Le président d'Axpo n'anticipe pas de versement de dividende avant 2021

mercredi, 23.01.2019

Les perspectives financières à l'horizon 2021 sont bonnes, pour le président du conseil d'administration du groupe argovien, Thomas Sieber, avec à la clé le possible versement d'un dividende aux actionnaires.

"Les activités à l'étranger nous ont sauvés lorsque les prix de l'électricité ont chuté", assure Thomas Sieber. (Keystone)

L'énergéticien Axpo devrait recommencer à rémunérer ses actionnaires au plus tôt à partir de 2021. La hausse des prix de l'électricité devrait certes se traduire par une augmentation des recettes, mais celle-ci risque d'être compensée par des surcoûts liés au fonds de désaffectation et de gestion des déchets radioactifs, avertit le président du conseil d'administration du groupe argovien, Thomas Sieber.

Dans une interview parue mercredi dans "Finanz und Wirtschaft", il se félicite de la stratégie basée sur plusieurs piliers. "Les activités à l'étranger nous ont sauvés lorsque les prix de l'électricité ont chuté", assure le dirigeant, rappelant qu'elles ont contribué aux revenus du groupe à hauteur de 150 millions de francs.

Le président d'Axpo prédit une nette embellie à partir de 2020-2021, qui devrait permettre au groupe d'engranger plus de revenus issus de la production électrique. "Nous aurons alors passé le creux de la vague", estime-t-il.

Les perspectives financières à l'horizon 2021 sont bonnes, aux dires de M. Sieber, avec à la clé le possible versement d'un dividende aux actionnaires, qui serait effectué en 2022 après approbation en assemblée générale.

Marché suisse difficile

Si les perspectives sont positives pour le marché européen, la situation sur le marché helvétique en revanche reste difficile. "Une centrale à accumulation par pompage comme Linth-Limmern serait prédestinée à approvisionner le sud de l'Allemagne en cas de pénurie soudaine", mais cela n'a pas été possible, l'Allemagne reléguant la Suisse au rang de pays tiers, regrette le dirigeant.

Le prix issu de ce type de production ne correspond pas aux ambitions d'Axpo. "Une production flexible, comme celle qu'offre cette centrale, est de plus en plus demandée en Suisse et en Europe", assure M. Sieber.

Il se dit soulagé de n'avoir pas concrétisé l'entrée en Bourse (IPO) partielle de la société, envisagée en 2016 alors que le prix de l'électricité se situait au plus bas. Axpo est depuis parvenue à renflouer sa trésorerie, mais n'exclut pas de remettre l'ancien scénario sur le métier "en cas de crise".

Dans un contexte à forte réglementation en Suisse, les casse-tête ne manquent pas, comme le fonds de désaffectation et de gestion des déchets radioactifs ou encore la discussion sur l'abaissement des hypothèses de rentabilité. "Axpo devrait faire face à des débours supplémentaires en millions à trois chiffres", avertit son président. (awp)






 
 

AGEFI



...