausse du PIB de 1,4% cette année).

Selon l’IfW toujours, la consommation privée en Allemagne devrait croître de façon moins prononcée en 2017 qu'en 2016, car l'inflation va atteindre près de 2% sous l'effet de la hausse des cours du pétrole.

Cette évolution devrait être compensée par les investissements dans les équipements industriels et les sites de production, ainsi que par la croissance de l'activité de construction.

Dans cette conjoncture économique favorable, les recettes fiscales de l'Etat devraient augmenter et l'excédent budgétaire atteindre environ 20 milliards d'euros cette année et l'an prochain.

Aujourd’hui

Aujourd’hui tous les yeux des investisseurs seront tournés vers la publication des chiffres de l’emploi américain (qui fera l’objet d’un flash spécial à ne manquer sous aucun prétexte !). Comme nous le rappelions mercredi, seul des créations d’emplois en dessous de 75'000 personnes pourraient faire douter la réserve fédérale américaine (Fed). Rappelons cependant que le consensus est placé à 200'000….

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin dans le sillage de la clôture américaine et suite à une conférence de presse plutôt bien maitrisée de la part du Président de la BCE, Mario Draghi. Ce sont les chiffres de l’emploi américain qui devraient bien évidemment animer la tendance du jour.

La Grèce et ses créanciers internationaux ont réalisé des progrès dans leurs discussions sur leur versement d'une nouvelle tranche d'aide au pays dans le cadre du plan de sauvetage en cours, mais il faudra d'autres réunions la semaine prochaine pour parvenir à un accord, a déclaré le Mécanisme européen de stabilité.

Le patrimoine net des ménages aux Etats-Unis a atteint le niveau record de 92.800 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016, grâce à la progression des cours des actions et à l'augmentation des prix de l'immobilier. Ces deux éléments ont contribué à hauteur de 2.000 milliards de dollars à l'accroissement du patrimoine des ménages sur la période. La hausse du marché d'actions américain a été le plus important facteur d'enrichissement, avec un apport de 728 milliards de dollars au cours des trois derniers mois de l'année 2016, selon les données publiées par la Réserve fédérale (Fed).

Les conservateurs de la chancelière allemande Angela Merkel perdent deux points dans un récent sondage mais sont toujours légèrement en tête des intentions de vote pour les élections législatives de septembre prochain. Selon cette enquête Infratest dimap pour les chaînes de radiodiffusion publiques ARD, le Parti social-démocrate de Martin Schulz obtiendrait 31% des suffrages si le scrutin avait lieu maintenant, soit trois points de plus que lors du précédent sondage, tandis que les chrétiens-démocrates de la CDU et leurs alliés bavarois de la CSU sont à 32% des intentions de vote. Le sondage fait également ressortir une remontée de cinq points de la cote de popularité d'Angela Merkel à 60%, à son plus haut niveau depuis septembre 2015. Celle de Martin Schulz, nommé candidat du SPD en début d'année, recule de trois points à 52%

La Grande-Bretagne et l'Union européenne sont prêtes à passer aux négociations sur les conditions de leur divorce, a déclaré la Première ministre britannique, sans donner d'indication précise quant à la date à laquelle elle engagera la procédure de Brexit proprement dite. "Nos partenaires européens m'ont dit clairement qu'ils souhaitaient passer à la phase des négociations, et je le souhaite aussi. Il est temps d'enclencher le retrait de l'Union européenne", a dit Theresa May lors d'une conférence de presse à Bruxelles, où elle a pris part à son dernier sommet européen avant d'invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne, étape cruciale pour quitter l'UE. Theresa May a confirmé qu'elle invoquerait cet article d'ici la fin du mois, sans plus de précisions.

Energie / Utilities   
►    ENGIE, à travers ses filiales ENGIE Green, La Compagnie du Vent, la CNR et Solairedirect, vient de remporter 10 projets photovoltaïques en France représentant 78 MW de puissance installée dans le cadre d'un appel d'offres organisé par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Avec ces projets supplémentaires, ENGIE conforte sa position de leader dans le photovoltaïque en France avec, à fin 2016, une capacité installée de 522 MW.
►    Repsol a annoncé avoir découvert un gisement de pétrole en Alaska d'environ 1,2 milliard de barils de brut "récupérables". Un porte-parole joint par l'AFP a précisé qu'il s'agissait de la plus importante découverte d'hydrocarbures de la compagnie espagnole depuis le gisement de gaz de Perla au Venezuela, en 2009.

Prix du baril
►    Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin suite à 2 jours de très faible baisse.

Industrie / Minières / Automobile
►    Standard & Poor's a confirmé les ratings de crédit de LafargeHolcim "BBB/A-2" et la perspective "stable". Le groupe a livré des résultats 2016 conformes aux attentes et la profitabilité devrait encore s'améliorer cette année, selon le commentaire des analystes. Les chiffres clés pour la capacité de crédit sont restés plutôt à la limite inférieure des attentes de S&P, en raison de retards dans la cession de certaines unités. Si ces désinvestissements sont réalisés cette année, les chiffres clés s'amélioreront nettement.
►    Le président français François Hollande a appelé à la prudence LafargeHolcim, qui pourrait contribuer à bâtir le mur anticlandestins promis par Donald Trump à la frontière mexicaine.
►    Faurecia va ouvrir une usine à Fort Wayne, dans l'Indiana, aux Etats-Unis. La division FCM (Faurecia Clean Mobility, le nouveau nom de la division échappements) va consacrer 4 millions de dollars au projet et embaucher une centaine de personnes. L'usine couvrira une surface d'un peu moins de 13.000 m2.
►    Ed Bastian, le directeur général de Delta Air Lines, s'est dit optimiste pour les performances financières de son groupe en 2017 et il a ajouté s'attendre à rencontrer bientôt Warren Buffett, devenu depuis peu le principal actionnaire de la compagnie aérienne.
►    Le missilier MBDA et Lockheed Martin devraient s'allier pour gérer le programme de missiles anti-missiles allemand MEADS (Medium Extended Air Defense System), appelé à remplacer le fameux "Patriot" américain qui équipe actuellement la Bundeswehr. L'Agence Reuters évoque une coentreprise à parité pour porter ce projet de 4 milliards d'euros.

Financières
►    Les trois principaux actionnaires de Deutsche Bank, qui détiennent ensemble près de 20% du capital de la banque allemande, devraient soutenir sa nouvelle augmentation de capital, ont dit à Reuters plusieurs sources proches du dossier, malgré la défiance des petits actionnaires à l'égard du plan de redressement dévoilé dimanche.
►    American International Group a annoncé le prochain départ de son directeur général Peter Hancock, dont la position a été un peu plus fragilisée récemment aux yeux des investisseurs, en premier lieu Carl Icahn, par le creusement de ses pertes.
►    Monte dei Paschi di Siena a annoncé que son conseil d'administration avait donné son feu vert à son plan de restructuration, qui doit encore recevoir l'aval des autorités européennes et ouvrira alors la voie à une recapitalisation par l'Etat. La banque la plus ancienne du monde encore en activité s'était résolue en décembre à demander le soutien de l'Etat après l'échec d'une augmentation de capital de cinq milliards d'euros. Son besoin de fonds propres a depuis été évalué à 8,8 milliards d'euros par la Banque centrale européenne (BCE) et on s'attend à ce que l'Etat injecte 6,6 milliards d'euros, pour une participation d'environ 70% dans la banque de Sienne.

Informations et Technologies
►    Klepierre va sortir de la composition du CAC 40, alors que la société de services informatiques Atos s'apprête à intégrer l'indice phare de la Bourse de Paris, a annoncé Euronext, dans un communiqué.
►    Havas a annoncé qu'il mettait fin à son organisation en deux divisions, l'une de création et l'autre de média, dans le cadre de son plan stratégique d'intégration et de régionalisation de ses activités lancées en 2013. Jusqu'à présent, le groupe Havas était organisé en deux divisions, Havas Creative Group, qui rassemble Havas Worldwide (ex-Euro RSCG) et d'autres agences de communication, et Havas Media Group (publicité, marketing, événements sportifs, etc.).
►    Mobilezone a dégagé en 2016 un bénéfice net en hausse de 17% sur un an à 36,1 mio CHF. L'Ebit a bondi de 20% à 48,5 mio CHF, mais la marge correspondante a baissé à 4,5%, après 4,7%. Le dividende proposé est resté inchangé à 0,60 CHF par action. Le chiffre d'affaires net a augmenté de 27% pour s'établir à un record de 1,09 mrd CHF, a indiqué la société dans un communiqué. Dans le segment Commerce, le chiffre d'affaires a crû de 29% à 1,01 mrd et l'Ebit de 46% à 40,6 mio. Dans la division Services, le chiffre d'affaires s'est amélioré de 2,6% à 75,5 mio CHF et l'Ebit est monté de 6,6% à 8,1 mio. Sur les sites de vente, le nombre de collaborateurs a légèrement augmenté en Suisse et en Allemagne, mais le nombre global d'équivalents plein temps a été ramené à 878, contre 918 un an auparavant. Pour 2017, l'entreprise n'a pas communiqué d'objectifs chiffrés. La direction prévoit de pouvoir poursuivre sur la voie empruntée en 2016, qui lui a permis de dégager de "très bons résultats".

Consommation
►    La banque HSBC a baissé ce matin sa recommandation sur Carrefour d’Achat à Conserver (l’objectif de cours passe de 28 à 25 euros)

Pharmaceutique
►    DBV technologies annonce la fin du recrutement des enfants allergiques à l'arachide dans l'étude REALISE
►    IVF Hartmann a dégagé en 2016 un bénéfice net en hausse de 2,2% à 16,4 mio CHF. L'Ebit a été relevé de 4,1% à 19,7 mio CHF. Le conseil d'administration proposera un dividende de 2,40 CHF par action au titre de l'exercice écoulé, après 2,30 CHF l'année précédente. Le chiffre d'affaires a augmenté de 1,8% à 134,7 mio CHF. Corrigée du recul des prix, la croissance des volumes s'est élevée à 4%, après 2,6% l'année précédente, a indiqué l'entreprise dans un communiqué. La direction n'a pas communiqué de perspective concrète pour 2017. Elle ne prévoit pas de relâchement de la pression sur les coûts dans le domaine de la santé en Suisse, estimant même que celle-ci pourrait s'intensifier dans certains segments. Elle dit cependant être confiante de pouvoir augmenter à moyen terme sa croissance, dans le cadre de sa stratégie 2020. IVF Hartmann voit du potentiel dans le segment des établissements médico-sociaux (EMS) pour personnes âgées et les foyers pour handicapés.



 

 
 



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