La Morning note de Mirabaud Securities

jeudi, 05.01.2017

Les indices américains ont fini en hausse hier soir. Il semblent alimentés par une force tranquille à l’approche de la cérémonie d’investiture du 20 janvier prochain.La morning note de Mirabaud Securities.

Les indices américains ont fini en hausse hier soir. Il semblent alimentés par une force tranquille à l’approche de la cérémonie d’investiture du 20 janvier prochain.La morning note de Mirabaud Securities.

Les indices américains ont fini en hausse hier soir, mais le Dow Jones a pour la 15ème séance consécutive manqué son rendez-vous avez le seuil psychologique des 20'000 points.

Si plusieurs analystes mettent la hausse du jour sur la publication des Minutes de la Fed (voire notre analyse ci-dessous), à y regarder de plus près la tendance n’a pourtant pas réellement évolué lors des 4 dernières heures de cotation.

Les indices semblent alimentés par une force tranquille à l’approche de la cérémonie d’investiture du 20 janvier prochain.

Si aucune statistique économique n’était à l’ordre du jour, on a tout de même appris que les chiffres de ventes automobiles étaient meilleurs que prévu pour Ford (+4.6%), General Motors (+5.5%) comme Fiat Chrysler.

Les valeurs les plus vendues (shortées) ont poursuivi leur inexorable progression initiée le 3 janvier.

Si le dollar s’est un peu effacé face à l’euro, les informations les plus importantes concernant les devises ont concerné un nouvel effondrement du Peso mexicain (nouveau plus bas historique face au dollar) ainsi que la progression du Yuan offshore (voir point 3).

Les cours du pétrole ont rebondi hier soir après avoir mal débuté l'année, profitant cette fois d'un affaiblissement du dollar et de l'espoir d'une baisse des réserves américaines avant la publication des chiffres hebdomadaires.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,434% contre 2,447% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,034% contre 3,048% précédemment.

L’information du jour est une nouvelle fois à mettre sur le compte de l’évolution du Bitcoin qui a connu un nouveau record aujourd’hui (voir Point 3d).

1.      Les Minutes de la Fed

La publication des Minutes de la Fed hier soir relative à la réunion du FOMC du 14 décembre était extrêmement intéressante car elle était relative à la dernière hausse des taux d’intérêt en date.

Rappelons que trois semaines après chaque réunion sont publiées les Minutes qui contiennent un résumé des débats ainsi que le décompte nominatif des votes pour chaque résolution délibérée.

Veuillez trouver notre analyse :

a.      Plus vite que prévu

Du fait de l’incertitude considérable sur le calendrier, l'ampleur et la nature de la politique économique du président élu Donald Trump la réserve fédérale américaine (Fed) pourrait être contrainte de relever ses taux plus vite que prévu pour éviter une surchauffe de l'économie et contenir l'inflation. Rappelons qu’en décembre 2016, la Fed avait déjà revu à la hausse, de 2 à 3, le nombre de hausse de taux qu'elle envisageait cette année.

b.     L’incertitude Trump

Dans ses minutes, le FOMC souligne que les perspectives américaines sont entourées d'une incertitude considérable (dans le texte) du fait du flou des mesures économiques que le président élu Donald Trump entend mettre en œuvre. Rappelons que pendant sa campagne, le candidat républicain s'est engagé à lancer des dépenses dans les infrastructures de plus de 500 milliards de dollars.

c.      Proche de l’hyperinflation ?!

D'après le compte-rendu beaucoup de ses membres s'inquiètent toutefois que le taux de chômage, tombé à 4,6% en novembre, ne descende trop bas, au risque d'alimenter une forte hausse des salaires et une poussée incontrôlée de l'inflation.

d.     Une hausse pas si progressive que ça ?

Tout en assurant que la hausse des taux devrait rester progressive, les dirigeants de la Fed ont reconnu que les risques (listés précédemment), s'ils se matérialisaient, pourraient requérir une trajectoire différente de celle actuellement envisagée.

e.      Conclusion

Les hawkish Minutes de la Fed dévoilent ce que la présidente Janet Yellen s’était refusé de dévoiler à haute voix : Tout va dépendre de la politique de Donald Trump. Dans le meilleur des cas la hausse des taux se fera de manière progressive en parallèle avec l’amélioration de l’économie américaine.

Dans le pire des cas, des tensions inflationnistes « incontrôlées) pourraient apparaître en court d’année et être dévastatrice pour plusieurs secteurs dont celui de l’immobilier américain….

2.      L’inexorable hausse des taux

La question n’est pas incongrue et mérite d’être posée : Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne (par exemple) peut-il progresser et se rapprocher 1% en 2017 ?

a.      Hier ils étaient en territoire négatif

Pour la première fois, le taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne (Bund) est passé en territoire négatif le 14 juin 2016. La baisse était alors due aux incertitudes liées au Brexit, aux faibles prévisions d’inflation en zone euro, aux obligations d’acheter ce type d’actifs sans risque pour respecter les règles prudentielles et de l’impressionnante demande de titre de la part de la banque centrale européenne (BCE) dans le cadre de son quantitative easing.

b.     Les éléments ont changé

Les éléments ont changé depuis 6 mois et les éléments pourraient s’accélérer à cause de plusieurs facteurs distincts, dont :

·        Suite à la publication de chiffres de l’inflation meilleurs qu’attendu en Allemagne et en zone euro, le taux d'emprunt à 10 ans de l'Allemagne a progressé pour s’approcher des 0,29%. La tendance haussière a été de même pour l’Italie, l’Espagne et le Portugal. Rappelons que les taux des obligations d’Etat ont fortement tendance à s’ajuster aux prévisions d’inflation dans les pays émetteurs. Il n’est donc pas illogique que les taux des obligations d’Etat soient en train de s’inverser.

·        Par ailleurs, on l’a vu encore hier matin dans le Morning & Synthèses EU, le respect des règles prudentielles qui sont imposées aux établissements financiers, notamment des banques et des assurances, dans le cadre de Bâle III ou de Solvency II par exemple pourrait être décalé dans le temps. La surabondance de demande d’antan pour ces titres pourrait s’amoindrir à court terme en tout cas.

·        Notons aussi que le plan de relance de la BCE qui a débuté en mars 2015, va comme on le sait baisser de 80 à 60 milliards d’euros par mois à partir d’avril 2017 (et encore moins au deuxième semestre 2017 ?). Cela devrait mettre moins de pression sur la hausse du prix des obligations et donc la baisse des taux.

·        Enfin, dans l'amélioration de l'environnement économique, le marché procède depuis décembre à un ajustement, les investisseurs préférant être présents sur des actifs risqués comme les actions que sur les obligations.

 

Ne minimisons surtout pas ce mouvement qui pourrait être potentiellement assez violent ces prochains mois.

3.      Cela se complique en Chine

On l’a assez répété depuis près de deux ans : La Chine voit d’un très mauvais œil une hausse des taux d’intérêt américain (et les anticipations qui les précèdent) et la hausse du dollar qui l’accompagne. Notre théorie depuis la première dévaluation du Yuan en 2015 consistait à dire que le pays du Milieu réagirait directement (l’application de la loi du Talion : Œil pour œil dent pour dent)

a.      Les faits

Le Yuan offshore a progressé de la manière la plus importante depuis un an (à 6.89) face au dollar, conséquence directe de la peur d’avoir un plus important contrôle de capitaux de la part du gouvernement chinois. Le Yuan onshore quant à lui a progressé de 0.3% face au dollar ce qui ne s’était pas vu depuis juillet 2016. La différence entre les deux Yuan est maintenant la plus négative depuis le début 2016.

b.     Le gouvernement chinois proactif

Si l’économiste de la banque centrale chinoise, My Jun, a rejeté les inquiétudes sur un renforcement des restrictions en matière de sortie de capitaux en déclarant que les nouvelles règles adoptées par la Chine concernant les transactions en espèces et les transferts vers l'étranger (en vigueur depuis le 1er janvier) ne constituaient pas un contrôle des capitaux, cela y ressemble cependant.

Pour mémoire, les banques doivent déclarer auprès de la Banque populaire de Chine (banque centrale) toutes les transactions en espèces libellées en yuans dépassant 50’000 yuans (7’100 dollars), contre 200’000 yuans en 2016. Les transferts transnationaux de plus de 200’000 yuans réalisés par des particuliers doivent également faire l'objet d'une procédure de déclaration. En termes de devises étrangères, le seuil de déclaration reste au niveau équivalent à 10’000 dollars pour les transactions en espèces et les transferts vers l'étranger. Officiellement, la banque centrale a annoncé que cette décision visait à améliorer le contrôle du blanchiment d'argent, du financement des terroristes, de la corruption et de la fraude fiscale et ne ciblait pas les activités commerciales normales. Mais le dernier mouvement du dollar n’y est bien évidemment pas étranger.

c.      Quelles autres solutions ?

Pour stabiliser sa monnaie le gouvernement chinois a plus d’un tour dans son sac. Mais la plus importante mesure pourrait être de poursuivre la vente de ses … bons du Trésor américain. Pour mémoire, selon les chiffres publiés à la mi-décembre 2016, la Chine n’est plus le premier créditeur des Etats-Unis. Le Japon a regagné cette place qu’il avait perdue en 2008. Depuis deux ans, la baisse quasi continue du yuan a en effet poussé la banque centrale chinoise à vendre ses bons du Trésor américain pour soutenir sa propre monnaie.

Début 2015, la Chine avait déjà réduit ses réserves de bons américains et avait été brièvement dépassée par le Japon. Cette fois-ci, la tendance est plus marquée, et les bons détenus par Pékin ont baissé presque sans interruption courant 2016 : – 41,3 milliards de dollars (–39,5 milliards d’euros) en octobre, et – 127 milliards sur les six derniers mois. Pékin dispose désormais de 1'115 milliards de dette américaine, un butin au plus bas depuis 2010, contre 1'130 milliards pour le Japon, dont les possessions sont quasi stables en 2016

 

d.     Un impact sur le Bitcoin

 

Nous le rappelons depuis un certain temps, au-delà de l’impact sur les bons du Trésor américain, c’est entre autres le Bitcoin qui devrait bénéficier de cet accroissement de contrôle de capital (non officiel).

 

La récente pression sur le Yuan a permis au Bitcoin de revenir sur le devant de la scène en tant que valeur refuge. Les chinois craignent en effet que la banque centrale chinoise ne soit tentée de poursuivre la lente dévaluation de la devise du pays (-7% face au dollar en 2016).

 

Les données montrent que la majorité des échanges de bitcoins concernent la Chine, où toute augmentation de la demande a donc un impact significatif sur la valeur de la monnaie virtuelle.

 

Si le Bitcoin n’est pas officiellement reconnu en Chine, la monnaie virtuelle est cependant tolérée et rentre dans ce que l’on appelle une zone grise.

Les échanges de Bitcoins permettent entre autres de contourner les contrôles de capitaux tels que ceux existant en Chine.

 

e.      Le Cygne noir ?

 

À la recherche du Black Swan qui pourrait expliquer une consolidation des marchés en début d’année après l’extraordinaire performance des indices boursiers depuis près de deux mois, nous rappelons simplement que deux des plus importantes corrections qu’ont connu les marchés en 2015 et en 2016 ont été initiée par une fort mouvement de la devise … chinoise !

4.      On en sait un peu plus sur les intentions de Marine Le Pen

Nous en parlions dans notre Bilan et bien plus de début d’année (n’hésitez pas à nous le redemander), l’un des Black Swan de l’année 2017 pourrait bien être l’avènement au pouvoir d’un parti politique populiste aux Pays-Bas ou en France.

Dans l’hexagone, la numéro un du front nationale (FN), Marine Le Pen, a donné un peu plus d’informations concernant son programme économique. Et il est peu dire qu’il est détonant.

a.      Le retour au franc

Dans une interview à Bloomberg, la populiste française a affirmé qu’elle voudrait que la France sorte de l’Euro en cas de victoire aux élections présidentielles et que la dette gouvernementale française soit renommée dans une nouvelle devise française !

Marine Le Pen voudrait mettre en place plusieurs propositions chocs sur le plan économique. Parmi lesquelles, l'organisation d'un sommet européen pour tenter de renégocier les traités européens et retrouver des marges de manœuvre, notamment sur l’euro. La leader d'extrême droite le rappelle régulièrement : elle souhaite dévaluer la monnaie pour redynamiser l’industrie française.

La potentielle nouvelle présidente a déjà annoncé, qu’en cas d’échec des négociations, elle proposerait aux Français un référendum sur la sortie de l’euro. Aucun pays n'a jusqu'à présent entrepris une telle démarche.

Seuls les électeurs britanniques ont voté en juin par référendum pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Comme le répètent régulièrement ses détracteurs, une sortie de la monnaie unique ne ferait pas fondre les économies des Français, mais elle aurait pour conséquence, notamment, de provoquer une fuite massive de capitaux. Les investisseurs retireraient leurs fonds placés en France (Bourse, banques...) pour les investir en dehors des frontières du pays.

 

Une sortie de l'euro, provoquerait également une hausse des taux d'intérêts pour la dette française. Les marchés financiers prêtent à la France parce que sa signature est jugée crédible et parce qu'elle appartient à un ensemble politique et monétaire, l'Union européenne, qui témoigne d'un environnement stable.

 

En cas de retour à un équivalent du Franc ou à un passage à un Nouvel euro, les investisseurs pourraient se détourner de Paris.

 

b.     Est-ce légal ?

 

La France serait fondée de décider unilatéralement de redénominer de l'euro vers le nouveau franc l'intégralité de sa dette sous droit français, pour pouvoir la rembourser plus facilement. Et ce, en vertu du principe universellement reconnu de la lex monetae (loi monétaire), qui autorise les Etats à changer leur monnaie, déjà utilisé pour le passage du franc vers l'euro, par exemple.

 

c.      Les conséquences concrètes

 

En l'absence d'étude officielle de l'administration française, le seul rapport disponible à ce jour sur le sujet, produit par la banque japonaise Nomura à partir d'une compilation de données financières et abondamment citée par le FN, estime à 94 % la part de la dette publique française sous contrat français.

Seuls les 6 % restés en euros souffriraient donc de la dépréciation du franc. Le surcoût pour l'Etat serait de 29,8 milliards de nouveaux francs avec la dépréciation de 25 % prévue par le FN.

La France, à cet égard, fait partie des pays européens qui souffriraient le moins d'un retour à une monnaie nationale, avec l'Italie, toujours selon l'étude de la banque Nomura.

 

d.     La pression des voisins

 

Il ne fait aucun doute qu'un exécutif dirigé par le Front national serait en tout cas soumis à d'intenses pressions de la part de ses homologues européens, et des représentants de ses principaux créanciers. Lesquels n'apprécieraient guère la perte de centaines de milliards d'euros de pertes que leur ferait subir une conversion de leur dette en nouveau franc, mettant en danger la stabilité de nombreux établissements bancaires.

 

5.      Aujourd’hui

 

Aujourd’hui, nous nous intéresserons à l’inflation en Suisse et à l’ADP de l’emploi américain.

 

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin dans le sillage de la bonne tenue des indices américain et d’un message des Minutes de la Fed qui laisse entendre que les hausse des taux pourraient arriver plus tôt que prévu. Le secteur bancaire devrait donc être une nouvelle fois soutenu ce matin. L’évènement du jour pourrait cependant bien être le passage des 20'000 points pour le Dow Jones.

 

 

 

Tendance asiatique

 

Les indices asiatiques sont pour la plupart en hausse ce matin à l’exception du Nikkei. L’indice japonais subit en effet le contrecoup d’un étonnant retournement de tendance du dollar qui perd des plumes face au Yen notamment. En effet, on aurait pu croire qu’après les Minutes de la Fed d’hier soir, laissant clairement entendre que la prochaine hausse des taux pourrait arriver plus rapidement que prévu, le billet vert ne reparte fortement à la hausse. C’est cependant la prise de bénéfice qui est à l’ordre de jour. Sell on good news….

 

 

Actualité

 

Le vice-président élu Mike Pence a promis que la révocation de l'Obamacare serait "la priorité" de la future administration Trump alors que le président Barack Obama s'est déplacé au Capitole pour appeler les élus démocrates à défendre son héritage en matière de santé.

 

La chambre des représentants américains a adopté un projet de loi octroyant au Congrès le pouvoir d'abroger d'un seul coup des dizaines de législations adoptés dans les derniers mois du mandat de Barack Obama.

 

 

Prix du baril

 

Le prix du baril de pétrole est en baisse ce matin et ne profite pas en Asie du dégonflement du dollar. Il semble que la nervosité soit de mise ces dernières séances.

 

Industrie / Minières / Automobile

►                 Boeing a annoncé avoir reçu une commande de la branche de leasing aéronautique de GE Capital, GE Capital Aviation Services (GECAS), pour 75 exemplaires de son avion 737 Max 8. La valeur de la commande atteint 8,25 milliards de dollars au prix catalogue. Cette nouvelle offre d'achat de GECAS porte à 170 le nombre d'exemplaires du 737 Max commandés par le loueur aéronautique à Boeing. Avec cette transaction enregistrée sur le mois de décembre, Boeing totalise 545 nouvelles commandes pour son long-courrier sur l'année 2016, soit 73% de ses livraisons. Boeing, qui voudrait parvenir à une parité entre les nouvelles commandes et les livraisons, doit communiquer l'ensemble de ses chiffres commerciaux pour l'année 2016 vendredi.

►                 Wendel a annoncé avoir trouvé un partenaire pour investir à ses côtés dans la société africaine de services aux entreprises Tsebo Solutions Group.

►                 BMW prévoit de mettre une flotte de test de 40 véhicules autonomes sur les routes d'ici le deuxième semestre 2017, dans le cadre de l'alliance qu'il avait annoncée cet été avec les groupes américain Intel et israélien Mobileye.

►                 Tesla a commencé à produire des batteries dans son usine géante (Gigafactory) du Nevada, a-t-il annoncé, une étape importante pour son développement dans l'énergie électrique en général.

►                 Volkswagen et son ex-président du directoire, Martin Winterkorn, devront se défendre devant un tribunal californien dans le cadre du scandale des émissions polluantes, après le lancement d'actions en justice par des investisseurs américains. Le juge de district Charles Breyer a rejeté les requêtes de Volkswagen, qui faisait valoir que les investisseurs devaient se pourvoir devant les tribunaux allemands.

►                 SGS a accordé à Sensima Inspection Switzerland un prêt de 3 mio CHF dans le cadre d'une nouvelle collaboration. Le nouveau partenaire glandois fournit des services et équipements de test non destructeurs, basés sur l'évaluation des réponses électromagnétiques, précise le groupe dans son communiqué

►                 Imerys annonce l’achat du danois Damolin, spécialiste de l’absorption

 

Financières

►                 Le plan de restructuration de la banque publique portugaise Caixa geral de depositos (CGD) prévoit la suppression de 2.200 postes de travail à l'horizon 2020, sans toutefois recourir à des licenciements, a indiqué son ancien président Antonio Domingues. Cette réduction des effectifs de la première banque portugaise, qui comptait fin 2015 quelque 16.000 salariés, dont près de la moitié à l'étranger, se fera par le biais de départs à la retraite anticipés ou naturels, a-t-il déclaré lors d'une audition au Parlement.

►                 Le directeur du département de prévention de la criminalité financière de Deutsche Bank va quitter ses fonctions, à la suite d'un différend concernant son souhait de recruter des centaines de nouveaux employés dans son service, ont indiqué des personnes proches du dossier.

►                 Deutsche Bank a accepté de payer 95 millions de dollars pour mettre un terme à une procédure pour fraude fiscale engagée par le gouvernement américain, montre le texte de l'accord déposé auprès d'un tribunal fédéral de Manhattan. L'accord met fin à une procédure engagée en 2014 et portant sur des faits remontant à 2000 relatifs au recours par la banque allemande à des sociétés écrans pour soustraire à l'impôt des sommes liées à l'acquisition d'une participation dans le laboratoire pharmaceutique Bristol-Myers Squibb.

►                 Le groupe Bâloise a reçu le feu vert du régulateur allemand Bafin pour la vente à Frankfurter Leben du portefeuille d'assurance-vie détenu outre-Rhin. La transaction, annoncée en septembre 2015, était devisée à 1,9 mrd CHF. Elle concerne l'ensemble des affaires menées par la filiale Bâloise Life en Allemagne, précise l'assureur. La finalisation est attendue encore pour le mois de janvier.

 

Informations et Technologies

►                 Amazon serait en discussions avec American Apparel en vue d'un éventuel rachat du distributeur de vêtements, qui s'est placé en novembre sous la protection des faillites, a rapporté Reuters.  American Apparel avait déjà reçu une offre d'achat de 66 millions de dollars pour sa marque de la part de Gildan Activewear.

►                 Vivendi annonce la nomination d’Amos Genish (ex-Telefonica Brasil) en tant que Chief Convergence Officer de Vivendi. A ce titre, il supervisera la stratégie de convergence du Groupe entre les contenus, les plateformes et la distribution.

►                 Apple a confirmé qu'il allait investir 1 milliard de dollars dans Softbank Vision, un fonds du géant japonais de l'Internet et des télécommunications SoftBank destiné à des investissements technologiques.

 

Consommation

►                 Macy's a dévoilé un plan de restructuration qui prévoit la suppression de plus de 10.000 emplois, le groupe américain de grands magasins en difficulté s'apprêtant à fermer quelque 63 points de vente au printemps et cherchant à réduire encore ses coûts. Le distributeur a précisé que 3.900 postes disparaitraient dans le cadre de ces fermetures de magasins, qui s'inscrivent dans un plan annoncé l'été dernier et visant à fermer au total une centaine des 730 magasins Macy's. Le groupe supprimera 6.200 emplois supplémentaires dans un effort de rationalisation de ses activités et de réduction de ses dépenses, afin de pouvoir investir davantage dans sa transformation numérique. Les ventes de Macy's ont fléchi de 2,1% en novembre et en décembre, par rapport à la même période de l'an dernier, à nombre de magasins comparable. Le président du distributeur, Terry Lundgren, a estimé que cette baisse pouvait être extrapolée à l'ensemble de l'année 2017. L'action Macy's chutait de 8,5% dans les échanges après la clôture de la Bourse de New York

►                 Le groupe Rémy Cointreau a le plaisir d’annoncer l’acquisition de 100% du capital du Domaine des Hautes Glaces, une ferme-distillerie de montagne située au coeur des Alpes françaises, qui élabore des whiskys single malt d’exception.

 

Pharmaceutique

►                 Abbott Laboratories a annoncé avoir finalisé l'acquisition de St. Jude Medical pour 25 milliards de dollars. Cette opération "renforce notre leadership mondial dans les équipements médicaux, tout en offrant des produits innovants qui élargiront les domaines dans lesquels nous prodiguons des soins", s'est félicité dans un communiqué Miles D. White, président d'Abbott. A l'issue de cette transaction, St. Jude Medical est devenu une filiale à part entière d'Abbott et a cessé hier d'être coté sur le New York Stock Exchange.


 

 
 



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