En Suisse, la facture des génériques est presque deux fois plus élevée

jeudi, 13.08.2020

Les médicament génériques sont presque deux fois plus chers en Suisse qu'à l'étranger, selon les faîtières Interpharma et Santésuisse.

Les médicaments représentent environ 12% des coûts globaux de la santé. (Keystone)

Les médicaments génériques coûtent 42% moins cher à l'étranger qu'en Suisse, annoncent mardi Interpharma et Santésuisse. Le niveau des prix des médicaments protégés par un brevet est, lui, de 4,5% inférieur hors des frontières suisses.

Lors de la dernière comparaison des prix, en avril 2019, les médicaments protégés par un brevet étaient encore 7% plus chers que dans les neuf pays européens de comparaison. Selon interpharma et santésuisse, la diminution des prix est due à l'évolution du taux de change et aux contrôles réguliers effectués par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

"Les baisses de prix ont déjà permis d'économiser environ un milliard de francs depuis 2012", a indiqué René Buholzer, directeur d'Interpharma, cité dans le communiqué. Les médicaments représentent environ 12% des coûts globaux de la santé.

Des millions d'économies

Quant aux produits originaux tombés dans le domaine public, ils étaient en février dernier 10% plus chers en Suisse que dans les pays européens de référence que sont l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la Suède. "S'agissant des génériques, l'écart de prix est de 42%", contre 48% en 2019, précisent l'association faîtière de l'assurance maladie et l'association de branche de l'industrie pharmaceutique dans leur dixième comparaison des prix des médicaments.

L'édition 2020 montre que les prix suisses demeurent les plus élevés. Selon Verena Nold, directrice de santésuisse, des économies nettement plus importantes seraient possibles pour les génériques: "La part des génériques en Suisse atteint 27%, ce qui est faible (...). De plus, les prix sont presque deux fois plus élevés que dans d'autres pays. Nous pourrions donc économiser plusieurs centaines de millions de francs", estime Verena Nold qui se dit favorable à l'introduction d'un système de prix de référence. (ATS)

 

 






 
 

AGEFI



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