Les 10 prévisions outrageuses de Saxo Bank pour 2019

mardi, 04.12.2018

Les prévisions outrageuses de Saxo Bank consistent en une série d'événements certes peu probables, mais sous-estimés, qui pourraient entraîner une onde de choc sur les marchés financiers s'ils venaient à se produire. Découvrez-les en 10 points!

Sous l'appellation "Trop c'est trop", l'édition 2019 se veut comme une année charnière qui permettra de passer à autre chose.(Pixabay)

L'année 2019 sera-t-elle celle de l'entrée de l’Allemagne en récession, d'un «financement garanti» de Tesla par Apple, du licenciement de Powell par Trump, de la victoire du Labour aux élections, suivie de la nomination de Jeremy Corbyn au poste de Premier ministre, et de la parité entre le dollar et la livre sterling?

Saxo Bank a publié ses 10 prévisions outrageuses pour 2019. Si ces événements ne font pas partie des prévisions de marché officielles de Saxo Bank pour 2019, ils mettent en garde contre une potentielle évaluation erronée du risque par les investisseurs, qui estiment généralement à 1% la probabilité que ces événements se réalisent. 

1. L’UE annonce une remise de dette jubilaire

L’Union économique et monétaire transmet à la BCE un mandat de monétisation de la dette pour tous les niveaux d’endettement supérieurs à 50% du PIB et garantit le reste via un mécanisme d’euro-obligations tout en modifiant les objectifs de croissance et de stabilité, extrêmement controversés.

Les pays de l’UEM adoptent une nouvelle règle budgétaire autorisant la mutualisation des déficits inférieurs à 3% du PIB en 2020. Au-delà de ce seuil, la décision reviendra à la Commission européenne, qui mènera des examens périodiques et statuera en fonction de la situation de l’économie de l’UE. 

2. Apple «garantit le financement» de Tesla à 520 $ par action

Comprenant que Tesla a besoin d’une puissance financière accrue et qu’Apple doit élargir son écosystème à la voiture beaucoup plus largement qu’à travers le logiciel Apple CarPlay, Apple entreprend de racheter Tesla. La société à la pomme décide donc de garantir le financement de la transaction en payant 520 dollars par action (40% de plus que le cours actuel), prenant ainsi le contrôle de Tesla à un prix supérieur de 100 dollars à celui annoncé par Elon Musk dans son célèbre tweet sur le «financement garanti» («funding secured»).

3. Trump "vire" Powell

Lors de la réunion de décembre 2018 du Federal Open Market Committee, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, se prononce en faveur d’une revue à la hausse des taux avec une faible majorité. C’en est trop: l’économie et les actions américaines dégringolent dès le premier trimestre 2019.

L’été venu, le niveau catastrophique des actions et l’inversion de la courbe des rendements américaine poussent le président Trump, dans une colère noire, à se débarrasser de Powell et à le remplacer à la tête de la Fed par Neel Kashkari, président de la Fed du Minnesota. 

4. Devenu Premier ministre, Corbyn provoque la parité entre le dollar et la livre sterling

Les travaillistes remportent une victoire retentissante et nomment au poste de Premier ministre Jeremy Corbyn, qui promet une réforme progressiste globale et un deuxième référendum sur un accord de Brexit «restant à définir».Corbyn crée de nouvelles sources de recettes fiscales via l’adoption du premier impôt foncier résolument progressif du Royaume-Uni, dont l’objectif est de faire payer les plus riches.

5. Une crise du crédit aux entreprises emporte Netflix dans le tourbillon de GE

Tout commence par la perte de crédibilité de General Electric sur les marchés du crédit. Cela entraîne la hausse du prix du défaut de crédit au-delà des 600 points de base, notamment en raison de la panique qui s’empare des investisseurs à l’idée du renouvellement des 100 milliards de dollars de dettes de GE au cours des prochaines années, au moment même où l’entreprise constate une détérioration des flux de trésorerie générés.

Comme une traînée de poudre, la crise touche bientôt Netflix, où les investisseurs s’inquiètent subitement de l’effrayant taux d’endettement de l’entreprise.

6. La banque centrale australienne lance un assouplissement quantitatif pour contrer la crise immobilières

L’Australie entre en récession pour la première fois en 27 ans, entraînée par une chute des prix de l’immobilier qui annihile la richesse des ménages et les dépenses de consommation. Le PIB est en chute libre. L’explosion des créances irrécouvrables comprime les marges et plombe les bénéfices. Trop importante pour qu’elles puissent l’assumer seules, l’exposition des banques requiert un renflouement de la RBA, peut-être via la recapitalisation et la titrisation d’hypothèques dans le bilan de la RBA.

7. L’Allemagne entre en récession

Leader mondial depuis des décennies, l’Allemagne peine à exploiter au mieux les nouvelles technologies. L’industrie automobile, son principal joyau, représente 14% du PIB. Avec ses 100 millions de voitures vendues en 2018, elle était censée contribuer massivement à la croissance allemande. Mais elle n’a réussi à vendre que 81 millions de voitures.

En outre, la hausse des tarifs douaniers américains n’est pas une bonne nouvelle pour les chaînes d’approvisionnement et les exportateurs allemands.

8. Une éruption solaire de classe X sème le chaos et provoque des dégâts pour un montant de 2 billions de dollars

 En 2019, le début du cycle solaire 25 voit les pays occidentaux touchés par une tempête solaire qui inverse le déplacement de l’ensemble de satellites et provoque un chaos indescriptible dans les secteurs les plus dépendants du GPS, c’est-à-dire les transports terrestres et aériens, et le transport d’énergie électrique.

À combien s’élève la note? À 2 billions de dollars. Ce qui représente 20% de moins que le pire cas de figure envisagé en 2013 par une étude mandatée par Lloyds sur les risques financiers potentiels des éruptions solaires.

9. La Taxe mondiale sur les transports est adoptée en réaction à la panique climatique

Le dérèglement climatique se poursuit et l’Europe connaît un nouvel été caniculaire, déclenchant des signaux d’alarme dans les capitales du monde entier. Bénéficiant d’avantages fiscaux substantiels, les secteurs de l’aviation et du transport maritime deviennent la cible d’une nouvelle taxe mondiale sur les transports (GTT) qui introduit un prélèvement sur les billets d’avion et une taxe sur le «tonnage» pour le transport maritime, dont le montant est lié à l’empreinte carbone. 

10. Le FMI et la Banque mondiale annoncent leur intention de cesser de mesurer le PIB pour se focaliser sur la productivité

Lors des réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, les économistes en chef Pinelopi Goldberg et Gita Gopinath annoncent leur intention d’arrêter de mesurer le PIB. Elles soutiennent que le PIB ne donne pas une idée fidèle de l’impact des services technologiques à faible coût et ne tient pas compte des questions environnementales, comme en témoignent les effets terribles de la pollution sur la santé humaine et l’environnement en Inde et ailleurs dans le monde.

Trop c'est trop

Sous l'appellation "Trop c'est trop", l'édition 2019 se veut comme une année charnière qui permettra de passer à autre chose. "Nous sommes allés au bout de la démarche d'accumulation des dettes et nous allons commencer à payer le prix fort de nos erreurs à partir de l'année prochaine. Le grand cycle du crédit commence déjà à se tendre en cette fin 2018 et la situation touchera l'année prochaine les marchés développés, tandis que les banques centrales seront priées de revoir leur copie", estime l'économiste en chef Steen Jakobsen.

 

 

 






 
 

AGEFI



...