La morning note de Mirabaud Securities

lundi, 13.03.2017

Les principaux indices américains ont fini en légère hausse vendredi suite à une solide statistique concernant l’emploi américain. Le consensus évalue maintenant à près de 100 % une hausse des taux d’intérêt d’un quart de point ce mercredi. La tendance a néanmoins été ralentie par une nouvelle baisse du prix du baril de pétrole.

Les principaux indices américains ont fini en légère hausse vendredi suite à une solide statistique concernant l’emploi américain. Le consensus évalue maintenant à près de 100% une hausse des taux d’intérêt d’un quart de point ce mercredi. La tendance a néanmoins été ralentie par une nouvelle baisse du prix du baril de pétrole.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a perdu 0,49%, le S&P a cédé 0,44% et le Nasdaq Composite a reculé de 0,15%. Le S&P et le Nasdaq Composite ont ainsi interrompu une série de six semaines de suite dans le vert. Le Dow Jones a connu sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis le début de l’année. Finalement, le secteur des petites capitalisations (small caps) a connu sa pire semaine depuis septembre 2016.

Au niveau des secteurs, les valeurs financières ont connu leur plus mauvaise semaine depuis 2 mois.

Les cours du pétrole ont baissé dans le sillage d'une semaine catastrophique, qui les a fait retomber au plus bas de l'année face à la prise de conscience d'une offre toujours élevée. Les investisseurs ont encore pris connaissance d'une nouvelle hausse du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, selon le décompte hebdomadaire du groupe privé Baker Hughes.

Le prix du baril de pétrole connait sa plus mauvaise semaine depuis l’élection présidentielle américaine.

Au niveau des métaux précieux, l’Or et l’Argent ont aussi vécu leur pire semaine depuis l’élection de Donald Trump.

Comme il est de coutume dernièrement lorsque le consensus est unanime concernant une hausse de taux, le dollar s’est affaiblit face à un panier de devises. Le dollar est notamment passé au-dessus des 1.07 face à l’euro, soit son niveau d’il y a un mois.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,575%, contre 2,607% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,162%, contre 3,188% précédemment.

Concernant les monnaies, si le dollar a poursuivi sa baisse face à un panier de devises et notamment l’euro, signalons que la Securities and Exchange Commission (SEC) a rejeté une demande d'homologation de ce qui aurait été le premier ETF américain retraçant l'évolution du bitcoin.

La devise virtuelle a perdu jusqu'à 18% immédiatement après cette décision.

Finalement, pour revenir aux taux d’intérêt américain, si le consensus table logiquement à 100% sur une hausse des taux mercredi soir, signalons qu’il parie aussi à 50% sur une hausse des taux en juin 2017. Les stratégistes de la banque Goldman Sachs vont même plus loin en pariant sur 3 hausses de taux en 2017 (mars, juin et septembre).

Statistiques américaines

Au-delà des statistiques de l’emploi américain (n’hésitez pas à nous demander notre Flash Spécial de vendredi !) il y avait aussi l’importante statistiques concernant le déficit budgétaire américain :

•    Déficit stable mais pour des raisons saisonnières… Le déficit budgétaire des Etats-Unis est resté stable en février. Le déficit au cours du 5ème mois de l'exercice budgétaire 2017 s'est établi à 192 milliards de dollars contre 193 milliards un an plus tôt, en données brutes. En données ajustées des variations de calendrier, il s'établit à 181 milliards, en retrait de 6%.

Selon le Trésor américain, ce repli en données brutes s'explique par des retards observés dans les remboursements d'impôts cette année alors que les services fiscaux (IRS) ont pris davantage de mesures pour vérifier les déclarations fiscales. Ce retard dans les versements de trop-perçus, alors que les impôts sont prélevés à la source aux Etats-Unis, provoque donc un surplus temporaire de recettes. Historiquement le mois de février est en général en déficit car il ne comprend pas de rentrées fiscales importantes.

Les recettes en données brutes se sont élevées à 172 milliards de dollars en progression de 2% tandis que les dépenses, à 364 milliards de dollars, sont en hausse de 1%, par rapport à la même période de l'exercice précédent. Recettes comme dépenses sont à un record historique pour un mois de février, a précisé un responsable. Sur les cinq premiers mois de l'exercice budgétaire, le déficit atteint 349 milliards de dollars en retrait de 1% en données brutes. En données ajustées, il est en hausse de 8% à 380 milliards de dollars.

L'exercice budgétaire 2016, clos en septembre, avait terminé sur un déficit en nette hausse, sous l'effet d'une augmentation des dépenses de santé et de retraites. Il s'est établi à 587 milliards de dollars, repassant au-dessus de la barre des 3% du PIB, à 3,2% au lieu de 2,5% en 2015.

A politiques égales, le déficit budgétaire américain devrait continuer d'augmenter cette année, du fait de la progression des dépenses liées au vieillissement de la population.

L’échelle de Saffir-Simpson

Sans aller trop loin dans la réflexion, il est souvent intéressant de paraphraser l’évolution de Dame nature pour en tirer une conclusion économique.

À ce titre, l’échelle de Saffir-Simpson pourrait totalement traduire la phase économique dans laquelle nous sommes actuellement. Passage en revue.

Définition. - Formulée en 1971 par les Américains Herbert Saffir (ingénieur) et Robert Simpson (météorologue), l’échelle de Saffir-Simpson sert à graduer les cyclones, ouragan et typhons. Elle tient compte de la vitesse des vents, des dégâts possibles, de la pression barométrique et de l'augmentation du niveau de la mer.

En paraphrasant cette échelle on pourrait donc réussir à graduer les évènements économiques constituants l’ouragan qui va passer sur la planète (économique) en 2017.

Les catégories

  • Catégorie 1: 20 janvier 2017 : Investiture du 45ème président des Etats-Unis
  • Catégorie 2: 1er février 2017 : Réunion de la réserve fédérale américaine (Fed)
  • Catégorie 3 : 9 mars 2017 : Réunion de la banque centrale européenne (BCE)
  • Catégorie 4 : 10 mars : Publication des chiffres de l’emploi américain pour février
  • Catégorie 5 : 15 mars 2017 : -> Réunion de la réserve fédérale américaine (Fed), publication de l’inflation core aux Etats-Unis, négociation sur le plafond de la dette, élections législatives aux Pays-Bas


En l’espace de 24 heures, l’ouragan économique devrait perdre 1 catégorie

  • Catégorie 4 : 16 mars : Réunion de la banque d’Angleterre (BoE), de la banque du Japon (BoJ) et de la banque nationale suisse (BNS).

Ensuite l’ouragan devrait faiblir quelque peu durant presqu’un mois mais retrouver de la vigueur et repasser en catégorie 5 à la fin du mois d’avril (23 avril-7 mai) avec les deux tours de l’élection présidentielle en France.

Conclusion. - L’analyse de l’échelle de Saffir-Simpson nous conforte dans notre appel à la prudence du 2 mars 2017. L’actuel risk-reward étant trop faible pour que nous nous risquions à de quelconques paris spéculatifs. Nous referons le point à la fin de la semaine, lorsque les turbulences seront passées.

Les flux de la semaine

Vous le savez, nous aimons vous faire part chaque semaine de l’excellent rapport de la Bank of America Merrill Lynch concernant la variation des flux hebdomadaire.

Selon celui-ci, les souscriptions sur les fonds d'investissement en actions ont été près de trois fois plus élevés que ceux sur les produits de taux pour la semaine au 8 mars. Ceci permet donc à la collecte des fonds actions d’être légèrement supérieure à celle des fonds obligataires depuis le début de l'année.

En détail, on a appris que les fonds actions avaient enregistré une dixième semaine consécutive de souscriptions nettes pour un montant de 11,8 milliards de dollars, dont 15 milliards de collecte sur les gestions indicielles cotées mais 3,6 milliards de rachats sur les gestions dites actives.

Toutes les zones géographiques ont bénéficié de flux entrants, les fonds en actions américaines se taillant la part du lion avec 7,2 milliards de dollars d'entrées nettes, suivis par les fonds en actions japonaises (+1,2 milliard et une neuvième semaine consécutive de collecte nette), en actions européennes (un milliard) et en actions émergentes (700 millions).

La collecte sur les fonds actions totalise 82 milliards de dollars depuis le début de l'année et dépasse ainsi celle sur les fonds obligataires (80 milliards de dollars).

Cependant, comme le rappelle le rapport, depuis le début du rebond des Bourses mondiales en mars 2009 les fonds actions n'ont enregistré que 256 milliards de dollars d'entrées nettes contre 1’500 milliards pour les fonds obligataires.

Ces derniers ont connu une onzième semaine consécutive d'entrées nettes à hauteur de 4,6 milliards de dollars, principalement sur les fonds dédiés aux titres en catégorie d'investissement (+4,3 milliards de dollars) tandis que les fonds en obligations à haut rendement ont connu leur première semaine de décollecte en sept semaines (-2,7 milliards).

Les fonds en dette émergente ont enregistré des entrées nettes pour la sixième semaine consécutive (+2,1 milliards).

Finalement, les fonds dédiés aux métaux précieux, l'or principalement, ont subi des rachats à hauteur de 300 millions de dollars.

Et si c’était à cause du cycle des résultats d’entreprises ?

Les problèmes politiques ont largement occulté les résultats des entreprises ces six derniers mois.

Si nous vous parlions la semaine passée des conclusions des résultats du premier trimestre 2017 et des prévisions pour le prochain trimestre (n’hésitez pas à nous redemander notre étude), il semble qu’ils aient beaucoup plus d’importance sur le cycle boursier qu’il n’y parait.

Historiquement on constate en effet à l’approche de la saison des résultats une progression de la volatilité en parallèle avec les attentes des investisseurs. On peut ajouter à cela que le marché des actions progresse le premier mois du trimestre.

Historiquement toujours, lorsque la saison des résultats se termine (actuellement donc) et que l’on est confronté à la réalité des chiffres (des résultats d’entreprises) le marché des actions tend à sous-performer cette fois-ci.

Plus concrètement, si un investisseur avait acheté depuis 1990 les valeurs du S&P 500 le premier mois du trimestre il aurait connu une performance de 150%. En revanche, celui qui aurait acheté ces mêmes valeurs mais le troisième mois du trimestre aurait connu une performance de « seulement » 50%.

Inquiétude sur les endettements en Chine

Si la production industrielle (on a appris ce week-end que la production industrielle chinoise avait progressé de plus de 6% en janvier et février), la natalité (le gouvernement vient de saluer les résultats de sa politique à « deux enfants ») et le chômage (le taux de chômage en janvier-février, mesuré par une étude dans 31 grandes villes, ne serait que d'environ 5%...) en Chine ne semblent plus être des sujets de préoccupation pour le gouvernement, un autre fléau semble préoccuper au plus haut point Pékin : La dette.

Si nous vous parlons souvent de ce sujet, il semble qu’il devienne de plus en plus brulant pour les autorités chinoises. Le gouverneur de la banque centrale chinoise vient en effet de signaler que l'endettement des entreprises chinoises était trop élevé et qu’il faudrait du temps pour le ramener à des niveaux plus faciles à gérer. Aujourd’hui la dette des entreprises chinoises a grimpé à près de 170% du PIB.

Si les dirigeants chinois se sont engagés à contenir en 2017 les risques liés à l'endettement et à l'immobilier après des années d'expansion soutenue par le crédit afin de répondre aux objectifs officiels de croissance économique on se pose tout de même la question à savoir s’il n’est pas trop tard.

Les mesures qui vont être mises en vigueur semblent n’être qu’un sparadrap sur une jambe de bois. Zhou Xiaochuan, le fameux ministre affirme que des efforts seront déployés pour contenir le niveau d'endettement, notamment par la restructuration des entreprises lourdement endettées, parallèlement à une initiative visant à réduire l'excès de capacité industrielle. Mais est-ce réellement assez pour contenir le risque sur le court terme ?

Rappelons que les banques chinoises ont accordé en 2016 des prêts pour un montant record de 12.650 milliards de yuans (1.723 milliards d'euros).

Comment contenir cette tendance sans faire éclater une bulle et/ou sans gonfler le shadow banking (la finance de l’ombre) qui est lui aussi une des fortes préoccupations du gouvernement chinois ?

Cette semaine

Cette semaine c’est bien évidemment les rendez-vous de la banque centrale du Japon (BoJ), de la Banque Nationale Suisse (BNS), de la banque d’Angleterre (BoE), de la réserve fédérale américaine (Fed) ainsi que la date limite pour le plafond de la dette aux Etats-Unis et les élections aux Pays-Bas qui nous intéresseront au plus haut point. Mais nous observerons aussi plusieurs autres statistiques économiques importantes, dont :

Aujourd’hui c’est surtout la production industrielle en Italie de janvier que nous surveillerons.

Demain c’est l’inflation allemande et espagnole de février qui nous intéresseront tout comme le ZEW allemand et l’inflation aux Etats-Unis (PPI de février).

Mercredi il ne faudra surtout pas manquer les chiffres de la production industrielle au Japon, l’évolution de l’emploi en Grande-Bretagne (janvier), l’inflation core américaine (février), les discussions concernant le plafond de la dette aux Etats-Unis, les élections législatives aux Pays-Bas et la réunion de la Fed.

Jeudi nous analyserons les réunions de la BoJ, tout comme de la BNS et de la BoE.

Vendredi finalement, nous terminerons la semaine en douceur en prenant connaissance du sentiment des consommateurs de l’Université du Michigan (mars) aux Etats-Unis.

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin suite à la publication des chiffres probants de l’emploi américain et avant que l’ouragan économique (cf Point 3) ne rentre en catégorie 5 mercredi….

Rappelons que les indices américains sont passés à l’heure d’été (+1 heure) ce week-end.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en hausse ce matin suite à la publication des chiffres de l’emploi américain vendredi. Malgré la vigueur du Yen face au dollar, le Nikkei progresse aussi pour atteindre son plus haut de 15 mois.

Gageons que la volatilité pourrait monter d’un cran ces prochain jour avant le fameux mercredi 15 mars. La réunion de la banque centrale du Japon sera aussi importante à surveiller pour savoir si le comité monétaire n’est pas aussi près à normaliser sa politique monétaire.

Actualité

La Banque centrale européenne (BCE) prépare le terrain à un dénouement très progressif de son programme de soutien massif à la croissance et résiste aux appels à des mesures plus radicales de la part de certains responsables de la politique monétaire, a-t-on appris de deux sources proches des discussions. Certains décideurs de la BCE ont évoqué la possibilité d'augmenter les taux d'intérêt avant même la fin du programme de rachats d'actifs mis en place par l'institut d'émission, ont déclaré vendredi des sources à Reuters, confirmant ainsi une information d'abord révélée par l'agence Bloomberg.

La tension n'est pas retombée dimanche entre la Turquie et les Pays-Bas, Ankara ne décolérant après que deux de ses ministres ont été refoulés du territoire néerlandais où ils devaient mener campagne auprès de la diaspora turque en vue du référendum du 16 avril prochain.

Le ministère des Finances islandais a déclaré dimanche qu'il lèverait mardi les dernières mesures de contrôle des changes, décision qui concernera les particuliers, les entreprises et les fonds de pension. Le contrôle des changes avait été mis en place en 2008 à la suite de la crise financière et le gouvernement avait commencé à le démanteler l'an passé en l'assouplissant pour les résidents locaux.

Les sociaux-démocrates du SPD et le bloc chrétien démocrate de la chancelière allemande Angela Merkel sont à égalité à 33% des intentions de vote en vue des législatives du 24 septembre prochain mesurées par l'institut Emnid pour le Bild am Sonntag à paraître dimanche. Le parti conduit par Martin Schulz progresse d'un point en une semaine; la CDU-CSU de Merkel reste inchangée. Le parti de la gauche radicale Die Linke est mesuré à 8% (=) et les écologistes à 7% (=). Les libéraux du FDP sont également inchangés à 6%. A l'extrême droite, le parti Alternativ für Deutschland (AfD) perd deux points à 8% des intentions de vote, son score le plus faible dans un sondage Emnid depuis janvier 2016.

Fitch a confirmé la note de solvabilité à long terme de l'Allemagne, à AAA, assortie d'une perspective stable. "La note AAA est le reflet d'une économie allemande diversifiée et à haute valeur ajoutée, elle témoigne également de la robustesse des institutions du pays et de sa tradition d'une gestion saine de la dette publique", a expliqué l'agence de notation dans un communiqué. La dette allemande représentait 68% du produit intérieur brut du pays en 2016. Cette proportion est "supérieure au niveau médian de 42% pour les (pays notés) AAA mais elle suit une tendance baissière", a ajouté Fitch. L'agence d'évaluation financière a par ailleurs fait état d'une perspective stable pour les notes de solvabilité de "la plupart" des banques allemandes. Fitch invoque notamment les provisions pour crédits impayés, qui devraient demeurer à un niveau bas cette année, nombre d'établissements bancaires préférant focaliser leur activité sur leur marché domestique.

Le parti de Narendra Modi a remporté, samedi en Inde, une victoire écrasante dans l'Uttar Pradesh qui devrait conforter le Premier ministre indien dans sa volonté de briguer un deuxième mandat à la tête du pays en 2019. Selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale, le parti Bharatiya Janata (BJP, nationaliste) remporterait 309 sièges sur 403 dans l'assemblée de l'Etat du nord de l'Inde, qui compte 220 millions d'habitants - un Indien sur six - et constitue un terrain d'affrontement électoral majeur. Le BJP est ainsi en passe d'obtenir la plus grande majorité jamais conquise par un parti dans l'assemblée de l'Uttar Pradesh depuis 1980.

Energie / Utilities    

►    La condamnation du Venezuela à verser 1,4 milliard de dollars à ExxonMobil pour la nationalisation d'un champ pétrolier sous le mandat d'Hugo Chavez a été annulée par une juridiction d'arbitrage internationale, selon le jugement consulté par l'AFP.

►    Les "négociations" menées par EDF pour quitter la Pologne se poursuivent, a fait savoir le quotidien local des affaires 'Parkiet', qui évoque une valeur d'entreprise de 6,5 milliards de zlotys pour la vente des actifs du groupe français, soit environ 1,5 milliard d'euros.

Prix du baril

►   Le prix du baril de pétrole évolue à son plus bas niveau de 3 mois malgré la baisse du dollar. Les stocks de brut américain et les craintes de surcapacité aux Etats-Unis expliquent le mouvement du jour.

Industrie / Minières / Automobile

►    Ferdinand Piëch, l'ex-président du conseil de surveillance de Volkswagen , pourrait bien perdre son siège chez Porsche SE , rapporte le Bild am Sonntag. Les actionnaires de Porsche SE se prononceront sur la future composition du conseil de surveillance de la holding à l'occasion de l'assemblée générale annuelle du 30 mai. La liste définitive des candidats doit être bouclée d'ici la mi-avril et si Wolfgang Porsche et Hans Michel Piëch, le frère de Ferdinand, y figurent ce n'est pas le cas de ce dernier, ajoute Bild am Sonntag, citant une source proche du dossier.

►    Bovis a annoncé dimanche qu'il avait rejeté une proposition de fusion de Galliford Try mais, a-t-il ajouté, les négociations se poursuivent. Le constructeur immobilier britannique a également dit qu'il avait rejeté la proposition d'un autre concurrent, à savoir Redrow, lequel n'a pas l'intention de continuer l'affaire. Galliford et Bovis sont respectivement les sixième et huitième groupes immobiliers britanniques.

►    Mitsubishi Motors et sa nouvelle maison-mère Nissan envisagent de produire en commun des pick-ups dans le Sud-Est asiatique, en quête de synergies au sein de l'alliance Renault-Nissan, a déclaré un haut responsable à Reuters. Les deux groupes japonais pourraient mettre en commun leur architecture technique et la production des futurs pick-ups de remplacement pour le Nissan Navara et le Mitsubishi Triton construits tous deux en Thaïlande, a expliqué Trevor Mann, directeur général adjoint de Mitsubishi, lors d'un entretien donné au salon de l'automobile de Genève.

►    Moody's a confirmé la notation créit d’émetteur long terme Baa2 et court terme P-2 de LafargeHolcim à l'issue du processus de révision lancé en novembre dernier. La perspective d'évolution reste négative. L'analyste en charge du dossier explique que la décision de confirmation fait suite aux progrès accomplis au second semestre dans le désendettement et aux perspectives d'amélioration de la performance opérationnelle cette année.

►    Schweiter a bouclé 2016 sur une nette hausse du chiffre d'affaires et des bénéfices, aussi bien au niveau opérationnel que net. Les résultats publiés par le groupe restent cependant inférieurs aux attentes du marché. Les actionnaires se verront proposer un dividende inchangé de 40,00 CHF par action. Le chiffre d'affaires net a pour la première fois dépassé la barre symbolique du milliard, à 1003,4 mio CHF, en hausse de 10% par rapport à l'exercice précédent (+8% ajusté des effets de change). La croissance organique s'inscrit à 3%. L'excédent brut d'exploitation a bondi de 36% pour s'établir à 125 mio CHF, et le résultat avant intérêts et impôts s'est envolé de 48% à 97,2 mio. Le bénéfice net a quant à lui progressé de 41% pour s'établir à 70,6 mio. Lors de l'assemblée générale d'avril, les actionnaires se verront proposer un dividende stable de 40,00 CHF au titre de l'exercice écoulé. Malgré des résultats solides, la copie publiée par Schweiter reste en dessous des prévisions des analystes. Alors que l'Ebit s'inscrit à l'extrémité inférieure de la fourchette des estimations, les ventes et le bénéfice net s'avèrent inférieurs aux pronostics les plus conservateurs.

Financières

►    HSBC Holdings pourrait désigner Mark Tucker, l'actuel directeur général de l'assureur AIA Group, à la présidence de son conseil d'administration, ont dit dimanche des sources au fait du dossier. Les régulateurs de Londres et de Hong Kong ont fait savoir qu'ils approuveraient la nomination, a précisé l'une des sources, permettant ainsi à Tucker de prendre ses nouvelles attributions cet automne.

►    Caixa Geral de Depositos (CGD) a annoncé qu'elle voulait réduire ses actifs à l'étranger de moitié d'ici 2020 dans le cadre d'une restructuration, avec pour priorité la vente des filiales espagnole et sud-agricaine. La banque veut ramener ses actifs internationaux à 12 milliards d'euros au plus d'ici 2020 contre 23 milliards l'an passé. Elle vise aussi un rendement des fonds propres de plus de 15% contre 13%. L'actif net de la banque publique représentait 93,5 milliards d'euros fin 2016 contre 101 milliards fin 2015.

►    Quatorze banques, dont BNP Paribas, pourraient faire l'objet de poursuites au mois de juillet pour manipulation présumée du rand sud-africain après une audience préliminaire, a rapporté une source au sein de l'autorité sud-africaine de la concurrence.

Informations et Technologies

►    Citigroup abaisse ce matin sa recommandation sur SFR d’Achat à Neutre

►    Vodafone va créer 2.100 nouveaux emplois de service à la clientèle au Royaume-Uni dans les deux prochaines années, dans le cadre d'un programme d'investissement pour améliorer ses activités britanniques.

Consommation

►    Nestlé semble avoir tourné en Inde la page du scandale des nouilles Maggi contaminées au plomb. La marque a retrouvé la confiance des consommateurs et la demande s'est rétablie. Suite à l'affaire des nouilles survenue en 2015, le taux de satisfaction de la marque Maggi était tombé à 8%, indique Wan Ling Martello, directrice pour Nestlé de la zone Asie, Afrique et Océanie, en entretien avec l'hebdomadaire alémanique Schweiz am Wochenende. Aujourd'hui, ce taux est remonté à 90%, précise-t-elle.

►    Starbucks a contesté une étude selon laquelle son récent geste en faveur des réfugiés aurait pesé sur ses activités.

►    L'Oréal a annoncé la nomination de Cyril Chapuy comme directeur général adjoint de sa division de produits de luxe, en charge des marques internationales. "Dans un contexte de forte croissance de L'Oréal Luxe depuis cinq ans, d'un portefeuille de marques toujours plus important et des nombreux enjeux et opportunités de marché, il a été décidé de renforcer l'organisation de la division", indique le groupe dans un communiqué.

►    Aryzta a enregistré au premier semestre 2016/17 comme attendu un recul du chiffre d'affaires et une chute du bénéfice. Les recettes ont baissé de 2,8% à 1,91 mrd EUR et de 1,6% au niveau organique, a-t-il indiqué dans un communiqué. Le bénéfice opérationnel a plongé de 31% à 158,5 mio EUR et la marge correspondante s'est affaissée de 350 points de base à 8,3%. Au final, le bénéfice net par action a reculé de 22% à 123,2 centimes d'euros. Ces résultats ne sont pas une surprise, étant donné que l'entreprise irlando-suisse avait publié fin janvier un avertissement sur bénéfice. Les résultats sont en conséquence plus ou moins conformes aux prévisions des analystes. Le consensus avait tablé sur un chiffre d'affaires de 1,916 mrd EUR, une croissance organique de -1,6%, un Ebita de 163,7 mio et un bénéfice par action de 121 centimes. Pour l'ensemble de l'année qui se termine en juillet, Aryzta n'a pas communiqué de prévision. "Etant donné les conditions actuelles, le conseil d'administration n'est pas en mesure d'annoncer d'objectifs", s'est borné à déclarer la direction.

Pharmaceutique

►    Ipsen a annoncé l’approbation par la MHRA1 d’une nouvelle indication de Décapeptyl® dans le traitement du cancer du sein à un stade précoce chez des femmes non ménopausées

►    Innate Pharma SA annonce que son partenaire Bristol-Myers Squibb a amendé le protocole clinique de son essai de Phase I/II évaluant la tolérance de lirilumab en combinaison avec nivolumab chez des patients présentant différentes tumeurs solides avancées et réfractaires.

 

 



 

 
 



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