Les Bourses du Golfe dans le rouge avec la chute du pétrole

jeudi, 12.03.2020

Les places financières des pays du Golfe étaient toutes dans le rouge à la clôture jeudi, Ryad chutant de 3%, sur fond de prix du pétrole plombés par les craintes liées au coronavirus.

les marchés financiers de Dubaï et d'Abou Dhabi ont respectivement dégringolé de 8% et 7,4%.(Keystone)

Le géant saoudien de l'énergie Saudi Aramco a fléchi de 3,0% et a terminé la semaine en baisse de 12,1% alors que l'entreprise la plus bénéficiaire au monde s'apprête à présenter publiquement pour la première fois ses résultats annuels lundi.

Au dernier jour de la semaine dans les pays musulmans, les marchés financiers de Dubaï et d'Abou Dhabi ont respectivement dégringolé de 8% et 7,4%.

La Bourse du Koweït était de son côté fermée, les autorités ayant suspendu des activités du gouvernement pendant deux semaines et annulé les vols commerciaux dans le but d'empêcher la propagation du nouveau coronavirus.

Les actions du Qatar, riche en gaz, ont chuté de 4,5%, tandis que les Bourses de Bahreïn et d'Oman ont reculé respectivement de 3,6% et 2,6%.

Les sept bourses ont toutes terminé la semaine avec de lourdes pertes, Dubaï en tête avec 17,4%.

Les prix du pétrole, pilier des économies du Golfe, ont fortement chuté jeudi.
Vers 10H50 GMT (11H50 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 33,71 dollars à Londres, en baisse de 5,84% par rapport à la clôture de mercredi.

A New York, le baril américain de WTI pour avril perdait 5,58%, à 31,14 dollars.

Le baril de Brent est tombé jusqu'à 33,30 dollars le baril en cours de séance asiatique, peu avant 02H30 GMT, s'approchant de son plus bas depuis début 2016 touché lundi, à 31,02 dollars.

Mercredi, les cours du pétrole avaient déjà rechuté, après les annonces de l'Arabie saoudite et des Emirats de leur capacité à augmenter drastiquement leur production d'or noir.
Ces annonces sont intervenues dans le cadre d'une guerre des prix lancée par ces membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) contre la Russie qui refuse leur appel à réduire la production mondiale de brut afin de compenser la baisse de la demande.(awp)






 
 

AGEFI



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