La Bourse ouvre en nette baisse sur fond de tensions entre la Chine et les Etats-Unis

vendredi, 22.05.2020

Les investisseurs à la Bourse suisse s'inquiètent du regain de tensions entre les Etats-Unis et la Chine. A 09h14, le SMI abandonnait 1,57% à 9637,74 points.

Les plus fortes baisses étaient enregistrées par AMS (-4,1%), Adecco (-3,6%) et Sonova (-3,6%).(Keystone)

La Bourse suisse a ouvert en nette baisse vendredi, après un jour de pause en raison de l'Ascension. Les investisseurs étaient inquiets du regain de tensions entre les Etats-Unis et la Chine. La flambée du chômage outre-Atlantique incitait aussi à la retenue.

La Bourse de New York a fini dans le rouge jeudi soir, le Dow Jones Industrial Average ayant cédé 0,47% et le Nasdaq 0,97%.

Selon les chiffres publiés la veille par le département du Travail, les Etats-Unis ont enregistré plus de 2,43 millions de nouvelles demandes d'allocation chômage la semaine dernière, un niveau toujours exceptionnellement élevé alors que la Covid-19 a mis l'économie à genoux.

Au total, depuis l'arrêt brutal de l'économie mi-mars avec la mise en place de mesures massives de confinement pour contenir la pandémie dans le pays, plus de 38,6 millions de personnes ont pointé au chômage.

"Les indices européens devraient ouvrir en baisse ce matin dans le sillage de la clôture des marchés américains impactés par la hausse des tensions entre Washington et Pékin" et de nouvelles craintes de tensions à Hong Kong, a indiqué John Plassard de Mirabaud Securities.

A 09h14, le SMI abandonnait 1,57% à 9637,74 points, après avoir clôturé mercredi en hausse de 0,27%. L'indice SLI perdait 1,98% à 1411,05 points, tiré à la baisse par l'ensemble des valeurs vedettes. Le SPI reculait quant à lui de 1,54% à 12'026,15 points.

Les plus fortes baisses étaient enregistrées par AMS (-4,1%), Adecco (-3,6%) et Sonova (-3,6%). Ce dernier bénéficiait pourtant d'un relèvement d'objectif de cours par Berenberg à 202 francs, contre 198 francs précédemment.

Les horlogères Swatch (-2,8%) et Richemont (-3,3%) étaient particulièrement affectées par l'accès de fièvre entre Washington et Pékin, l'Empire du Milieu étant un important débouché pour le secteur, tout comme les bancaires Credit Suisse (-3,3%) et UBS (-2,7%).

Roche (-1,2%) ne parvenait pas à s'extraire de la tendance négative, malgré l'annonce de l'acquisition du spécialiste américain du séquençage génétique Stratos Genomics. Les contours financiers du rachat intégral font l'objet d'une clause de confidentialité.

Les deux autres poids lourds de la cote Novartis (-1,1%) et Nestlé (-1,9%) ne faisaient pas mieux.

Sur le marché élargi, Stadler Rail (-4,0%) était fortement pénalisé, après l'annonce jeudi soir du départ de son directeur général Thomas Ahlburg. Le fabricant thurgovien de matériel ferroviaire va par ailleurs renoncer à émettre des objectifs financiers pour 2020 en raison de la pandémie de coronavirus.(awp)






 
 

AGEFI



...