Ruag a exigé trop d'argent de l'armée pour réparer ses avions

vendredi, 28.06.2019

Les marges bénéficiaires de Ruag se situent entre 11,6% et 14,&%, alors qu'un maximum de 8% avait été convenu. Aucune manipulation comptable n'a été constatée.

Ruag a fourni ses chiffres après que des médias ont fait état de marges bénéficiaires clairement trop élevées.(Keystone)

Ruag a exigé trop d'argent de l'armée pour entretenir et réparer les avions de combat ainsi que les hélicoptères. Selon un rapport du Contrôle fédéral des finances, sa marge bénéficiaire se situait entre 11,6 et 14,6%, alors qu'un maximum de 8% avait été convenu.

Cette marge est toutefois moins importante qu'initialement craint, précise le Contrôle fédéral des finances, qui a publié vendredi le résumé d'un rapport confidentiel. L'organe de surveillance avait déjà essayé par le passé d'investiguer sur la politique de prix de l'entreprise d'armement.

Ruag a fourni ses chiffres après que des médias ont fait état de marges bénéficiaires clairement trop élevées - de 30 à 35%, selon eux.

Le Contrôle des finances a examiné les années 2013 à 2017 à la loupe. Il a ainsi mis en évidence que les marges bénéficiaires de Ruag pour des mandats de la Confédération sans appel d'offres public allaient de 11,6 à 14,6%. Cela alors que la marge convenue avec l'Office fédéral de l'armement est de 8%. Au total, le chiffre d'affaires annuel de Ruag avec le
Département de la défense (DDPS) est en moyenne de 200 millions de francs.

Pas de manipulation comptable

Lors de son audit, le Contrôle des finances n'a constaté aucune manipulation comptable. La facturation est considérée comme conforme au contrat. Les factures excessives sont dues au fait que des coûts trop élevés ont été imputés aux commandes.

Ruag a ainsi prélevé deux fois une marge bénéficiaire sur des pièces de rechange. Le matériel a été acquis en partie par le groupe par l'intermédiaire de sa filiale Mecanex domiciliée aux Etats-Unis. Les prix facturés au DDPS incluent la marge bénéficiaire de la société étrangère et celle de la société suisse.(awp)






 
 

AGEFI



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