Imagination rédemptrice

samedi, 13.06.2020

Les humains seraient de trois types, les pessimistes, les optimistes, les réalistes.

Pécub

Les humains seraient de trois types, les pessimistes, les optimistes, les réalistes. Dans chacune de ces trois catégories il y a des postures bien profilées, les flemmards et les travailleurs. Dans les postures affirmées se distinguent les imaginatifs créateurs et les imaginatifs destructeurs. Ainsi le pessimiste flemmard imaginatif destructeur trouvera toujours une astuce pour ne rien faire et tirer parti du travail des autres. De même, l’optimiste travailleur imaginatif créateur ne trouvera son bonheur que dans l’excellence du résultat. La facilité ne sera jamais son chemin d’épanouissement. En recherche et développement, l’imagination fait plus que la science, la nature vivante fait plus que la nature morte. L’énergie du soleil fait plus que l’énergie fossile. Enfoncer une porte ouverte ? Certainement ! Qui va travailler le sujet ? Qui va le zapper ? Tout est résumé par le discours de Sénèque, faire ou ne pas faire, à la fin cela revient au même.

Le pessimiste créatif flemmard aura un public de flemmards, trop contents d’avoir un leadership justifiant de ne rien faire, ne rien entreprendre. Tout va très bien Madame la Marquise. Qui suivra l’optimiste créatif travailleur ? Tout le monde et personne. On attendra de voir le résultat pour monter opportunistes dans l’aventure. Triste réalité du réaliste, l’humain sera peut-être un jour immortel, jamais divin. Comment expliquer la génération spontanée de Newton, Galilée, Semmelweis, Archimède, Pythagore, Montaigne, Poincaré ? L’imagination divine. Une seule imagination de poète dans un seul esprit de rêveur fait plus que des milliards de sciences exactes dans des milliards d’esprits académiques. Mieux vaut être bouffon à sa manière que sage au gré des autres. Nietzsche.

Sauf que suivre est bien plus confortable que d’être celui qui prend tous les risques devant. Face au désastre annoncé un peu d’optimisme n’est pas à refuser. De nouveaux produits, un nouvel état de corps et d’esprit, un nouvel idéal de consommation. Sans faire table rase des apprentissages du passé, réinventer, réorienter, réanimer, ressusciter les envies de liberté. Il faut l’admettre sans réfléchir, le monde nouveau sera celui des optimistes créatifs travailleurs. Enfin. Et comme le disait si bien Jacques Brel, merde aux pessimistes flemmards destructeurs.

Il appartient aux réalistes de faire pencher l’humanité vers la destruction ou vers la rédemption.






 
 

AGEFI



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