Deutsche Bank et Bâloise se lancent dans la gestion d'actifs robotisée

mardi, 04.07.2017

Les petits épargnants sont visés avant tout par cette offre, accessible à compter de 400 euros de mise de départ ou une épargne de 50 euros par mois.

Les petits épargnants sont visés avant tout par cette offre, accessible à compter de 400 euros de mise de départ ou une épargne de 50 euros par mois.

Deutsche Bank et Bâloise ont annoncé mardi le lancement d'une offre en partie robotisée dans la gestion d'actifs, cherchant en premier lieu à capter une clientèle de petits épargnants.

"La numérisation va profondément modifier le secteur de la gestion d'actifs. Notre technologie à base de robots est une première étape en vue de participer à ce processus", explique Thorsten Michalik, chef des ventes dans la gestion d'actifs de Deutsche Bank sur la zone Europe, Afrique et Moyen-Orient (EMEA), cité dans un communiqué.

Selon les termes du partenariat, Bâloise va s'occuper de la commercialisation du produit en ligne, quand Deutsche Bank aura la main sur la gestion des portefeuilles de placement.
L'épargnant se verra attribuer un portefeuille de placements types par un ordinateur, en fonction de préférences qu'il aura exprimées. La composition des portefeuilles résultera, elle, d'une intervention humaine, en se basant sur la stratégie de placements décidée globalement par le patron des investissements au sein de la banque allemande, Stefan Kreuzkamp, et son équipe.

Les petits épargnants sont visés avant tout par cette offre, accessible à compter de 400 euros de mise de départ ou une épargne de 50 euros par mois.

Les portefeuilles sont composés de fonds actifs, qui tentent par une intervention humaine de faire mieux que la performance moyenne du marché, et de fonds passifs, qui répliquent la performance d'un indice sur le marché.

Le client recevra dans son portefeuille des fonds gérés par Deutsche Bank mais également par des concurrents, comme iShares de BlackRock.

Deutsche Bank compte annoncer d'ici à la fin de l'année "trois à cinq autres partenariats" en vue d'une offre similaire, a ajouté Thorsten Michalik.

En Allemagne, le marché des "robot advisors" est animé par quelques vingt-six Fintech avec un total de 660 millions d'euros de fonds sous mandat de gestion, selon Deutsche Bank, qui compte vite se faire sa place. Pour l'Europe, les chiffres grimpent à soixante-treize acteurs pour 2 milliards d'euros d'actifs gérés.

Selon la banque JPMorgan, le marché mondial de la gestion robotisée de l'épargne devrait croître à grande vitesse pour atteindre 6.500 milliards de dollars d'ici à 2025.(awp)


 

 
 



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