Des médailles en plastique recyclé pour les gagnants de la 2020 Run Lausanne

mardi, 10.12.2019

Les médailles de la 2020 Run Lausanne sont produites à partir de bouchons de bouteilles de boisson par la société Replastic, basée à Renens.

Marine Humbert

Le coût final des médailles distribuées est estimé légèrement supérieur aux médailles traditionnelles.

Près de 4'000 personnes sont attendues ce samedi 14 décembre du côté de la Cité, à Lausanne, pour la 13e édition de la «Christmas Run», baptisée cette année  «2020 Run Lausanne» en l’honneur des Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver.

A la fin de la course à pied organisée par le Service des sports de la Ville de Lausanne, 54 médailles seront remises aux meilleurs athlètes. Cette année, ces dernières seront produites à partir de matériaux recyclés, plus spécifiquement à partir de bouchons de bouteilles de boisson. Une décision prise en faveur de l’environnement: «Nous avons cherché à limiter l’impact carbone de notre évènement là où nous pouvons. La production des trophées était un bon secteur», explique Julien Echenard, Event manager au Service des sports de la Ville de Lausanne.

L’entreprise Replastic, basée à Renens, qui valorise des déchets de plastique sous la forme de nouveaux objets décoratifs ou fonctionnels, a été mandatée cette année pour créer les 18 médailles en "or", "argent" et "bronze" à partir de bouchons de bouteilles en HDPE (polypropylène haute densité). Ces derniers sont collectés et triés par l’association Les Petits Bouchons Valaisans, puis débute le processus de production: « Nous broyons les bouchons, nous les lavons et les séchons, puis nous les extrudons ou les injectons dans un moule pour obtenir les médailles », détaillent Grégoire Vorpe et Nicolas Huguenin à la tête de la société créée en mai 2018. L’objet passe ensuite à l’étape de post-production, soit le moment des découpes, retouches et étiquetages.

Coût légèrement supérieur

Julien Echenard estime le coût final des médailles distribuées légèrement supérieur aux médailles traditionnelles. «Mais nous travaillons avec une société qui produit 100% dans la région contrairement à des trophées dont la base est importée. De plus, Replastic est une très petite structure qui produit de façon artisanale. Je dirai que le léger surcoût est assumé avec plaisir de notre côté», note l’Event manager au Service des sports de la Ville de Lausanne.

La limitation de l’impact carbone ne s’arrête pas là. Le comité d’organisation a décidé de stopper la distribution de prix souvenir comme cela se fait sur de nombreuses courses populaires, soit des goodies tels que des bandeaux, cache-cou, ou autre bonnets. «Nous économisons ainsi la production de 5000 pièces d’un équipement pas clairement nécessaire pour le public. Le transport de ces pièces est également évité», souligne Julien Echenard. A la place de ces prix, 1 franc par coureur sera reversé à la fondation REPR, qui soutient les enfants de détenus en Suisse romande.

 

 






 
 

AGEFI




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