La Morning note de Mirabaud Securities

jeudi, 09.02.2017

Les indices américains ont fini de manière dispersée hier soir avec d’un côté un nouveau record historique pour le Nasdaq et d’un ordre une baisse du Dow Jones à mettre sur le compte de la baisse du secteur bancaire. La Morning note de Mirabaud Securities

Les valeurs financières, qui avaient le plus profité de la victoire de Donald Trump ont effectivement pesé sur la tendance. Leur indice a perdu 0,76%, soit la plus forte perte sectorielle du jour. JPMorgan Chase, Visa et Goldman Sachs Group ont accusé les trois plus fortes pertes du Dow Jones, variant de 0,8% à 0,9%.

Les valeurs de la santé ont aussi pesé sur les cours dans le sillage du laboratoire Gilead, qui a perdu plus de 8,5% pour avoir prédit des ventes décevantes, cette année, de son traitement de l'hépatite C.

Au niveau des publication des résultats d’entreprises, l’agence Thomson Reuters note que les deux tiers environ des sociétés de l'indice S&P-500 ont publié leurs comptes trimestriels et que l’on peut estimer la hausse des bénéfices à 8,3% au quatrième trimestre, ce qui serait la meilleure performance depuis le troisième trimestre 2014.
Le dollar s'est replié, après deux journées de hausse, affecté par la baisse des rendements obligataires, les investisseurs rejetant une nouvelle hausse des taux de la part de la Réserve fédérale en mars au vu des incertitudes entourant la nouvelle politique économique de l’administration Trump.

Les rendements américains à 10 et 30 ans ont touché leurs niveaux les plus bas depuis la mi-janvier 2017.

Au niveau de la volatilité, elle a continué à s’effondrer. Cela fait maintenant depuis 37 séances que la S&P 500 n’a pas varié de plus (ou moins) d’1%.

Finalement, signalons que selon le dernier sondage publié concernant le sentiment des investisseurs sur les marchés des actions, nous sommes revenus à des niveaux excessivement positifs de 2014….

Et si la BNS avait changé son fusil d’épaule ?

Le franc suisse a touché hier un plus haut niveau face à l’Euro depuis août 2015.

Lundi on apprenait que les réserves de change de la Banque Nationale Suisse (BNS) au mois de décembre avait légèrement baissé à 645,33 milliards de francs suisses contre 647,76 à la fin du mois précédent laissant entendre que l’institution suisse réduisait ses interventions et pouvait laisser entendre qu'elle accepterait le principe d'une appréciation du franc suisse.

Les analystes commencent même à conclure que la BNS qui défendait un plancher implicite de l'euro à 1,07 franc depuis août 2015, semblerait y avoir renoncé depuis le début du mois face aux interventions croissantes sur le marché des changes imposées par la défense de ce seuil.

Mais s’ils avaient en fait tort et que la BNS avait changé son fusil d’épaule ?

Etat des lieux
La devise helvétique n'a cessé de s'apprécier contre la monnaie unique européenne depuis le mois d'octobre 2016 et le regain des tensions sur les dettes souveraines au sein de la zone euro.

Le franc suisse est passé d'un peu moins de 1,10 euro au début du mois d'octobre à un peu plus de 1,06 euro actuellement, une évolution parallèle au creusement des primes de risque sur les dettes souveraines de la zone euro.

De moins en moins d’Euro ?
La question peut choquer, mais si la BNS ne se préoccupait simplement plus de l’évolution de l’euro mais plutôt d’autres devises, dollar en tête ?

Pour mémoire, les placements de devises de la Banque nationale sont constitués en majeure partie d'obligations émises par des Etats, des collectivités territoriales étrangères (provinces, villes), des organisations supranationales et des entreprises ainsi que d'avoirs placés dans d'autres banques centrales. A la fin du premier trimestre 2016, la part des actions s'élevait à 20%. Plus de 40% des placements de devises de la BNS sont en euros, et environ 30% sont en dollars des Etats-Unis. La BNS effectue également des placements substantiels en livres sterling, en yens et en dollars canadiens. De plus, elle détient un faible volume de placements en dollars australiens, en dollars de Singapour, en couronnes suédoises, en couronnes danoises, en wons sud-coréens et en renminbis. S'y ajoutent d'autres monnaies dans les portefeuilles d'actions

Pourquoi investir en Euro ?
La BNS détient près de 40% de ses placements de devises en euros ca la zone euro est de loin la zone monétaire la plus importante pour le commerce extérieur de la Suisse. L'euro joue par conséquent un rôle de premier plan dans la répartition des placements de devises de la Banque nationale.

La BNS se détourne-t-elle de l’Euro ?
Auparavant, la réponse aurait clairement été Non, car la BNS avait toujours dit clairement que ses interventions sur le marché des changes étaient orientées principalement par l'évolution du taux de change du franc par rapport à l'euro.
Aujourd’hui, il semble qu'elle tiendra compte aussi, notamment, de l'évolution du cours entre le franc et le dollar. Concrètement, cela signifie que la BNS n'interviendra pas aussi lourdement que par le passé, si le franc s'apprécie par rapport à l'euro - car il pourrait en même temps se déprécier par rapport au dollar.
Cela pourrait donc rapidement poser un problème aux entreprises suisses qui exportent leurs produits vers la zone euro.
Rappelons que le franc suisse n’a quasiment pas évolué face au dollar depuis la mi-octobre 2016 alors qu’il s’est raffermi de plus de 2% face à l’euro….

Ne jamais dire jamais

Les récents votes et referendums nous ont appris qu’il ne fallait surtout par donner un vainqueur (ou un vaincu) avant le dépouillement du dernier bulletin.

Si, il y a encore peu, les analystes politiques pensaient une indépendance de l’Ecosse impossible malgré le Brexit, ils pourraient bien se raviver prochainement. En effet, selon un tout dernier sondage, le soutien à la cause indépendantiste aurait progressé en Ecosse et ferait presque jeu égal avec les partisans d'un maintien dans le Royaume-Uni.
En détail, une légère majorité des personnes interrogées dans le sondage de l'institut BMG (51%) continue de se dire opposée à l'indépendance, mais leur proportion a reculé de trois points et demi depuis que la Première ministre britannique, Theresa May, a dit en janvier qu'elle optait pour un hard Brexit.

Le nombre de partisans de l'indépendance quant à lui a augmenté de 3,5 points en parallèle et se situe désormais à 49%,

Rappelons qu’en 2014, les Ecossais s'étaient prononcés à 55% pour le maintien dans le Royaume-Uni et à 45% pour l'indépendance.

Le premier ministre écossais, Nicola Sturgeon, pourrait d’ailleurs réclamer en mars la tenue d'un nouveau référendum sur l'indépendance selon les dernières rumeurs insistantes.

Hier, le ministre écossais du Brexit a d’ailleurs estimé que le gouvernement britannique ne pouvait pas entamer la procédure de sortie de l'Union européenne sans au préalable s'être entendu avec l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord.

De quoi rajouter une couche de stress politique que nous connaissons déjà en Europe….

Le Brésil, bon et moins bon

Dans un contexte de profonde crise économique, Llinflation au Brésil a ralenti en janvier, à 5,35% sur un an contre 6,29% fin 2016,

En détail, sur un mois, les prix à la consommation n'ont augmenté que de 0,38% (contre 1,27% en janvier 2016), moins que ce que prévoyait le marché, le consensus qui tablait sur une hausse de 0,44% et de 5,44% sur un an.

Sur le mois de janvier, les secteurs dont les tarifs se sont le plus appréciés sont les transports (+0,77%), la santé (+0,55%), l'alimentation et les boissons (+0,35%). Cette nouvelle baisse devrait inciter la Banque centrale brésilienne à réduire encore son taux directeur.

Mais faut-il pour autant s’en réjouir ?

D’un côté oui car les craintes d’hyperinflation s’éloignent de plus en plus. Ensuite nous ne sommes plus très loin des objectifs de la banque centrale brésilienne (objectif d'inflation de 4,50%, avec une marge de deux points de pourcentage).

Le président de la Banque centrale, Ilan Goldfain, vient d’estimer que l'objectif pourrait être réduit à 3%, dans la lignée des pratiques d'autres pays émergents, et pour s'ajuster aux mesures de rigueur lancées par le président conservateur Michel Temer.

D’un autre côté cette baisse de l’inflation met aussi en exergue le ralentissement de l'économie brésilienne plongée depuis deux ans dans une récession sans précédent (la récession du siècle selon le gouvernement). Pour mémoire le PIB s'est contracté de 3,8% en 2015 et pourrait avoir chuté de 3,5% en 2016.

La Banque centrale, dont le taux directeur a atteint 13% en janvier devrait donc très logiquement baisser ce dernier pour qu’il atteigne 9.5% selon le consensus en place.

Et si Donald Trump facilitait l’arrivée d’un populiste au Mexique ?

Nous posons ces derniers temps plusieurs questions qui prêtent à sourire, mais qui en définitive s’avèrent proche de la réalité. Si depuis l’arrivée de Donald Trump en politique on n’a jamais autant parlé du Mexique et des conséquences de la mise en place d’une barrière physique et douanière, aujourd’hui, nous nous posons la question à savoir quelle pourrait être les conséquences de l’arrivée au pouvoir en 2018 d’un président mexicain populiste ?

Les élections présidentielles au Mexique auront lieu en juillet 2018.

Le président mexicain est actuellement au plus bas selon les derniers sondages avec seulement 12% d'opinions positives après 4 ans et demi de pouvoir.

Il est confronté à une vive opposition contre la réforme éducative qu'il ne parvient pas à imposer alors qu'elle constitue l'un des piliers de son mandat.

Mais c’est aussi sa relation ambiguë avec le président Donald Trump qui déplaît au peuple.

Plus de 80% des exportations mexicaines sont destinées aux Etats-Unis et ce dernier est le premier pays à investir au Mexique. Chaque minute, plus d’un million de dollars sont échangés entre les deux pays, et près de 5 millions d'emplois américains dépendent du commerce avec le Mexique.

Si les discours du président américain poussent le Mexique à restructurer ses relations commerciales, ils insufflent aussi un vent de nationalisme au sein du pays.

La rhétorique populiste anti-mexicaine du président américain, combinée à la grande impopularité du gouvernement d’Enrique Peña Nieto et de son parti, pourrait profiter, lors des présidentielles de 2018, à Andrés Manuel López Obrador, candidat du parti de gauche Morena, battu aux présidentielles de 2006 et de 2012.

Le président américain Donald Trump semble créer un terrain fertile pour cela. La carte de la gauche nationaliste, anti-américaine, devrait suffire à désigner un nouveau président en 2018

Homme de gauche, originaire de l’Etat de Tabasco, au sud du Mexique, Andrès Manuel López Obrador, que l’on appelle souvent par ses initiales AMLO, a le militantisme dans la peau.

Il entre très tôt en politique, en 1976, après des études en sciences politiques et d’administration pour rejoindre le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), créé à la fin de la révolution mexicaine. Aujourd’hui il est l’un des plus fervents adversaires de ce parti qui a occupé le pouvoir sans partage de 1929 à 2000 et qu’il qualifie de « véritable mafia ».
En 1988, après avoir été président du PRI dans son Etat natal, il soutient la candidature de Cuauhtémoc Cardenas lors de la scission du parti. Il forme avec lui le Parti de la révolution démocratique (PRD), dont il sera président de 1996 à 1999.

Le programme du parti repose sur la lutte contre la corruption, sur l’établissement d’une souveraineté populaire, sur la préservation des intérêts nationaux et contre les ingérences étrangères, pour les respects de la diversité des peuples, contre les inégalités ou encore pour la démocratisation des médias.

Dans un pays où vivent 53 millions de pauvres, dont 68% en zone urbaine le discours de celui qu’on appelle souvent « le messie » fait mouche. Car derrière ce parti, il y a surtout un homme qui ne s’avoue pas vaincu, Andrés Manuel López Obrador.

Depuis le 20 novembre 2015, il est officiellement président du parti MORENA, et s’engage donc dans une troisième campagne présidentielle, espérant ainsi être porté à la tête du pays en 2018. Cela pourrait être la dernière campagne d’Andrés Manuel López Obrador, celui-ci ne pouvant prétendre qu’à un seul mandat.

Si un nouveau populiste a de fortes chances de prendre la tête du pouvoir au Mexique en 2018, il sera cependant extrêmement difficile pour le pays de voler de ses propres ailes. Rappelons ce que disait volontiers l’ancien président du Mexique, Porfirio Diaz (1830-1915) « Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si proche des États-Unis. ».

Aujourd’hui

Aujourd’hui c’est la balance des comptes courants en Allemagne qui pourrait animer les indices tout comme des chiffres sur l’emploi américain.

Les indices européens devraient ouvrir sans tendance malgré le nouveau record du Nasdaq. Les fortes interrogations sur le manque de volatilité dans les marchés pourraient prendre le dessus aujourd’hui. Comme nous le rappelions en préambule, cela fait maintenant depuis 37 séances que la S&P 500 n’a pas varié de plus (ou moins) d’1%....

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent en ordre dispersé ce matin avec d’un côté le Nikkei qui baisse malgré une … baisse du Yen et d’un autre le reste des indices qui progressent modestement dans le sillage de la clôture américaine.

L’information du jour cependant concerne, … Donald Trump. Ce dernier vient en effet d’écrire une lettre à son homologue chinois Xi Jinping, dans laquelle il dit vouloir développer avec lui une relation constructive qui profite aussi bien aux Etats-Unis qu'à la Chine. Cela tranche bien évidemment avec les multiples attaques contre Pékin de la part de président américain depuis le début de sa campagne présidentielle.

Dans sa lettre, Donald Trump remercie Xi Jinping pour sa lettre de félicitations le jour de son inauguration et souhaite au peuple chinois une Année du Coq prospère.

Actualité

La Première ministre britannique Theresa May a obtenu à une large majorité le feu vert de la Chambre des communes, la chambre basse du Parlement, pour enclencher la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Le texte donnant au gouvernement le droit d'engager le processus officiel de Brexit a été voté malgré les tentatives des députés pro-UE de fixer des conditions supplémentaires au plan de Theresa May qui prévoit d'engager le divorce avant le 31 mars. Au total, les députés ont voté la loi à 494 voix pour et à 122 contre, mettant fin à plusieurs jours de débats intenses.

Le gouvernement italien s'inquiète de la vulnérabilité des entreprises transalpines face aux convoitises de groupes étrangers, en particulier pour celles qu'il considère comme stratégiques, et s'emploie à les doter de moyens de défense. Rome prépare de nouvelles règles de transparence qui contraindront les investisseurs prenant des participations minoritaires significatives dans le capital d'entreprises italiennes à déclarer leurs intentions, une initiative qui vise à protéger ces dernières contre des prises de contrôle hostiles.

La banque centrale grecque conteste le point de vue du Fonds monétaire international (FMI) qui estime que les banques du pays ont besoin d'un matelas de fonds propres de 10 milliards d'euros pour couvrir tout nouveaux besoins de sauvetage dans le secteur. Dans sa revue annuelle de la politique économique de la Grèce, le FMI dit que cette réserve de fonds propres supplémentaires est nécessaire parce que la qualité des actifs des banques présente encore des risques et en raison de leurs faibles perspectives de rentabilité.

Energie / Utilities    
►    La Commission européenne a infligé des amendes d'un montant total de 68 millions d'euros à Eco-Bat Technologies et à deux de ses concurrents, le belge Campine et le français Recylex, pour entente sur les prix d'achat des déchets de batteries automobiles. Eco-Bat devra payer 32,71 millions d'euros, Recylex 26,74 millions d'euros et Campine 8,16 millions.
►    Le parquet italien a demandé le renvoi en procès de Royal Dutch Shell et du directeur général d'Eni en raison de soupçons de corruption liés à une importante opération au Nigeria, a indiqué une personne proche du dossier. Les magistrats ont demandé que Claudio Descalzi, le directeur général d'Eni, ainsi que 10 autres personnes soit jugées pour des faits de corruption présumés concernant un contrat conclu par Eni et Shell en 2011 pour prendre le contrôle d'un bloc pétrolier offshore au Nigeria.

Prix du baril
Le prix du baril de pétrole est en légère hausse ce matin en Asie poursuivant ainsi son rebond d’hier soir après une … hausse surprise des stocks de brut américains.
Industrie / Minières / Automobile
►    Les employés de la mine d'Escondida au Chili, la plus grosse productrice de cuivre au monde, propriété du groupe BHP Billiton, commenceront aujourd’hui une grève qui pourrait "durer longtemps" selon les syndicats, afin de demander des hausses de salaire. La mine, située dans le nord du pays et comptant plus de 2.500 salariés, produit quelque 927.000 tonnes de métal rouge par an, couvrant ainsi 5% de l'offre mondiale.
►    Le comité d'entreprise de Volkswagen a accusé les dirigeants du constructeur automobile allemand de ne pas respecter leurs engagements dans le cadre d'un accord de baisse des coûts, ce qui pourrait annoncer des tensions au sein du groupe qui peine à surmonter l'impact du scandale des émissions. Dans une lettre au directeur de la marque VW, Herbert Diess, à laquelle Reuters à eu accès, les dirigeants syndicaux disent que lui, et le directeur des ressources humaines, Karlheinz Blessing, n'ont pas respecté les termes du "pacte pour l'avenir" signé en novembre, en écartant toute embauche au premier semestre 2017 et en réduisant les effectifs d'emplois temporaires plus rapidement et plus drastiquement que convenu.
►    L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) s'attend à ce que les ventes de voitures dans l'Union européenne augmentent d'environ 1% cette année, accusant un net ralentissement par rapport à une croissance de 6,8% en 2016. "Les incertitudes devraient assombrir l'année 2017", indique l'ACEA, bien que la confiance des consommateurs reste forte pour le moment. "La situation dépendra en grande partie de l'évolution de la conjoncture macroéconomique et des événements politiques, mais nous nous attendons à ce que notre marché reste stable", a expliqué son président, Dieter Zetsche, également président du directoire de Daimler. Les constructeurs européens, notamment en Allemagne, s'inquiètent des implications que pourraient avoir les penchants protectionnistes de la nouvelle administration américaine sur les échanges commerciaux et l'Alena, et redoutent également les conséquences potentielles du Brexit. "Nous appelons l'UE à poursuivre ses efforts pour assurer un accès équitable aux marchés mondiaux", a ajouté le dirigeant
►    Volvo Cars a annoncé une forte hausse de son bénéfice net en 2016, année où il a battu un nouveau record de ventes et continué à renforcer ses finances. Le bénéfice net part du groupe a grimpé de 90% à 5,94 milliards de couronnes (633 millions d'euros), et le chiffre d'affaires de 10% à 180,6 milliards de couronnes. La marque a vendu plus de 534.000 véhicules lors de l'année, soit 6% de plus que le record de 2015. Et selon son directeur général, Håkan Samuelsson, cité dans un communiqué, "2017 sera encore une année record en matière de ventes".
►    PSA a annoncé proposer une hausse moyenne de 1,6% des salaires pour cette année, supérieure d'un point à l'inflation.
►    Faurecia a annoncé un chiffre d'affaires en baisse de 0,3% a 18,71 milliards d'euros en 2016, hors extérieurs automobiles cédés à Plastic Omnium, soit une hausse de 2,6% a périmètre et changes constants. La société a aussi annoncé un bénéfice opérationnel en hausse de 16,9% à 970 millions d'euros en 2016, soit une hausse de 80 points de base de sa marge à 5,2%. Le bénéfice net, part du groupe, est en hausse de 71,5% a 638 millions d'euros en 2016. Faurecia confirme ses objectifs à l'horizon 2018 au vu de prises de commandes en hausse de 6 milliards d'euros à 53 milliards d'euros et qu'il organiserait en juin à Londres une journée investisseurs. L’équipementier vise pour 2017 une croissance de ses ventes à valeur ajoutée de 6% a changes constants (+4,3% en 2016), une marge opérationnelle de 6,4-6,8% sur la base de ses ventes à valeur ajoutée et un BNPA autour de 4 euros. Enfin, Faurecia propose un dividende de 90 centimes d'euros (+38%)
►    Le conseil d'administration de Geberit a proposé de nommer Eunice Zehnder-Lai au poste d'administratrice à l'assemblée générale du 5 avril, a annoncé le groupe. Cette dernière doit succéder à Regi Aalstad, qui démissionnera à cette occasion.
►    Thyssenkrupp a fait état d'un bond de 40% de son bénéfice d'exploitation ajusté au premier trimestre de son exercice décalé, conformément aux attentes des analystes, mais a prévenu que la relance de ses activités dans l'acier européen n'interviendrait que plus tard dans l'année. Le bénéfice ajusté avant intérêts et impôts s'affiche à 329 millions d'euros au trimestre clos fin décembre, porté par les ascenseurs et une nette amélioration de ses activités américaines dans l'acier. L'Ebit de l'acier européen (Steel Europe) a en revanche reculé de près de moitié à 28 millions d'euros, sous le consensus de 53 millions d'euros. "En raison de la nette montée des coûts des matériaux bruts combinée à la forte proportion de contrats à long terme, la tendance positive ne se fera pas sentir sur les résultats de Steel Europe avant plus tard dans l'année", écrit le conglomérat dans un communiqué. Les cours de l'acier ont augmenté ces derniers mois, en raison d'un recul des exportations chinoises, de mesures anti-dumping et d'une hausse de la demande.

Financières
►    CaixaBank a pris le contrôle de BPI, dont elle était déjà le principal actionnaire, atteignant un objectif fixé deux ans auparavant mais auquel s'était longtemps opposé la femme d'affaires angolaise Isabel dos Santos.
►    Le département américain de la Justice enquête sur d'éventuels irrégularités de la part d'individus ayant travaillé pour la branche de prêts hypothécaires de Deutsche Bank avant la crise financière, selon deux sources proches du dossier. L'enquête auprès des anciennes équipes de Deutsche Bank est une tentative de rendre les individus responsables de leurs actes dans la crise immobilière, précise l'une des sources.
►    Goldman Sachs Investment Partners (GSIP), un fonds spéculatifs lancé en fanfare en novembre 2008, met un terme à ses opérations à Londres pour les transférer aux Etats-Unis, ont déclaré quatre sources à Reuters. L'équipe de Londres a été priée soit de rejoindre le siège new-yorkais de Goldman Sachs Group soit de chercher un nouveau poste en interne, ont ajouté les sources. Un porte-parole de Goldman Sachs a confirmé l'information mais pas ses modalités, se contentant de dire qu'elle n'était pas liée au Brexit.
►    Zurich Insurance est parvenu l'année dernière à faire fortement progresser sa rentabilité, malgré une quasi-stagnation du volume d'affaires, a-t-il annoncé. Le dividende a été, comme précédemment annoncé, maintenu au niveau de l'année précédente. La direction s'est déclarée optimiste de pouvoir atteindre les objectifs financiers. Le volume d'affaires total du groupe s'est marginalement replié de 0,1% à 67,9 mrd USD en 2016, tandis que le résultat d'exploitation (BOP) a bondi de 55% à 4,53 mrd. Le bénéfice net s'est quant à lui envolé de 74% à 3,21 mrd sur la période, a précisé Zurich Insurance dans un communiqué. L'assureur a expliqué avoir profité d'une amélioration de la rentabilité dans l'activité General Insurance et d'une "croissance continue" dans ses unités Global Life et Farmers. Le patron Mario Greco s'est ainsi félicité d'avoir réalisé des économies de 300 mio USD. Le groupe a également réussi à améliorer son ratio combiné, qui est passé à 98,4%, contre 103,6% en 2015. Ces chiffres sont plus ou moins conformes aux prévisions du consensus. Alors que le résultat d'exploitation a dépassé les 4,48 mrd USD anticipés en moyenne, le bénéfice net a manqué de peu les 3,27 mrd attendus. Le ratio combiné était quant à lui attendu à 98,2%.
►    Bâloise a annoncé les nominations de Matthias Henny au poste de directeur de l'unité gestion d'actifs (CIO) et Carsten Stolz comme directeur financier (CFO). Les deux responsables entreront en fonction le 1er mars.
►    Les bénéfices de la Société Générale sont meilleurs que prévu une fois retraités des exceptionnels. L'établissement va proposer un dividende de 2,20 euros, comme prévu. Il donne rendez-vous en fin d'année pour un nouveau plan stratégique. L'exercice se solde par un chiffre d'affaires de 25,3 milliards d'euros, en retrait de -1,3% en données publiées et de -0,5% sur une base comparable. Si l'on supprime les éléments exceptionnels, il aurait progressé de 3,7%. De la même façon, le résultat brut d'exploitation baisse de -3% en données publiées et de -2% en données comparables à 8,48 MdsE. Mais il aurait progressé de 10,6% toutes choses égales par ailleurs. Le coût du risque est lui en net repli, quel que soit le niveau de lecture. Il baisse de plus de 30% à 2,09 MdsE. La banque rouge et noire termine son exercice sur un bénéfice net part du groupe ajusté (des moins-values de cession notamment) de 4,11 MdsE, en progression de 15,3% en données publiées et de 18,2% sur une base comparable. Le ROE passe de 7 à 7,8% en un an. Le ratio CET1 non phasé monte dans le même temps de 10,9 à 11,5%. Un dividende de 2,20 euros, en hausse de 10%, sera proposé aux actionnaires. En données comparable, les bénéfices sont supérieurs aux attentes du consensus.
►    Société générale va introduire en Bourse ALD, sa filiale de leasing et de gestion de flottes de véhicules, a annoncé la banque, à l'occasion de la publication de résultats annuels soutenus par une forte diminution du coût du risque à travers l'ensemble de ses métiers.
►    Le produit net bancaire et le bénéfice de Commerzbank ont stagné au quatrième trimestre, pénalisés par des taux d'intérêt bas et par la faiblesse de la demande de crédit de la part des entreprises allemandes, a annoncé jeudi la deuxième banque d'Allemagne. Le bénéfice net de 183 millions d'euros est néanmoins supérieur aux prévisions des analystes, qui l'attendaient à 154 millions d'euros. Commerzbank n'a pas publié de prévision de résultats pour 2017. Elle dit cependant viser une stabilité de sa base de coûts et de ses provisions pour pertes de créances dans ses activités de banque de détail et de financement des entreprises.

Informations et Technologies
►    Atos a annoncé dans un communiqué avoir signé un contrat initial de dix ans avec le University College London Hospitals NHS Foundation Trust (UCLH) et que ce contrat de transformation digitale pourra bénéficier de deux extensions de 12 mois chacune
►    Infineon Technologies et le spécialiste américain des éclairages LED Cree ont fait savoir que le projet de cession par ce dernier de sa filiale Wolfspeed Power and RF au fondeur allemand risquait de tourner court, le gouvernement américain s'inquiétant des conséquences pour la sécurité nationale. Le comité de l'investissement étranger aux Etats-Unis (CFIUS) a informé Infineon et Cree que l'opération présentait un risque pour la sécurité intérieure, a précisé Infineon, ajoutant que le CFIUS n'avait pas pour l'instant proposé de mesures permettant à celle-ci d'aboutir.
►    L'action de Toshiba a chuté de près de 7% à la Bourse de Tokyo, en raison de craintes de radiation ou déclassement de cette valeur à la Bourse de Tokyo.

Consommation
►    Pernod Ricard a publié des résultats semestriels en progression, portés par la solide dynamique de son whisky Jameson aux Etats-Unis et par le redémarrage des ventes de son cognac Martell en Chine. Malgré les effets de la "démonétisation" indienne, le groupe a maintenu la cadence de ses ventes avec une croissance organique de 4% au cours du semestre clos le 31 décembre, identique à celle du premier trimestre, pour un chiffre d'affaires de 5,06 milliards d'euros (5,02 milliards anticipés par le consensus). Le résultat opérationnel courant, à 1,50 milliard d'euros, s'inscrit en ligne avec les attentes (1,48 milliard) et progresse lui aussi de 4% à taux de change constants. Le groupe confirme sa prévision d'une croissance de son résultat opérationnel courant comprise entre 2% et 4% hors effets de changes en 2016-2017, après une hausse limitée à 2% au cours de l'exercice précédent.

Pharmaceutique
►    Une cour d'appel américaine a prononcé la suspension d'un jugement qui aurait empêché Sanofi et son partenaire américain Regeneron Pharmaceuticals de vendre leur traitement du cholestérol Praluent pendant la procédure d'appel de ce même jugement.


 

 
 

 
 

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